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vendredi 31 décembre 2010

L'ecriture comme resistance quotidienne : etre ecrivaine en Algerie et au Maroc aujourd'hui


Christine Detrez

Résumé

La situation des femmes qui écrivent aujourd'hui en Algérie et au Maroc met en lumière les enjeux liés au genre. Par l'écriture, elles transgressent les règles implicites et explicites, qui les assignent à la discrétion, et dérogent à la répartition traditionnelle des rôles. Elles encourent de ce fait les réactions parfois violentes de leur entourage, entre indifférence, remarques acerbes et obstacles concrets. Néanmoins, malgré les difficultés matérielles et psychologiques, elles persistent, et signent. L'écriture est présentée alors comme résistance face aux dominations qu'elles subissent, et leur permet, même à la marge, de renégocier leur place, et d'élargir l'espace qui leur est alloué, de repousser les murs de « leur chambre à elles ».

jeudi 30 décembre 2010

Mourad Djebel

Mourad Djebel fait partie de ces nouvelles plumes algériennes qui restent profondément marquées par le chaos et la descente en enfer de l’Algérie dans les années 1990. Comme beaucoup d’autres il a commencé à écrire en exil, avec de la douleur, de la rage et de la révolte, il a élaboré une écriture neuves, bouleversées mais virtuoses.

« Ma génération est habitée par une révolte incommensurable, affirme Mourad Djebel, né en 1967, Nous sommes nés après l’indépendance et nous avons connu une sorte de dictature. Notre passage de l’adolescence à l’âge adulte a été ponctué par des explosions – celle des étudiants en 1986, celle de 1988, puis celle qu’on nomme « les événement ». Nous vivions alors la peur au ventre. » Mourad Djebel était architecte à Annaba. « Vient un moment où je me suis senti face à un mur, où il ne restait que l’asile ou le cimetière. Une parcelle d’instinct de vie m’a poussée à partir, à écrire. »

Il voyage d’abord en Afrique de l’Ouest, attiré par les sources africaines du Maghreb et par les auteurs qu’il admire, tel le congolais Tchicaya U’Tamsi, avant de s’installer en France en 1994. Il sait qu’il écrira, pour se reconstruire, mais il attend : « J’avais besoin que la mémoire fasse son travail, pour aller au-delà du témoignage, de la restitution des faits. »

vendredi 24 décembre 2010

Hafsa Zinaï Koudil

Née le 13 septembre 1951 à Ain Beïda en Algérie.

Elle se fait connaître comme écrivain de langue française. Elle publie quatre romans en Algérie et un cinquième à Paris où elle vit toujours. Elle travaille d'abord comme assistante à la réalisation, avant de réaliser son premier film en 16mm pour la RTA.

Long métrage : Le Démon au féminin / Ash-shaytan imra' (1993).

mercredi 22 décembre 2010

Ali Mouzaoui


Né le 11 décembre 1952 en Kabylie dans le village d'Assi youcef.

Alors qu'il préparait son baccalauréat en candidat libre, il réussit au concours d'Assistant Réalisateur au Centre de Formation de la R.T.A.

Après son diplôme d'assistant réalisateur obtenu à l'Institut de formation de la télévision à Alger, il part en URSS où il poursuit des études à l'Institut supérieur du cinéma de Moscou.

De 1974 à 1980, en URSS, il suit une formation de Metteur en Scène de Cinéma, spécialité Film d'Art, et obtient parallèlement le diplôme de Master of Arts.

De retour au pays, il travaille à la télévision algérienne jusqu'à 1987 et où il réalise, entre autres documentaires "Cicatrices", "Architecture traditionnelle", "Barberousse, mes soeurs", et "Début de saison", un long métrage, fiction.

Riadh Sidaoui


Riadh Sidaoui (رياض الصيداوي), né le 14 mai 1967 à Kairouan, est un écrivain et journaliste, chercheur et politologue suisse d'origine tunisienne.

Il est un spécialiste du monde arabe, notamment de l'Algérie, des mouvements islamistes et du processus de démocratisation dans cette région. Il fait remarquer qu'un grand nombre de militants islamistes fanatiques sont diplômés dans les sciences exactes.

Il est l'un des partisans de la démocratisation du monde arabe et de l'émancipation de la femme musulmane et il opposé au wahhabisme et à ses dérives qu'il considère comme un ensemble de dogmes réactionnaires empêchant toute réflexion intellectuelle.

lundi 20 décembre 2010

Djilali Khellas


Djilali Khellas est né à Djelfa en 1952.

Il est romancier et chroniqueur (El Watan et El Khabar).

L’oeuvre de Djilali Khellas a été traduite en français, allemand, italien et en russe.

dimanche 19 décembre 2010

Entretien avec Tahar Djaout, juillet 1992

Entretien avec Tahar Djaout, juillet 1992. Un an avant son lâche assassinat.


Entretien réalisé par : Mohamed ZIANE-KHODJA.
Fin juillet 1992 paru dans : LE JEUNE INDÉPENDANT, hebdomadaire (maintenant quotidien) national d’information –Algérie, début août 1992.

printemps2001.unblog.fr


mardi 14 décembre 2010

Assia Djebar "Stort er fengselet"




mercredi 8 décembre 2010

Sofiane Hadjadj


Né à Alger en 1970.

Fondateur avec Selma Hellal des [éditions barzakh] en 2000 à Alger, consacrées à la littérature algérienne contemporaine.

Auteur de fictions, de chroniques de presse et radio.

lundi 6 décembre 2010

Aïcha Kassoul


Kassoul Aïcha est professeur, universitaire et diplomate algérienne. Elle est également une écrivaine, romancière et scénariste.

samedi 4 décembre 2010

Ecrivains made in Taïwan

Pourquoi n’arrivons-nous pas à "commercialiser" nos jeunes écrivains de langue arabe ? À les mettre en valeur ? Si nos jeunes écrivains en langue française, à l’image de Salim Bachi, Mutapha Benfodil, Kamel Daoud, Habib Ayyoub, Chawki Amari, Aziz Chouaki, Faïza Guen, Slimane Aït Sidhoum, Nacéra Belloula et d’autres sont plus au moins lus et connus par un certain nombre de lecteurs, leurs confrères en langue arabe, à l’instar de Bachir Mefti, Samir Kacimi, Kamel Krour, Saïd Khatibi, Sara Haïder, El Kheïr Chouar et d’autres, sont, ou sont presque, inconnus par le public littéraire en Algérie et dans le monde arabe.

L’Algérie littéraire est une société à deux vitesses ! Cette question m’a longtemps rongé et dérangé, culturellement et littérairement. La société littéraire algérienne contemporaine de langue française cultive une tradition dénommée : le respect de la relève ou le renouvellement historique et esthétique.

De l’autre côté, la société littéraire algérienne, de langue arabe, entretient un "phénomène" baptisé "le maraboutisme littéraire" ou "la divinisation du vieux".

La société de la littérature francophone, en regardant vers le futur et en créant son avenir, tue en permanence "le père" afin d’en rechercher un autre, plus légitime. Plus viril !

En contrepartie, nos littérateurs en langue arabe se prosternent devant "la statue" morte, la Statue de sel (1953), pour reprendre le titre très symbolique de ce beau roman de l’écrivain tunisien Albert Memmi. L’imaginaire, dans la société littéraire algérienne arabophone, "fabrique" l’écrivain (le créateur) avec des ingrédients d’un fékih, d’un imam. À l’aide de ces ingrédients passéistes, on élève une mystification mensongère autour de quelques morts-vivants.

Dans et par cette vision, les écrivains algériens arabophones, exception faite, aiment le "vieux". Une envie de rester dans le passé les hante. Une peur ! Un manque de confiance en soi ! On cherche alors à remplacer le présent par le passé ! Dans la littérature en langue française, on cherche le nouveau, la découverte, sans désavouer la mémoire. Sans tromper le père qu’on tue ! On tue le père, mais on ne le trompe jamais.Sa mort est vivante, intégrée dans les vies des nouveaux arrivés du verbe et de la lettre !

Kateb Yacine, par son génie et son talent inégalé, n’a jamais constitué un obstacle ou un barrage dans le parcours naturel de la société littéraire algérienne de graphie française. Rachid Boudjedra, par son roman-phénomène, la Répudiation (1969), a pu creuser son trou au temps où les géants étaient encore de ce monde : Kateb Yacine, Mohamed Dib, Malek Haddad, Assia Djebar, Mouloud Mammeri...

Et parce que l’association de l’Union des écrivains algériens, que Dieu accueille son âme dans son vaste enfer ! est dirigée par un groupe d’écrivains made in Taïwan, cet espace est mort. Assassiné en plein centre d’Alger ! Jadis, ce lieu d’échanges, créé et fondé par Mouloud Mammeri, Malek Haddad, Moufdi Zakariya, Jean Sénac, Djounaïdi Khalifa, Djamel Amrani et Kaddour M’hamessadji et d’autres, représentait "l’Algérie culturelle". L’Algérie plurielle qui regarde vers l’avenir. Qui médite sur son futur ! Une Algérie qui refusait de donner le dos à la mer !

L’Algérie, une société littéraire à deux vitesses : des noms, des épreuves et des livres
Par : Amine Zaoui
aminzaoui@yahoo.fr



vendredi 3 décembre 2010

Bruno Boudjelal


Bruno Boudjelal est membre de l'Agence Vu.

Il est né le 26 août 1961 à Montreuil.

En 1991, il obtient un DEA en "Géographie et pratique du développement dans le tiers-monde" à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il entame, dès 1994, des travaux sur les populations de plusieurs pays et débute par la communauté turque de France. Après avoir arrêté la photographie durant deux ans, il reprend son étude en 1997 en région parisienne et à Marseille où il suit plusieurs générations de femmes maghrébines dans différentes familles. Il poursuivra son travail personnel "Jours Intranquilles" en Algérie en 2002. Parallèlement, Bruno Boudjelal est missionné par la DDE des Bouches-du-Rhône en 1999 pour effectuer un travail sur le paysage routier de ce département. Il conduit également un atelier de photographie avec une classe de CM2 du quartier des Bleuets à Créteil jusqu'en juin 2000.

mardi 30 novembre 2010

Cimetière rêveur par Sidi Abdellah Abdelmalki

Cimetière rêveur
ISBN : 978-2-296-12347-2
juillet 2010 • 74 pages


Ce voyage dans l'univers des mots, des rythmes et des images nous dévoile la violence de la guerre, les blessures de la vie et l'authenticité de la révolte du poète. Les mots s'envolent, car dépouillés. La voix, verbe musical ou rythmé, devient chant. Et les silences font la joie de l'esprit qui pense. Concision, précision poétique et profondeur des émotions, voilà ce qui enchante dans l'écriture du poète.



lundi 29 novembre 2010

La discontinuite enonciative dans L’Infante Maure de Mohamed Dib


La discontinuité énonciative dans L’Infante Maure de Mohamed Dib
Nacer Berbaoui
Doctorant, Université de Béchar

dimanche 28 novembre 2010

Yahia Belaskri


Yahia Belaskri est né à Oran. Après des études de sociologie, il est responsable des ressources humaines dans plusieurs entreprises algériennes puis se tourne vers le journalisme. Un an après les émeutes d’octobre 1988, il décide de s’installer en France ou il excerce comme journaliste à Radio France Internationale.

À travers de nombreux articles, des essais et des nouvelles ainsi que sa participation aux travaux de recherches sur la Mémoire de la Méditerranée, il pose un regard critique empreint d’un profond humanisme sur l’histoire de ­l’Algérie, de la France et des rapports si conflictuels entre ces deux pays.

Il est l'auteur de nombreux articles et de contributions diverses, dont "L'islamisme et l'Europe sociale", in Extrémismes en Europe paru aux éditions de l'Aube. Il a aussi publié une biographie de l'artiste algérien Khaled aux éditions Dauphin Diffusion en 1995, et prochainement paraîtra, aux éditions Paris Méditerranée, Algérie 1992- 2002 : l'épreuve d'une décennie, un ouvrage collectif.

dimanche 21 novembre 2010

Hamid Grine


Hamid Grine est un journaliste et écrivain algérien, né le 20 juin 1954 à Biskra dans le sud-est algérien.
Il a débuté dans le journalisme sportif qu'il a exercé avec brio en Algérie et à l'étranger.
Il est l'auteur de 7 livres sportifs, notamment Lakhdar Belloumi, un footballeur algérien, Editions ENAL, vendu à 20000 exemplaires en 1986.
En 2004, il publie Comme des ombres furtives, Editions Casbah, une série de portraits.
Une année plus tard,Hamid Grine publie le premier essai de communication politique : Chronique d'une élection pas comme les autres qui évoque les élections présidentielles de 2004.
Ensuite, il publie un autre essai philosophique : Cueille le jour avant la nuit (2005), où il décline les philosophes qui l'ont aidé à vivre notamment les Stoïciens ainsi que Swami Prajnanpad, un maître hindou qui a comme disciple français thierry Desjardins ainsi que comte Sponville. En 2006, il édite son premier roman "La dernière prière", toujours chez le même éditeur : Alpha édition. En 2007, "La nuit du henné" qui sera adapté à l'écran par rachid dechemi et mourad Bourboune.

mardi 16 novembre 2010

Makhlouf Bouaich


Makhlouf Bouaich, né le 1er janvier 1955 à Timezrit, dans la wilaya de béjaia (Algérie) est un écrivain algérien qui vit en France. il est né au milieu des années 50, en Kabylie, alors que la guerre d'Algérie bouleversait le pays. Membre de la ligue des droits de l'homme (LDH), il est aussi militant de la cause féminine et a travaillé pendant 5 ans dans une association de défense et d'aide des femmes victimes de violences.

samedi 13 novembre 2010

Ferrudja Kessas

Ferrudja Kessas est née a Paris.

Actuellement, elle anime dans une association des cours d'alphabétisation auprès des femmes et de jeunes enfants.

vendredi 12 novembre 2010

Hamid Skif


Hamid Skif est un écrivain, poète et journaliste algérien né à Oran le 21 mars 1951.

De son vrai nom Mohamed Benmebkhout, Hamid Skif naît dans une famille de commerçants originaires de Bou-Saâda, appartenant à la tribu des Houhi dont était issu l’écrivain Réda Houhou. Il est marqué dans sa jeunesse par un arrière-oncle, premier speaker francophone de Radio-Baghdad dans les années 1930 et l'un des fondateurs de l’ « Organisation secrète » chargée par le MTLD de préparer l’insurrection algérienne de 1954.

Hamid Skif fait ses études au lycée Ibn Badis d'Oran. Il rejoint en 1968 le « Théâtre de la Mer » qui s'installe l'année suivante à Alger et se nommera l´« Action culturelle des Travailleurs » quand Kateb Yacine y intégrera son activité. En 1971 Hamid Skif fait partie, aux côtés notamment de Youcef Sebti, Abdelhamid Laghouati ou Djamel Imaziten, des poètes réunis en 1971 par Jean Sénac pour son anthologie de la jeune poésie algérienne de graphie française et anime en 1972 les soirées poétiques du « Mouggar » . Il participe à la rédaction de l'hebdomadaire « Révolution Africaine » puis, de retour à Oran, travaille au quotidien « La République » . Il est en 1973 arrêté pour la publication d'un reportage sur les mauvais traitements infligés aux citoyens puis muté en 1974 à Alger par mesure disciplinaire pour avoir refusé la liquidation du journal.

Hamid Skif refuse alors de prendre la direction de la revue littéraire « Promesses » fondée par Malek Haddad et rejoint l´ONCIC (Office National du Commerce et de l´Industrie Cinématographique) qu'il quitte en 1975 sous la pression de Ahmed Taleb El Ibrahimi, ministre de l´Information et de la Culture, pour le siège de l´agence « Algérie Presse Service » à Ouargla.

Il est en 1978 nommé responsable de l´APS à Oran et est 3e lauréat du Grand prix national du scénario avec «Une si tendre enfance» dont la télévision algérienne juge le scénario contre-révolutionnaire. La presse lui refuse simultanément la publication de nouvelles qualifiées de « dangereuses ».

mercredi 10 novembre 2010

Abdelmalek Sayad


Abdelmalek Sayad (né en Algérie française en 1933 et décédé en 1998 en France) est un sociologue franco-algérien, directeur de recherche au CNRS et à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), assistant de Pierre Bourdieu. Fin connaisseur de la communauté nord-africaine en France, il a été décrit par ses amis comme un « Socrate d'Algérie ».

lundi 8 novembre 2010

Fériel Assima


Rhoulem ou le sexe des anges, écrit par Fériel Assima et publié en 1996, est clairement marqué par le conflit violent des années quatre-vingt-dix en Algérie. Parsemé de scènes de violence, ce roman ne détaille pas seulement la vie et la mort d’un hermaphrodite, Rhoulem, mais aussi la violence qui menace de façon omniprésente à tout niveau social. Bien sur, le roman fait partie d’une production littéraire volumineuse des auteurs algériens qui cherchent à décrire et à dénoncer la violence de ces années-là. Parmi ces œuvres, il y en a aussi, comme Rhoulem, qui trouvent l’origine du conflit dans un refus de l’hybridité inhérente au Maghreb. Ces œuvres notent la longue histoire pluriculturelle et plurilingue de la région et critiquent les tentatives de faire de l’Algérie un pays uniquement musulman et arabophone et, dans la vie publique, masculin, en bref, les tentatives d’homogénéiser l’Algérie. Le roman d’Assima fait ces mêmes critiques. Cependant ce qui distingue son roman est la mise en scène du corps hybride de son protagoniste hermaphrodite. En choisissant de parler de l’hybridité de l’Algérie à travers le corps, Assima défie toute une tradition de luttes anticolonialistes qui laissent pour « après » la discussion des différences à l’intérieur du mouvement, surtout les différences sexuelles.

De la violence en littérature. Les écrivains algériens face au tragique

Yassine Temlali
Kateb Yacine ou les batailles littéraires de la guerre anticoloniale
Kateb Yacine n’a publié que deux romans, quelques pièces de théâtre et recueils de poésies (1). Sa notoriété, «inversement proportionnelle au volume de son œuvre» (2), tient aussi bien à son immense talent qu’à son engagement jamais démenti, dans le mouvement indépendantiste d’abord puis, après l’indépendance, dans le mouvement démocratique.
Les figuiers de Barbarie de Rachid Boudjedra
La guerre de libération nourrit dans Les Figuiers de Barbarie de Rachid Boudjedra une interrogation douloureuse sur le destin d’un peuple qui s’est soustrait au joug colonial grâce à une révolution d’une rare violence, dont l’éclat est assombri par de sanglantes purges intérieures qui ont broyé des dizaines de milliers de vies.
 
Littérature algérienne: la proximité du drame
Dans cette interview, l’écrivain Rachid Mokhtari analyse le lien entre les romans algériens parus depuis 1990 et le contexte de conflit et de violence politiques que vit l’Algérie encore aujourd’hui.
 

dimanche 7 novembre 2010

Théâtre : Ahmed Philosophe



Compagnie BALAGAN système - le lundi 08 novembre 2010 de 19h00 à 21h00 - au centre culturel français d’Alger

User de l’humour pour mettre la philosophie à la portée de tous est le pari réussi par le philosophe et dramaturge Alain Badiou.

L’ironie mordante et la subtilité des dialogues font d’Ahmed un maître de philosophie qui, par le rire, enseigne aux plus jeunes que la langue, maternelle ou d’adoption, est la meilleure des armes pour affronter la société et que sa maîtrise est la clé du bonheur et de la liberté. On ne peut qu’être séduit par ce personnage proche de Scapin et d’Arlequin. Ahmed, philosophe bondissant, jovial et raisonneur, vit dans une cité de banlieue. Dédaigné et invisible pour tous, il n’a pas la vie facile et se demande comment se faire une place quand on est à la fois d’ici et d’ailleursUn spectacle tonique et plein d’entrain.

www.ccf-dz.com

Mehdi Belhaj Kacem


Mehdi Belhaj Kacem, né le 17 avril 1973 à Paris, est un écrivain et philosophe franco-tunisien.

Il passe son enfance en Tunisie, qu'il quitte à l'âge de treize ans.

Il écrit à vingt ans son premier roman, Cancer, qu'il réussit à publier l'année suivante, en 1994, grâce à la maison d'édition associative Tristram. Révélé par ce livre, il se tourne en autodidacte vers la philosophie. Il publie alors un essai L'Antéforme, qui inaugure une longue série de livres philosophiques, comme Esthétique du chaos ou Society, dont la radicalité lui attirera quelques controverses.

samedi 6 novembre 2010

Bachir Ridouh


Né en 1942 à Bab-El-Oued (Alger). Professeur en psychiatrie, médecin légiste, criminologue, écrivain, il est actuellement responsable du service de la psychiatrie légale au CHU Frantz-Fanon de Blida.

Articles

VST - Vie sociale et traitements 2006/1 (no 89)
Quelle réparation pour le psychotrauma?
M.A. Bencharif
Bachir Ridouh

Le choc émotionnel ou « blessure invisible » est l’effet le moins manifeste et souvent le moins bien compris du psychotrauma. Il peut constituer pour certaines personnes une véritable fracture existentielle, un véritable bouleversement de l’organisation psychique.

VST - Vie sociale et traitements 2006/1 (no 89)
Fanon et le psychotraumatisme
Bachir Ridouh
Mohammed Chakali

Les événements que connaît notre pays depuis plus de dix ans aujourd’hui ont contraint les professionnels de la santé mentale à une lecture de tout ce qui s’est écrit sur les souffrances qui découlent des situations de conflits sociaux majeurs et de guerre, autrement dit, sur le psychotraumatisme.

Entretien avec le Pr Bachir Ridouh, médecin-chef au service de psychiatrie médico-légale du CHU Frantz- Fanon de Blida
"La toxicomanie est une pathologie"

25 Juin 2009

jeudi 4 novembre 2010

Malek Alloula

Malek Alloula, né le 13 novembre 1937 à Oran, est un écrivain algérien de langue française qui poursuit des activités éditoriales à Paris depuis 1967.

Élève de l’École normale supérieure, il a fait ses études de Lettres modernes à la faculté d’Alger, ensuite en Sorbonne à Paris, avec un sujet de thèse sur Denis Diderot et le XVIIIe siècle. Écrivain, critique littéraire, poète, Malek Alloula préside l’association qui contribue à faire connaître l’œuvre de son frère assassiné en 1994, le dramaturge Abdelkader Alloula.

Rachid Mokhtari


Rachid Mokhtari est universitaire, essayiste spécialiste dans la critique littéraire et artistique, il anime également des émissions radiophoniques, consacrées à la littérature.

mercredi 3 novembre 2010

Alger, mon beau navire

Les écrivains maghrébins, entre autres, ont saisi cette dimension de l’écriture romanesque en détournant l’objet douleur de son sens premier. Soit en le contournant, soit en retravaillant la langue française, soit en inoculant dans leur oeuvre des structures narratives nouvelles, en dynamitant la narration classique, en rompant avec le récit canonique européen. La narration se retrouve éclatée, spiralée, interrompue, bouleversée, chaotique ou fragmentée, pour mieux frapper le lecteur, le rendre inquiet et désorienté au point de le déstabiliser, de le mettre dans une position de doute permanent et d’inconfort.
Cette aventure d’une écriture est bien plus audacieuse et porteuse de sens qu’une écriture d’une aventure, où le lecteur est guidé sagement vers une fin attendue et logique. L’éclatement du récit, la violence du texte, la polyphonie contestatrice installée dans la grande et la petite histoire, amènent le lecteur à réfléchir aussi à la douleur de l’écrivain et de ses personnages. Le partage des émotions, de la souffrance, est à ce prix.

In : venneryann.blogspot.com

mardi 2 novembre 2010

Francophonie et Francophilie

La francophonie (avec un f minuscule) renvoie à la langue française en elle-même et désigne le fait de parler français. La Francophonie (avec un F majuscule) est un ensemble plus difficile à circonscrire. Il désigne souvent l'ensemble des personnes qui parlent le français où comme langue maternelle, langue d'usage, langue administrative ou d'enseignement ou langue choisie. Le mot Francophonie peut aussi renvoyer à une communauté constituée de pays francophones mais aussi quelquefois à l'ensemble des pays ou régions membres de l'Organisation internationale de la francophonie.

L'expression « espace francophone » est aussi employé pour désigner l'espace où l'on parle le français.

La francophonie, en tant que fait de parler français, est une composante de la politique étrangère de la France et d'autres pays membres de l'espace francophone.

fr.wikipedia.org - Francophonie

La Francophilie désigne, chez une personne étrangère à la France, son goût prononcé pour les aspects culturels et civilisationnels développés par ce pays. Elle est aussi appelée gallomanie à l'étranger.

fr.wikipedia.org - Francophilie





laboutansi.crdp-limousin.fr

Arezki Mellal

Arezki Mellal vit à Alger, où il est né en 1949. Graphiste, maquettiste, éditeur de livres d'art, scénariste de BD, il a toujours évolué dans l'univers du trait et de la lettre, jusqu'aux années 1990, quand, au lendemain de la suspension du processus électoral, l'Algérie plonge dans la "décennie rouge". Arezki Mellal choisit alors de se consacrer à l'écriture : J’aurais pu ne jamais écrire. Non, j’ai toujours écrit, mais sans publier, et j’aurais pu ne jamais publier... je crois que c’est la situation, il a fallu qu’on en arrive là pour me décider, non seulement à éditer mais à écrire plus que ce que j’écrivais. C’est terrible que la littérature demande parfois je ne sais quelle plongée dans l’horreur, dans l’indicible.

Yamina Berrabah

Je m’appelle Yamina Berrabah, j’ai 47 ans, le bonheur et l'insigne honneur d’être algérienne. Ce grand pays, si sauvage, si beau, que j’aime de tout mon coeur, de toutes mes forces. Au point d'avoir consigné mes merveilleux souvenirs, bien que parfois douloureux, dans un roman autobiographique intitulé « Algériennes à perpétuité » qui vient de paraître aux éditions L'Harmattan.

J'y raconte mes longues années d'enfermement ainsi que celles de ma mère, tout là-bas dans un joli village du bord de mer, Aïn-El-Turck, sous le joug d'un père, officier de marine, pour lequel le mot affection fut toujours banni de notre vocabulaire. Ce bédouin farouche, fier au-delà de tout entendement, aux yeux de braise et cheveux noir bleuté, pétri sans pitié par son Sahara natal, n'en fut pas moins un grand sentimental qui fredonnait comme personne les chansons de Frank Sinatra.

J'y raconte également ma terrible grand-mère Bakhta au coeur si dur, la tante Halima, conteuse-née, tatouée telle une Apache, l'oncle Bahos aux grands yeux clairs, si respectueux des coutumes, qui n'en fréquenta pas moins assidûment les bordels. J'y raconte mes oncles Boujemâ et Lakhdar (alias Khidour) qui passèrent leur temps à voler le pauvre monde entre deux prières sur leur tapis, Largo le pêcheur marocain, les frères Soriano qui bâtirent leur fortune sur la cochonaille. Et tant d'autres personnages hauts en couleur !

dimanche 31 octobre 2010

Wassyla Tamzali : l’invitee de l’evenement « Les Littorales »


L’écrivaine algérienne Wassyla Tamzali était l’invitée de l’évènement « Les Littorales », rendez-vous annuel à Marseille des livres et des auteurs, proposé par les libraires indépendants associés.

« L’Innomée », tel aurait pu être le titre du dernier livre de Wassyla Tamzali, celui qui fut proposé à son éditeur, « Gallimard ». Mais l’option retenue fut finalement celle d’un titre plus expressif, qui dit bien l’état d’esprit de l’auteure, sa motivation à l’écriture de ce livre : « Une femme en colère, lettre d’Alger aux européens désabusés ».

www.mediaterranee.com
fr-fr.facebook.com - "Une femme en colère, Lettre d'Alger aux Européens désabusés"


mardi 26 octobre 2010

Itinéraire d'une Frangérienne de Zohra Maldji-Salah


Chronique littéraire pour présenter un ouvrage en 3 à 5 minutes. Les ouvrages présentés sont ceux publiés en France quel qu’en soit le domaine (roman, poésie, histoire, etc.).

Préparée et présentée par Djilali Benchikh.
Livre : "Itinéraire d'une Frangérienne"
Auteur : Zohra Maldji-Salah
Ed. Publibook

lundi 25 octobre 2010

Achour Cheurfi


Achour Cheurfi est né En 1955 à Mila. Il est journaliste‚ poète et nouvelliste. Achour Cheurfi s’est spécialisé ces dernières années dans l’élaboration de dictionnaires biographiques. La plupart d’entre eux sont consacrés aux hommes de culture : Dictionnaire des musiciens et interprètes algériens‚ Mémoire algérienne‚ la Classe politique algérienne de 1900 à nos jours‚ Écrivains algériens.

Dans le domaine littéraire‚ Achour Cheurfi a publié deux recueils de poèmes intitulés Cornaline et Chahla‚ suivis de Danse infidèle. Il a écrit également deux recueils de nouvelles : la Maison maudite et la Colombe du Président. Le Livre des peintres algériens est un hommage aux artistes peintres algériens‚ un travail de mémoire utile pour les étudiants‚ mais aussi pour tous ceux qui ont cet amour pour l’art et pour l’Algérie.

dimanche 24 octobre 2010

Extrait - Zohra, la femme du mineur, Abdelkader Hadj Hamou

Dans Miliana, la rose du Zaccar, l'arabe se mêle au français, à l'italien, à l'espagnol. Dans cette ville cosmopolite, et bigarrée des années 1920, de citadins et de mineurs venus d'un peu partout, est racontée l'histoire d'une famille algérienne, vivant dans ta tranquillité et la simplicité, dans la dévotion et la croyance. Mais pour devenir "civilisé", il faudra payer le prix. Et quel prix ? Celui de la dégradation de la personnalité humaine..

La trame de l'histoire est très simple en elle-même. L'intrigue anodine n'est là que pour gonfler le roman Si Miliani, honnête homme, croyant, respecté, travaille à la mine de fer de Zaccar. Pendant ce temps, sa femme encore jeune garde et entretient la maison. Tout irait pour le mieux dans le meilleur du monde si ce début de conte de fées n'était perturbé par le vivant, mais énigmatique Grimecci, un Italien ami de Miliani. Cet ami entraînera le respectueux et respecté Miliani à la boisson.

Ce même ami qui lui a appris à boire, l'enverra en prison pour une nuit d'abord, cinq ans ensuite. Devant le changement subit de Miliani, Zohra sa femme essaiera de le raisonner, puis attendra et patientera enfin jusqu'à sa mort en emportant avec elle l'image de son mari d'avant. Le jour même où est enterrée sa femme, Miliani inculpé injustement de meurtre sera condamné à cinq ans de travaux forcés. Le vraie assassin n'écopera que d'une année.

Quant à l'intrigue, elle tourne entre Miliani et Zohra, noyau principal Grirnecci, sa femme Thérèse et Rosette, une jeune juive.

L'Italien abandonne sa femme pour aller vivre avec Rosette. Thérèse jalouse tuera son mari avec le fusil de Miliani.

Miliani n'aura pas le courage, à sa sortie de prison, de revenir à Miliana. Il ira au Maroc sous un autre non : "El Menssi" en souvenir de sa femme qu'il avait "oubliée".

Mais au-delà de la simple trame de l'histoire, l'auteur a soulevé quelques problèmes encore vivaces : critique du maraboutisme, des superstitions et "des fils presque innombrables des marabouts". (Page 89),

L'exploitation de l'Algérien, par le Français, l'inégalité dans le travail entre l'Algérien et les autres, la supériorité de la langue. "Comment... Tu oses comparer la langue française à une langue de sauvages ?".

Le rôle et l'attitude de femme algérienne décrits sans tâches, ni bavures, tout au long de ce livre, comme la gardienne de la personnalité algérienne.

Sans entrer dans le détail, à partir de dialogues ou d'anecdotes, l'auteur critique le pays occupant à travers l'attitude de ses ressortissants et son "rôle civilisateur" dont le premier précepte est de boire, le second, de faire fi de la religion. Cette civilisation entraînera Miliani dans la dégradation :

"Celui-ci ne faisait plus les cinq prières quotidiennes... on se lasse vite de bien faire, de vivre en paix...Autrefois, il s'interdisait de regarder le visage d'une femme même européenne, il devint moins sévère pou lui-même" : (Pages 23 -24).

Doucement la pente entraînera Miliani vers sa perdition et ce n'est qu'après avoir payé de la vie de sa femme et de cinq années de la sienne qu'il reprendra une autre vie.

Ce roman, écrit en français par un Algérien, est le premier du genre.

Découvert par hasard aux archives de la wilaya d'Alger, le livre a été écrit vers les années 20, et édité aux "Editions associés" en 1925.

L'auteur Abdelkader Hadj Hamou, dont nous ne connaissons presque rien, est un Milianais. Albert de Pouvourville, lui aussi inconnu, dit dans une préface de deux pages, que ce livre est écrit "par un Berbère, par un homme de race africaine et brune".

Revenons à cette préface; chef d'oeuvre de racisme et de paternalisme, où cet inconnu vante les bienfaits de la colonisation (pardon civilisation) française.

"La France est la seule des puissances coloniales qui ait acquis son domaine extérieur dans un but spirituel... Donc il faut parler d'une très belle victoire de la nation régénératrice et productrice."

Quelques lignes plus bas, le ton paternaliste revient et nous rappelle celui de notre instituteur nous tirant l'oreille à chaque faute d'orthographe. Qu'on en juge :

"Le lecteur s'en apercevra sans peine aux ingénuités de la trame romanesque, aussi bien qu'aux naïvetés presque enfantines de telle tournure de phrase, qui relèvent de l'âge des premières dents..."

Il conclut ainsi par cette tirade combien grande et généreuse comme la France.

"Et nous n'avons voulu rien chercher de plus, nous autres, premiers et modestes, mais ardents constructeurs de l'empire colonial de notre pays".

Pour en revenir au livre, disons que loin d'être un chef-d'œuvre, il est intéressant du fait qu'il nous renseigne sur la vie quotidienne d'une ville algérienne des années 20-25, et aussi parce que c'est le premier roman écrit en français par un Algérien.

La coloration locale si bien détaillée, la vie des Algériens si bien décrite, la richesse et la variété des thèmes abordés quoique superficiellement, pourraient donner naissance, avec ce retard, à un grand film, voire donner lieu à une réédition.

ABROUS Toudert

El- Moudjahid Culturel n° 243 du mercredi 25 mai 1977. p. 03

Kebir Mustapha Ammi


Kebir Mustapha Ammi est un écrivain né en 1952 au Maroc, d'un père algérien et d'une mère marocaine, vivant en France depuis plus d’une trentaine d’années.Il enseigne la langue anglaise.

samedi 23 octobre 2010

Albert Camus, une perte algérienne

Ce qui m'importe, ce n'est pas de savoir si Camus doit être considéré comme algérien ou non. Tôt ou tard, il y aura une rue dans le pays qui finira par porter son nom, peut-être même un lycée, voire une bibliothèque ou un centre culturel. Il y aura certainement des protestations de la part de certains membres de la famille révolutionnaire héréditaire, mais cela se tassera. Les Algériens savent aujourd'hui qu'apprécier Camus et lui rendre hommage (sans verser dans l'hagiographie intéressée, comme le font certains écrivains algériens installés en France) ne signifie pas une adhésion au hizb França, ni une remise en cause de l'indépendance. Après tout, Camus n'était peut-être qu'un Algérien qui ne pensait pas comme nombre de ses compatriotes...

Publié le 07/01/2010 11:01 par Akram Belkaïd

www.continentalnews.fr

Farida Belghoul


Farida Belghoul (née en 1958) est un auteur français, née de parents algériens. Son roman Georgette fut publié en 1986, qui fut couronné par le prix Hermès, prix du premier roman attribué tous les ans par un jury composé des grands prix littéraires de l'année précédente.

Farida Belghoul fut le porte-parole de Convergence 1984.

Elle tient régulièrement tribune dans la presse de l'époque : agence Im'Média, Sans Frontière, Actualités de l'Immigration. Elle continue notamment sur les ondes de Radio Beur en tant que Directrice de l'information et Secrétaire générale de l'Association.

vendredi 22 octobre 2010

Jacob Cohen


Jacob Cohen, né le 15 août 1944 au Nouveau Mellah de Meknès, ancien élève interne au lycée-yeshiva du Marshan à Tanger et ancien franc-maçon pendant 17 ans, est un écrivain franco-marocain. Il est polyglotte et voyageur, militant antisioniste, anciennement traducteur et enseignant à la faculté de droit de Casablanca.

mardi 19 octobre 2010

Mohamed Magani

Mohamed Magani est né en 1948 à El Attaf, petit village situé à Aïn Defla. Après des études à l’université d’Alger et à l’université de Londres, il a enseigné de 1985 à 1995 au Centre national pour la formation des enseignants et à l’université d’Alger. De 1995 à 1999, il est "writer in residence" à Berlin. A cette époque, il est invité aux Journées littéraires de Mon-Dorf (Luxembourg, 1997). Il vit actuellement en Algérie.

jeudi 14 octobre 2010

Lallaoui Mehdi


Medhi Lallaoui est réalisateur et écrivain. Il a réalisé plusieurs films sur des sujets touchant à l'histoire de l'Algérie : "Les massacres de Sétif, un certain 8 mai 1945" a reçu, en 1995, le Grand prix du meilleur film documentaire au Festival du film historique de Rueil-Malmaison, et le premier prix (catégorie évènement politique) du festival international du scoop et du journalisme d'Angers. Il aussi réalisé, "Le silence du fleuve", un film sur la manifestation des Algériens à Paris le 17 octobre 1961.
Son intérêt pour l'histoire de l'immigration l'a amené à réaliser la série diffusée sur France 3 "Un siècle d'immigration en France" (3x57'), à écrire avec David Assouline "Un siècle d'immigration" (3 volumes, Au nom de la mémoire) et à réaliser un film sur l'histoire de la déportation en 1871 de milliers de Kabyles en Nouvelle-Calédonie.

Mehdi Lallaoui est Président de l'association Au Nom de la Mémoire.

mercredi 13 octobre 2010

Maïssa Bey


Maïssa Bey, née en 1950 à Ksar el Boukhari (Algérie), est une femme de lettres algérienne.

Maïssa Bey suit des études universitaires de lettres à Alger puis elle enseigne le français à Sidi-Bel-Abbès dans l'ouest algérien. Aujourd'hui, Maïssa Bey réside toujours à Sidi-Bel-Abbès où elle anime l'association culturelle " Paroles et écritures", créée en 2000, dont l'objectif est d'ouvrir des espaces d'expression culturelle (création d'une bibliothèque en 2005, avec organisation de rencontres avec des auteurs, ateliers d'écriture, lecture de contes, animations diverses pour les enfants,...).

lundi 11 octobre 2010

Hamadi Redissi

Hamadi Redissi est un intellectuel tunisien.

Juriste et écrivain, il est professeur de sciences politiques à l'Université de Tunis. Il est l'un des penseurs critiques de la modernité dans le monde arabe.

Redissi s'est attelé à la réflexion sur l'adéquation entre l'islam et les valeurs démocratiques et sur la modernisation de l'islam. Il forge ainsi le concept d'exception islamique. Selon lui, l'autoritarisme, le déclin économique et le conservatisme religieux se conjuguent pour empêcher les pays arabes d'entrer enfin dans un cercle vertueux et de rejoindre le reste du monde. C'est, en quelque sorte, l'exception islamique et elle durera tant que les sociétés civiles des pays musulmans les récuseront.

Hamadi Redissi est membre fondateur, avec le politologue tunisien Riadh Sidaoui, du Centre arabe de recherches et d'analyses basé à Genève.

vendredi 8 octobre 2010

Nacer Kettane


Nacer Kettane est le directeur général de Beur TV et PDG de Beur FM. Il est né en 1953 dans un village de Béjaïa en Kabylie, (Algérie française à l'époque). En 1958, en pleine guerre d'Algérie, son village est bombardé par l'armée française, sa famille s'exile en France et s'installe en région parisienne. C'est en 1981 qu'il participe (sous la bannière du "groupe" de Chalah Mouloud) à la création de la station communautaire et associative Radio Beur. Il obtiendra sa propre fréquence pour un projet commercial sur Paris en 1992, sous la nouvelle entité Beur FM.

Cet ancien membre du Haut Conseil à l’intégration crée cette chaîne de radio dans l'objectif de permettre aux journalistes d’origine maghrébine d’exercer leur profession et de répondre aux attentes des Maghrébins vivant en France. Le 1er avril 2003, il lance également Beur TV.

jeudi 7 octobre 2010

Mehdi Charef


Mehdi Charef est un écrivain, réalisateur de cinéma et auteur de théâtre français, né le 21 octobre 1952 à Maghnia en Algérie.
Il vint en France à l'âge de dix ans, et vécut les cités de transit et les bidonvilles de la région parisienne. Fils d'ouvriers, il a lui-même travaillé en usine de 1970 à 1983, comme affûteur.
Il vint au cinéma quand Costa-Gavras lui conseilla de réaliser lui-même la version cinématographique de son roman Le Thé au harem d'Archi Ahmed.
En 2005, il signa une première pièce de théâtre, 1962, évoquant la fin de la guerre d'Algérie.

lundi 4 octobre 2010

Malek Ouary


Malek Ouary, né le 27 janvier 1916 à Ighil Ali, en Algérie Kabyle et mort le 21 décembre 2001 à Argelès-Gazost en France, était un écrivain et journaliste algérien de langue française.

Paul Robert


Paul Charles Jules Robert, né le 19 octobre 1910 à Orléansville (ancien département d'Alger), actuel Chlef (Algérie), mort le 11 août 1980 à Mougins (Alpes-Maritimes), était un lexicographe et éditeur français.


UNIVERSITÉ PARIS 13
U.F.R DES LETTRES, DES SCIENCES DE L'HOMME ET DES SOCIÉTÉS FORMATION DOCTORALE ÉTUDES LITTÉRAIRES ET FRANCOPHONES COMPARÉES

THÈSE

Pour obtenir le grade de Docteur de l'Université Paris 13en Littérature Francophone et Comparée

Présentée et soutenue publiquement

Isaac-Célestin TCHEHO :
LES PARADIGMES DE L'ECRITURE DANS DIX OEUVRESROMANESQUES MAGHREBINES DE LANGUE FRANCAISEDES ANNEES SOIXANTE-DIX ET QUATRE-VINGT

Directeur de thèse : M. Charles BONN, Professeur à l'Université Paris 13

vendredi 24 septembre 2010

Funérailles de Mohamed Arkoun


Assia Djebar

Assia Djebar (arabe : آسيا جبار) de son vrai nom Fatima-Zohra Imalayène, née à Cherchell le 30 juin 1936, est une écrivaine algérienne d'expression française, auteur de romans, nouvelles, poésies et essais. Elle a écrit également pour le théâtre, et elle réalisa plusieurs films.

Son œuvre a pour thèmes l'émancipation des femmes, l'histoire, l'Algérie considérée à travers sa violence et ses langues. Assia Djebar est considérée comme l'une des auteurs les plus célèbres et influentes du Maghreb. Elle fut élue à l'Académie française en 2005.

« J’écris, comme tant d’autres femmes écrivains algériennes avec un sentiment d’urgence, contre la régression et la misogynie. » — Assia Djebar
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