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samedi 29 décembre 2012

Bouteflika, une imposture algerienne parmi les meilleurs ventes en France


Le livre de Mohamed Benchicou, Bouteflika : une imposture algérienne, vient d'entrer dans le palmarès l'Express RTL élaboré a partir de 150 points de vente, grandes surfaces et librairies en France. Le Club de l'Express l'a présenté, lundi matin, sur les ondes dans les 20 meilleures ventes. Le livre de Benchicou figure désormais parmi les 40 meilleures ventes de la Fnac. Dans les magasins Virgin, concurrent de la Fnac, le livre se place également dans le peloton de tête des meilleures ventes de l'année. C'est dans cette même catégorie qu'il est présenté dans le Nouvel Obs et l'Hebdo des livres. Selon les classements dans différents médias, Benchicou oscille entre la 20e et la 27e place derrière des monstres de la littérature et de l'essai tels Jean d'Ormesson, David Servan-Schreiber, François de Closets ou des succès de librairie, garantis comme Le Document de soeur Emmanuelle ou le fils de Charles De Gaulles dont le récit De Gaulles, mon père tient le haut de l'affiche depuis des semaines. Mais Benchicou réussit à se classer devant le maître du genre fantastique, Stephen King, avec son roman Road Master, et celui d'Eric Zemmour, L'Autre, édité chez Denoël ou encore Le roman du Kremlin, publié par Vladimir Vedorowski aux éditions Roche. Il semble que les dessous du pouvoir de Bouteflika intéressent davantage les lecteurs français que ceux du Kremlin. A telle enseigne que l'éditeur français Picollec a lancé son troisième tirage au vu de la demande croissante.

Le 19 fevrier 1995, le General Si Salah est lachement assassine


jeudi 27 décembre 2012

Albert Camus - Algerie, mon amour




Zarta de Mustapha Benfodil

Zarta : une plume a fait le mur...

Ce qui dérange par-delà ce roman, c'est sans doute cette fixation, ce besoin quasi biologique qu'éprouvent les auteurs maghrébins de se " pamphlétiser " pour se faire lire.

A L'ANP (moins quelques généraux) voilà un bien curieux hommage pour un roman ayant pour titre " Zarta ", dérivé algérien de " déserter " comme le précise SAS au début de sa préface. Voilà donc un texte dont l'un des principaux protagonistes n'est autre que l'armée, cette Grande muette qui fait tant baver. Ce qu'il y a de curieux par dessus tout, c'est qu'un roman aussi provocateur, aussi " militarolaste ", paru aux éditions Barzakh en septembre 2000, soit il y a plus de six mois, soit passé pour ainsi dire sous silence, même en ces temps où une polémique sans merci bat son plein au sujet de cette fameuse ANP à l'occasion de la sortie du brûlot de Habib Souaïdia, la sale guerre. Il va sans dire que ce n'est ni le même genre, ni le même registre. Zarra se définit d'abord comme un roman, et son auteur (connu beaucoup plus pour ses reportages, il est vrai) a bien fait de souligner en poste-face que " ce n'est pas un reportage sur l'armée ". Une façon de revendiquer pour son texte, si réaliste soit-il, son autonomie comme projet littéraire; abstraction faite de sa qualité sous ce rapport. Benfodil confie en post-face être parti sous les drapeaux en reporter " pour essayer de comprendre certains trucs ".

mardi 25 décembre 2012

Alloula continue par Benamar Mediene

En Algérie, l'histoire du temps présent de ma société me paraît ressembler aux vagues déferlantes d'une marée océane. Marée basse, retirée, invisible et indifférente dans son silence ; elle est magique par ses flux et reflux pacifiques venant étreindre les terres et nourrir les pêcheurs aux équinoxes vernaux, elle est grosse de ses élans abyssaux, monte jusqu'à se confondre avec le ciel, ravage les côtes, dévore les hommes.

Sakina est métamorphosée en histoire, en cœur féminin-masculin clamant à pleine poitrine la vie nous hurle à la face : chaque supplice est trop tard. Le passé qui n'est pas encore l'histoire a happé Alloula vers l'absence absolue. L'Histoire en son orgueil d'Histoire nous dit : « C'est uop tôt, je suis encore confondue à votre deuil, à vos regards hallucinés, à vos lèvres scellées ... Trop de cortèges déambulent dans les travées des cimetières. Éreintée et grinçante, l'Histoire nous dit : je ne peux être moi-même, parole inviolable séparée de vous par la durée et le livre, je ne peux être moi-même tant que je n'aurai pas fini ce métier de fossoyeur creusant la terre pour ensevelir vos enfants à peine nés et vos questions inachevées. Il n' y a pas d'histoire sans tragédie. Mais pourquoi l'imposture et la folie nous entravent et nous maintiennent en état de minorité coupable ? La peur de Dieu, ou la peur de nous-mêmes ? Pour quels crimes expions-nous par ces châtiments terribles ? Moi, l'Histoire qui vous parle par la voix de Sakina, je n'emporte aucun secret dans la tombe. L'énigme et sa réponse gisent en vous. L'usurpateur est des vôtres, j'écrirai son nom dans les livres dès que vous l'aurez prononcé. Le masque des imposteurs vous empêche de voir clair et de marcher la nuque raide. Vous me poussez à bout et vous me demandez des comptes sur mon brutal travail. Je suis l'Histoire de demain déployant aujourd'hui les désastres que vomissent des gorges de monsues.

dimanche 23 décembre 2012

L'Algerie, une nation en chantier de Soufiane Djilali

Fondateur du mouvement pour les libertés et le développement, enseignant à la faculté de Blida, l'auteur Soufiane Djilali a tenté d'argumenter son choix dans une rencontre-débat à l'occasion de la sortie de son livre l'Algérie une nation en chantier paru récemment chez Casbah édition. Soufiane Djilali définira son oeuvre comme " Une façon de voir l'Algérie et une approche de sa politique " et il insistera sur le fait que ce livre " n'est pas un témoignage pour décrire la société algérienne, mais plutôt une interprétation de la crise algérienne. Une perception liée à ma situation d'homme politique ayant exercé en période post indépendance ". Ancien membre de l'association PRA immigration en France et ancien chargé du secrétariat général de ce parti, Soufiane Djilali s'est basé sur toute cette expérience politique pour écrire ce livre qu'il définit comme " une anamnèse " sur les symptômes que décrit l'Algérie en l'occurrence la crise identitaire, l'intégrisme et le terrorisme, et de tenter d'établir un diagnostic.

Soufiane Djilali entend par là qu'en dépit de la complexité de la crise algérienne aussi bien sur le plan social qu'économique, les solutions existent toujours, un raisonnement qui incita Soufiane Djilali à définir dans son titre que l'Algérie est une nation qui se construit encore.

une vieille Fissiste accuse Khaled Nezzar d'égorger ses soldats




samedi 22 décembre 2012

Liberte N3482 jeudi 11 mars 2004


Un attentat par balles a ciblé, hier, en début d'après-midi, à 13h45 exactement, Ibrahim Errahmani Nasser, dit Abou Hafs, imam de la mosquée El-lmam-El-Arbaoui, dans le quartier de Mohammadia à El-Harrach.

La victime, âgée d'une quarantaine d'années, venait de quitter la mosquée après la prière du dohr. Elle s'apprêtait à regagner son domicile situé tout près — dans une cité en face du lieu de culte — quand elle a été accostée par un individu qui l'a saluée. Selon des témoins, la personne en question a emboîté le pas à l'imam alors qu'il traversait la chaussée. Il l'a accompagné à l'autre bout de la grande rue, où il a poursuivi la conversation avec lui. Des informations recueillies par la police auprès d'une dame présente à ce moment-là devant un bureau de poste mitoyen, révèlent que l'inconnu portait à la main un sachet contenant des bananes d'où il aurait ensuite sorti une arme automatique pour tirer sur l'homme de foi. Deux balles traverseront son abdomen. Au même instant, sortis de nulle part, deux complices lui porteront un autre coup au niveau de la nuque avant de prendre la fuite à pied et s'évanouir dans la nature. Les quelques usagers, qui attendaient l'ouverture de l'agence des P et T, ont assisté à la scène impuissants. Étouffées par le bruit du trafic automobile — très dense sur cette double voie —, les détonations n'ont pas été entendues dans le quartier. C'est en voyant le corps de l'imam gisant dans une marre de sang que les riverains se sont rendus compte du drame et se sont précipités vers la victime pour lui porter secours. " Les gens ont l'habitude d'aller à la rencontre de l'imam et discuter avec lui de sujets et d'autres ", confie un jeune du quartier. Sous le choc, il était présent à la dernière prière qu'Abou Hafs a officié. D'après lui, la victime, en poste depuis trois ans dans la mosquée, était appréciée des fidèles. " Ses prêches nous éclairaient. Ils n'avaient rien de politique ", a-t-il précisé.

D'autres soutiendront, en revanche, que l'imam, réputé être un ancien compagnon du numéro deux de l'ex-FlS, Ali Benhadj, se distinguait par des discours très virulents. À l'hôpital Zmirli, où il a été évacué, de nombreux sympathisants ont accou¬ru pour s'enquérir de son état de santé, jugé très critique par l'équipe médicale. Dans la soirée l'imam a succombé à ses blessures.

Par ailleurs, le sort d'un repenti qui a fait l'objet d'un second attentat dans la même journée et presque au même endroit est autrement plus tragique.

Cet ancien terroriste se trouvait dans un restaurant à Beaulieu quand il a été attaqué par des individus, il a rendu l'âme aussitôt et les assaillants n'ont trouvé aucune difficulté à s'échapper. Arrivés sur les lieux des deux attentats, les agents de la police judiciaire et scientifique se sont attelés à recueillir des informations sur les auteurs des crimes. Ceux qui les ont aperçus ont constaté qu'il s'agissait de jeunes ordinaires, sans profil particulier.


En somme, des individus insoupçonnables et qui se sont complètement dissous dans la foule. S'agit-il de nouvelles recrues ou de terroristes connus des services de sécurité ? Au-delà, leur présence dans la capitale est symptomatique. Elle dénote d'un redéploiement manifeste que prouvent les récentes opérations menées contre les agents de l'ordre.

Cependant, en dépit de cette menace constante, les officiels continuent à se voiler la face en niant une quelconque infiltration à grande échelle. C'est, en tout cas, la réponse, hier, d'Ould Kablia, ministre délégué aux Collectivités locales (lire l'article de Mustapha Benfodil).

Comme lui, le ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, ainsi que le directeur général de la Sûreté nationale (DGSNL Ali Tounsi, avaient exclu, à diverses reprises, un retour des groupes armés dans Alger. Les derniers évènements les contredisent.

SAMIA LOKMANE
Liberté jeudi 11 mars 2004

Tahar Djaout, le pouvoir des mots

Tenter de ressusciter au passé la vie d'un écrivain ressemble à s'y méprendre à une profanation. Mais que faire quand pour vivre au rythme d'un être littéraire prolifique, il n'y a que la voie du souvenir.

Que serait alors l'évocation de Tahar Djaout sinon une aire poétique vivace où le bonheur et la lucidité sévissent à souhait. Kateb Yacine, cet autre transfuge de l'histoire, ne disait-il pas : « La littérature n'est pas la morale et s'accommode mal des théories et discours. En définitive, on ne peut juger un écrivain que par son oeuvre ».

Ainsi, prenons sur nous de laisser aux mots la lourde responsabilité de réciter la parole de l'absent.

Né le 11 janvier 1954 à Azeffoun en grande Kabylie, Tahar Djaout, l'homme, le poète, le journaliste, l'écrivain ... viendra colmater des brèches poétiquement béantes pour grandir avec la fatalité d'un hybridisme où l'adulte de l'indépendance ne cessera d'écrire les séquelles de l'enfant entouré de ces « chercheurs d'os ». Après des études scientifiques à Alger (licence en mathématiques) commence pour lui l'aventure du journalisme sur « l'aune » de l'iconoclaste Algérie-Actualité aujourd'hui englouti sous les décombres de la bêtise.

vendredi 21 décembre 2012

Djazair 2003


Dans la rubrique « CRÉATEURS », la révélation littéraire de ce début de millénaire, Yasmina Khadra, illustration algérienne de « servitude et grandeur militaires », se livre à nos lecteurs. Il souligne notamment combien cette « Année » peut être importante pour nos artistes.

Notre « HOMMAGE » dans ce numéro s’adresse à l’écrivain martyr, doyen de notre littérature de langue française, Mouloud Féraoun, tombé sous les balles de l’OAS la veille même de l’annonce du cessez-le-feu, tandis que le « PRÉCURSEURS » du bimestre est Mohammed Bencheneb, érudit et humaniste égaré dans une Algérie ployant sous le joug colonial. Tête bien pleine mais surtout bien faite !

REVUE DE L’ ANNÉE DE L’ALGÉRIE EN FRANCE
Peinture algérienne : la maturité
Hommage à Mouloud Feraoun
Interview de Yasmina Khadra
Musique : La bataille du raï

jeudi 20 décembre 2012

Le male arabe en mal d'erection


Ils vont encore assaillir nos écrans, ces prétendus hommes de bien qui sèment le vent et font le dos rond au moment de la tempête. A peine a-t-on évoqué la piste islamiste après les attentats de Madrid qu'ils se sont répandus en dénégations. Ils répètent à qui veut les entendre que l'islam n'a rien à voir avec le terrorisme. Information à vérifier lorsqu'elle vient de ceux qui se drapent dans le manteau de l'islam pour s'assurer l'impunité. Pourtant les messages revendiquant les massacres portent la même estampille. Il n'y a que la signature et la chronologie qui diffèrent. A New York et à Madrid, c'est la griffe de Ben Laden et le message de haine délivré après l'horreur. Au Caire et à Alger, l'incitation à la haine religieuse et à l'intolérance a un visage et une identité. Le moindre sermon sur la zakat s'accompagne de la désormais obligatoire sortie contre les juifs et les chrétiens.

Khaled Nezzar le savait ...


Khaled Nezzar savait, en 1991, que les islamistes pouvaient déployer 30 000 hommes armés prêts à mourir pour la Dawla islamya. Alors qu'il était ministre de la Défense, un rapport des services secrets algériens l'avait averti que le FIS comptait dans ses rangs 600 000 militants, dont 5% étaient suffisamment motivés et entraînés pour basculer dans le terrorisme. Les services préconisaient, à l'époque « la neutralisation de cet effectif dangereux avant toute intervention politique contre Abassi Madani ».

Le Matin N1850 mercredi 4 mars 1998

mercredi 19 décembre 2012

Quelle Algerie pour demain ?


Quelle Algérie pour demain ? Visages, paroles de l'Algérie d'aujourd'hui
Film proposé par Malika BENARAB-ATTOU
députée européenne



lundi 17 décembre 2012

Messali Hadj : ORGANISEZ-VOUS (2 aout 1936)

A l'occasion du meeting tenu par la délégation du Congrès musulman de retour de Paris, Messali Hadj fit son premier grand discours politique en Algérie. Il définit la position de l'Etoile Nord-Africaine à l'égard du programme du Congrès musulman et précisa les objectifs de l'Etoile : un Parlement algérien élu au suffrage universel.

« Messieurs, mes frères, Au nom de l'Etoile Nord-Africaine, je vous apporte le salut fraternel, la solidarité des 200 000 Nord-Africains qui résident en France.

Par respect à notre langue nationale, la langue arabe que nous chérissons tous et que nous admirons et aussi pour la noblesse de ce peuple algérien, brave, généreux, j'ai tenu à m'exprimer, après un exil de douze ans, en ma langue maternelle, devant vous : je suis heureux et profondément satisfait de pouvoir, aujourd'hui, prendre contact officiellement avec vous et profiter de l'occasion qui m'est offerte pour vous dire combien je suis à la fois heureux et ému de poser mon pied sur le sol de nos ancêtres et de vous dire combien j'ai souffert dans mon âme d'avoir été longtemps éloigné de ma Patrie. »

Fadila Kateb - Colloque international Kateb Yacine 2009


Fadila Kateb, la sœur de l'écrivain, a rapporté des tranches de vie de son frère qu'elle a côtoyé un demi-siècle durant. Kateb Yacine au crépuscule de sa vie s'était caché pour mourir quelque part dans un village du Midi de la France. Sa sœur Fadila, ancienne enseignante aujourd'hui à la retraite, est partie à sa rencontre.

C'était le 23 septembre 1989. "Ce fut notre dernière rencontre. Nous avions évoqué nos souvenirs d'enfance", déclare Mme Fadila Kateb. Une foule de souvenirs inonde la mémoire de la frangine qui se rappelle des premiers poèmes du jeune Yacine, alors poète en herbe. Mais elle se rappelle aussi de la colère du paternel, cadi de son état, qui, ayant surpris son fils avec un paquet de cigarettes Bastos, le rouait de coups avec sa canne au bois noueux, tandis que son rejeton se cachait le visage. L'oratrice passe allègrement sur les époques, notamment l'épisode de son emprisonnement lors des événements du 8 Mai 1945. À la mort de son père, Kateb Yacine déménage avec sa famille et quitte le village. "C'était la fin des jours heureux en Kabylie", regrette Fadila qui affirme que Yacine jouait de la flûte quand son père mourut. Ainsi était la volonté du paternel. À Alger, la misère battait son plein.

www.djazairess.com



Creation la pluie - Rachid Boudjedra




dimanche 16 décembre 2012

Port-Said " rend de grands services au pays "


Tout le monde a eu recours un jour ou l'autre au change parallèle. Les devises y sont chères. Trop ? Les cambistes au noir racontent comment ils remplissent « une fonction utile » sans que cela les engraisse. En attendant un coup de pied dans la fourmilière qu'ils redoutent toujours, mais que peut-être personne ne semble souhaiter.
Zoubir B., trapu et vif, refait ses comptes au comptoir d'un café du square Port-Saïd. Journée ordinaire. « J'ai vendu 700 euros à 117 DA l'euro. J'ai gagné 8 dinars sur un euro. Si j'enlève les frais de ma journée, il me reste moins de 450 dinars. Là j'attends encore un client qui veut acheter 200 euros. Il prend le premier vol demain matin et il n'a pas eu le temps de faire son change à la banque. » Il fait presque nuit, rue de la Liberté, et Zoubir soupire en parlant de ses douleurs au dos « à force d'être debout du matin au soir ». Le métier de cambiste ambulant est peu enviable. « On peut se faire agresser en rentrant au quartier. Moi, j'habite à Notre-Dame d'Afrique. C'est tous les jours une " khelâa " de faire le trajet, même avec de petites sommes d'argent. » Il est père de deux enfants et s'emporte presque lorsqu'on lui parle de changer de métier : « Vous avez un emploi salarié à la banque à me proposer ? »

vendredi 14 décembre 2012

Ouvrage de Benamar Mediene sur Kateb Yacine et M'Hamed Issiakhem

Benamar Mediene a été, pendant longtemps, le compagnon de route de Kateb Yacine et de M'hamed Issiakhem. Aujourd'hui, quelque part en terre d'exil, sa mémoire est grosse de souvenirs d'une vie bouillonnante aux côtés de l'écrivain et du peintre aux destinées singulières. Pour conter ces « récits orphelins », Mediene vient d'achever un ouvrage qui sera publié à partir du 2 mai prochain et qui a pour titre : Les jumeaux de Nedjma. ' Parce que, « quelle que soit la figure évoquée, celle de Kateb ou celle d'Issiakhem, c'est toujours une figure gémellaire qui surgit et mentalement s'impose à moi », confie-t-il. Un livre envoûtant.

La lecture des Jumeaux de Nedjma achevée, on n'a plus qu'une seule en¬vie : dévaler les ruelles du vieil Alger, se perdre dans la Casbah, se fondre dans une ambiance enivrante nourrie à une source intarissable de mots, de formes et.de couleurs, pour attendre sereinement l'apparition de la " ligure gémellaire " du poète et du peintre, accompagnée de l'ombre et du parfum de " Nedjma ". Cette soif insatiable d'une quête impossible, hors du temps présent, est inévitable. Mediene la communique au lecteur à h avers la construction d'une narration captivante tant par sa forme que par son contenu. Une construction qu'il a voulue originale, différente d'une biographie classique. " Le narrateur maître des cartes, des mises et des enchères, tricheur innocent, parlant de Kateb et d'Issiakhem, dialoguant avec eux ... se situera du côté de l'épars, du parodique, du dérisoire, de tout ce qui est voué au déni et à l'oubli parce que jugé résiduel par le biographe ". Le ton et l'esprit du conteur sont ainsi annoncés des les premières pages de l'ouvrage.

jeudi 13 décembre 2012

Moi, Juba Roi de Mauretanie de Josiane Lahlou


Le grain dans la meule

Seul est sauvé de l'écrasement le noyau d'olive que le hasard incruste dans une des cavités de la meule de grès.

Que Malek Ouary veuille bien nous pardonner l'emprunt du titre de son roman (1) pour cet article de présentation ; la raison de ce choix est que la métaphore appliquée à son histoire de vendetta n'est pas étrangère, toutes proportions gardées, à la démarche romaine à l'égard de Juba II.

En effet, concernant ce dernier, on sait — Encyclopaedia Universalis à l'appui — que, fils du roi de Numidie et adversaire de Jules César, Juba 1er fut élevé à Rome et devint un brillant savant et philhéllène dont Octave Auguste se servit d'abord pour ressusciter un éphémère royaume de Numidie à la suite du décès de Bocchus II puis que, après l'annexion définitive de la Numidie à la province romaine, il devint roi de Maurétanie sous protectorat de Rome. On sait aussi qu'il fit beaucoup pour l'urbanisation de l'Afrique du Nord romaine, transformant sa capitale, Césarée (Cherchell) en un centre de rayonnement intellectuel remarquable pour l'époque. On sait enfin que son fils Ptolémée — dont la mère était Cléopâtre Séléné, fille de Marc-Antoine et de la grande Cléopâtre — a eu vite fait de rejeter la formule de protectorat, ce qui causera son assassinat sur l'ordre de Caligula en 40 après J.C. et la réannexion de son royaume dans le cadre des "provinces procuratoriennes', au prix, il est vrai, d'une dure campagne.

mercredi 12 décembre 2012

Rene NABA - La Syrie et l'Algerie sont les derniers Bastions du refus




Bouteflika reponds a SOUADIA (LOUL)


" Les campagnes nourries par certains médias ne sont autres que croassements de corbeaux, croassements de grenouilles et parasitage de traître. " C'est ainsi que le président de la République a répondu à ceux qui, depuis quelque temps, tentent d'alimenter le doute, à partir de certaines capitales étrangères, sur la situation sécuritaire et des droits de l'homme en Algérie. En affirmant depuis Berlin, où il est arrivé avant-hier, qu' " un livre sans consistance, d'un style pauvre n'atteindra pas notre moral ", Abdelaziz Bouteflika se dit connaître " parfaitement les milieux (qui sont) derrière de telles pratiques ", avant d'évoquer " Certaines voix qui encouragent le gribouillis d'écrivains jusque-là méconnus de tous, qui étaient dans les prisons pour des erreurs commises au sein de l'institution militaire et écrivent n'importe quoi. " Le chef de l'État fait allusion à Souaïdia, dont le pamphlet La Sale Guerre a donné l'aubaine à certains cercles de s'attaquer à l'Armée populaire nationale. Des attaques auxquelles répondra Bouteflika dans son discours devant la communauté algérienne en Allemagne. Il dira que l'institution militaire " malgré ses lacunes et ses carences, à l'instar des autres institutions de l'État, a su préserver durant la décennie noire et sanglante certaines valeurs dont l'unité territoriale, l'unité du peuple algérien et ses institutions et le régime républicain, qui est l'une des constantes nationales ". Si le président de la République a repris son bâton de pèlerin pour défendre l'honneur des institutions algériennes, un discours suffira-t-il, à lui seul, pour contrebalancer une campagne médiatique qui, elle, dure depuis des mois et ne semble pas prendre fin ? En deux semaines seulement, les partisans du " qui tue qui ? " ont animé, dans la capitale française, deux conférences-débat. Les " vedettes " ne sont autres que les deux apprentis auteurs de La Sale Guerre, Souaïdia, et de Qui a tué à Bentalha ?, Nasroullah Yous, encadrés, évidemment, par des milieux qui ne sont pas étrangers à l'opinion algérienne et que Abdelaziz Bouteflika se dit " connaître parfaitement ". Le silence des officiels des semaines durant sur les attaques, dont l'ANP fut la cible, a donné libre cours aux diverses supputations qui, au fil des jours, se sont transformées en véritables accusations contre l'institution militaire, et cela sans que personne prenne sa défense.
Francis Jeanson

Bernard-Henri Lévy
D'autant plus que les médias lourds nationaux sont devenus depuis quelques années une véritable forteresse inaccessible à tous ceux qui peuvent, à force d'arguments, changer le cours des débats et fixer l'opinion publique, nationale et internationale sur les réels tenants et aboutissants de la situation sécuritaire en Algérie.

Pourtant, cette opinion a connu un revirement extraordinaire, il y a de cela deux années, lorsqu'une contre-campagne médiatique a été menée par plusieurs personnalités algériennes et étrangères, en Algérie et à l'extérieur, à savoir Bernard Henry Lévy et l'ancien " porteur de valises " pendant la Guerre de libération nationale, Francis Jeansen. Mais depuis, c'est un véritable retour à la case départ qui s'est effectué. Et remonter la pente ne pourrait se faire par le biais de discours conjoncturels.

SAID RABIA
Liberté mercredi 4 avril 2001

fr.wikipedia.org - Francis Jeanson
fr.wikipedia.org - Bernard-Henri Lévy

mardi 11 décembre 2012

Bouteflika, pour lui l'autarcie linguistique est due a une gueguerre ideologique


La scène se passe dans un amphithéâtre de l'université de Batna. Le Président de la République demande à un étudiant de répéter l'exposé qu'il vient juste de faire en utilisant une des langues étrangères qu'il maîtrise le mieux. Approximatif et bégayant, le jeune orateur achève à grand-peine son récit.

Visiblement gêné par cette piètre démonstration, le chef de l'État se plaint alors du sort réservé jusque-là à l'enseignement des langues étrangères. Pour lui, l'autarcie linguistique dans laquelle l'Algérie est restée confinée depuis l'indépendance est essentiellement due à un guéguerre idéologique qui a pris en otage l'école, il est temps, a-t-il dit, de briser, le clivage arabophones-francophones afin d'ouvrir l'Algérie à la modernité. À l'adresse surtout des tenants de l'idéologie islamo-baâthiste, Bouteflika a sciemment présenté à titre d'exemples des pays comme l'Arabie Saoudite et l'Egypte, qui introduisent l'enseignement de l'anglais dès le primaire dans le cursus scolaire. " Ou c'est ça ou c'est le retour au Moyen-Âge ", avertit-il. Aussi a-t-il insisté sur la nécessité à " une décision politique " plus prompte à mettre au pas les velléités des uns et des autres.

lundi 10 décembre 2012

Encyclopedie berbere


L’équipe de l'Encyclopédie berbère est heureuse de proposer, à travers ce site, un nouveau regard sur les 1283 notices qui la constituent actuellement. Paru en 1984, le premier volume est le fruit d'un prototype, pensé dès 1970 par Gabriel Camps et son équipe. À cette époque, les grands axes de cet ambitieux projet éditorial étaient déjà programmés avec, pour objectif, l’idée de rassembler, de synthétiser et de répertorier un savoir sur le monde berbère jusque-là dispersé et fragmenté.

encyclopedieberbere.revues.org

Michel Winock - Madame de Stael


Michel Winock vous présente son ouvrage "Madame de Staël" aux éditions Fayard.

www.mollat.com - Madame de Staël (Auteur : Michel Winock)

Notes de musique : Luigi Boccherini - Allegro (Trio op. 14/1) en F Major


dimanche 9 décembre 2012

Jean-Pierre Lledo a l'Institut francais de Tel Aviv


Rencontre le 3 décembre 2012 à l'Institut français de Tel Aviv avec Jean-Pierre Lledo à l'occasion de la sortie de son livre "Révolution démocratique dans le monde arabe --Ah ! si c'était vrai..."

Jean-Pierre Lledo, cinéaste et documentariste, a consacré une large part de son travail à l'Algérie.
En partenariat avec l'Association des Anciens Élèves des Grandes Ecoles (AAEGE)
© Institut français d'Israël 2012

« Rencontre avec un auteur »
Proposé par Olivier Rubinstein et Roselyne Déry
Réalisation et montage: Denis Kassel

מפגש בצרפתית במכון הצרפתי בתל אביב עם ז'אן-פייר לדו, לרגל יציאת ספרו "מהפכה דמוקרטית בעולם הערבי -- הא! לו רק היה בזה אמת" (הוצאת Armand Colin 2012) http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2200275153/ifilesinterna-21 ז'אן-פייר לדו, קולנוען ואיש-תעודה, מקדיש את מירב יצירתו לאלג'יריה.

samedi 8 décembre 2012

Proces des assassins presumes de Merbah


Pres de trois ans après le meurtre de l'ancien Premier ministre et président du MAJD, ses tueurs présumés vont être présentés devant la Cour criminelle de Tizi Ouzou dont la troisième session s'ouvre aujourd'hui. Quarante-neuf personnes sont impliquées dans cet attentat, le premier contre une personnalité politique de grande influence. Kasdi Merbah a été assassiné le 21 août 1993 à Bordj El-Bahr (est d'Alger) avec son fils Hakim; son frère Abdelaziz, son chauffeur Ait Mékidèche El Hachemi et son compagnon Nasri Abdelaziz. Les deux voitures, qui les transportaient, avaient été attaquées en plein centre de ce quartier, près d'Alger-Plage où Merbah possédait une résidence d'été. C'est en quittant sa villa que l'embuscade a eu lieu, l'attentat avait soulevé une foule d'interrogations sur ses commanditaires. Malgré une revendication du GIA, des compagnons du défunt et des membres de sa famille ont refusé de croire à cette thèse. A l'appui de leurs doutes, le professionnalisme avec lequel l'assassinat avait été exécuté.

vendredi 7 décembre 2012

Fetwa pour la presse ou les suppots du Mensonge

Merci aussi a Ali Benhadj, fils de pute, et représentant de l’islam TERRORISTE, le vrai salafiste-sunnite, qui nous débarrassa de ces SALES COMMUNISTES, fils de chiens, ivrognes et fous admirateurs des prostituées.


LISTES DES FILS DE PUTES DE JOURNALISTES ET INTELLECTUELS communistes TUES PAR LES MOUDJAHIDIN.

ET MERCI AUSSI D'AVOIR REFUSER LA FATWA, par demande de Verges, QUI NE CONDAMNE PAS LE MEURTRE DES CES KOUFFARS (COMMUNISTES INTELLECTUELS) SOUS NAISSANCE MUSULMANES.


L'Alliance : La guerre d'Algérie du général Bellounis (1957-1958)


L'histoire de l'Armée nationale du peuple algérien (1957-1958), maquis nationaliste de plus de quatre mille hommes opposé au FLN, armé et équipé par l'armée française, est extravagante. S'y entremêlent des stratégies incompatibles, des retournements d'alliances et des épisodes d'une violence inouïe. Émerge l'image de Mohammed Bellounis, seigneur de guerre puissant, aux ambitions politiques démesurées, menant un jeu habile et dément entre la France et le FLN. Tout cela paraîtra invraisemblable. Ce récit est authentique jusque dans ses détails.




www.amazon.fr - L'Alliance : La guerre d'Algérie du général Bellounis (1957-1958)

jeudi 6 décembre 2012

Aux origines du Printemps amazigh par Ferhat Mehenni

Le Printemps amazigh, tel que nous l'appelons aujourd'hui, était dans la presse officielle et unique de l'époque les « évènements de Tizi Ouzou », tout comme la guerre de Libération nationale (1954-1962) n'était dans la presse française que les « évènements d'Algérie ».

Nous avons opté pour ce terme de printemps par analogie avec le « Printemps de Prague » de 1968 où les Tchécoslovaques s'étaient rebellés contre la dictature de l'URSS sur leur pays, et en faveur de la liberté et de la démocratie.

Il y avait cette similitude de monolithisme partisan dans les deux pays et le socialisme comme doctrine officielle au nom de laquelle était justifié le régime du parti unique. La Tchécoslovaquie était un bastion — à l'échelle d'un empire — de remise en cause d'un système politique oppressif comme l'était, en 1980, la Kabylie en tant que région dans un pays. Mais la comparaison s'arrête là.

Il reste, toutefois, une très forte symbolique qui colle au terme de « printemps », chargée d'espérance, de renaissance, de liberté et de démocratie chez toutes les nations du monde. Même lorsqu'on évoque les « évènements d'Octobre 1988 » en Algérie, on n'hésite plus à parler d'un « printemps en automne ». Cependant, pour nous, le Printemps, amazigh est la naissance et l'explosion au grand jour d'un mouvement de revendications de langue, d'identité et de culture amazighes contre le processus d'aliénation national, officiel qui voulait, et qui s'entête toujours à vouloir, que nous soyons « arabes ». L'indépendance algérienne avait consacré l'arabo-islamisme au détriment d'une « Algérie algérienne », des militants nationalistes exclus du PPA/MTLD (mouvement indépendantiste) en 1949 sous prétexte de « berbérisme ». Il s'en était suivi une crispation de l'officiante envahie par l'idéologie panarabiste et exclusiviste du Baâth à rencontre de tout ce qui est amazigh. Ceci a d'autant été renforcé que la fronde du FFS contre le « régime personnel » de Ben Bella entamée à l'échelle nationale n'avait pu avoir de réalité et d'épaisseur qu'en Kabylie. Celle-ci battue, en 1965, et injustement accusée de sécession, aura — à ce jour — du mal à se débarrasser de cette terrible image de dangereux spectre menaçant perpétuellement l'unité nationale. Au nom de celle-ci, la langue amazighe était férocement combattue tant par la politique d'« arabisation », les instituts d'embrigadement du citoyen (FLN et ses organisations de masse) que par les services de sécurité : police, gendarmerie, douanes et sécurité militaire. L'histoire est falsifiée, elle ne commence qu'au VIIIe siècle avec l'arrivée de l'islam.

1ere partie - Lecture du roman "Allah au pays des enfants perdus" de Karim Akouche


1ère partie de la lecture du roman « Allah au pays des enfants perdus » de Karim Akouche, lors du lancement à la Société SJB de Montréal, le 6 octobre 2012. Avec Romain, Bernard Carez, Lyne Cadieux et Mourad Itim. Filmée par Mathieu Breton.


mercredi 5 décembre 2012

Sid Ahmed Ghozali sur la prochaine visite de Hollande




100 terroristes elimines et exhibes (presse ecrite et television)


La lutte antiterroriste qui se mène sur le terrain atteint un pic presque jamais égalé ces derniers temps. On le constate à travers tous ces coups durs qu'assènent les forces de l'ordre aux groupes armés. Les résultats obtenus parlent d'ailleurs d'eux-mêmes. Près de 189 terroristes abattus durant le seul mois de février. Ce bilan est basé sur les informations officielles rendues publiques à travers les communiqués des services de sécurité et autres canaux habilités à fournir ce genre d'infos. Il faut toutefois préciser que la majorité de ces terroristes ont été mis hors d'état de nuire dans les régions Ouest du pays.

mardi 4 décembre 2012

Le FLN au musee ...

Le second week-end de campagne a été mis à profit par le docteur Youcef Khatib pour donner de la cadence à son action, grâce notamment à un discours aussi franc vis-à-vis du public que percutant à l'endroit des autres candidats mais surtout de celui dit du " consensus ".

C'est à Tiaret, la ville où il a exercé son métier de médecin durant la seconde phase de sa mise en résidence surveillée (de 1973 à 1977) que Khatib s'est rendu tôt dans la matinée de jeudi dernier. Dans l'avion qui l'emmenait vers la capitale des Rostémides, l'ancien numéro 1 de la wilaya IV, resté silencieux jusque-là, leva subitement la tête du journal qu'il tenait pour nous montrer du doigt les monts de l'Ouarsenis, le fief du maquisard qu'il était. Moment intense d'émotions et de souvenirs. Après une heure de vol, le candidat et sa délégation sont reçus à l'aéroport par un comité d'accueil de près d'une quarantaine d'hommes et de femmes.

Le cap est mis sur le quartier Sonatiba, l'un des plus pauvres de la wilaya, où les habitants venus de Melâab ou d'autres endroits infestés de terroristes, souffrent le martyre dans des " bidonvilles en béton " dépourvus d'électricité, d'eau et de sanitaires. "Un tel cauchemar après 36 ans d'indépendance ", commenta un proche collaborateur de Khatib. Après s'être entretenu avec ces " damnés de la terre ", et après les avoir incité à " frapper sur la table ", eux aussi, pour leurs droits, le candidat gagna le cimetière de la ville où il s'est immédiatement rendu aux Quartiers des Martyrs pour saluer la mémoire du colonel Belhadj Boucif et de Yamina Ait Amrane. S'ensuit une marche longue de plusieurs kilomètres dans les rues de Tiaret où il a inauguré le siège de sa permanence locale. Auparavant, de passage devant celle des Hamrouche, Khatib n'a pas manqué de marquer une courte halte pour en saluer les animateurs et les exhorter " sportivement " à tout faire pour permettre le libre choix du peuple. Les hamrouchiens tiaretis ont paru apprécier le geste. Plus loin, le docteur ex-colonel, de passage devant le siège du comité de soutien de Bouteflika, fera mine de n'avoir rien vu. Le " consensus " ce n'est décidément pas sa tasse de thé. Il refuse celui d'aujourd'hui comme il a rejeté ceux de 1962 et 1965.

Il reviendra d'ailleurs longuement, lors du meeting qu'il a tenu à la salle des fêtes, sur les premières années de l'Indépendance, durant lesquelles " le processus de marginalisation du peuple a été enclenché, au nom de la légitimité révolutionnaire ". Rejetant ce moyen " frauduleux " de prise de pouvoir, Khatib va jusqu'à préconiser que " le FLN doit aller au musée ", pour que chaque patriote puisse s'en réclamer et se revendiquer de la Révolution qui est celle de " tout le peuple " et que certains tentent, à chaque étape depuis 1962, d'exploiter pour régénérer les mêmes méthodes d'exclusion à travers la cooptation d'hommes " interchangeables " à l'intérieur du même système.

Le même discours sera tenu dans l'après-midi, à Tissemsilt, où le candidat a été reçu au rythme de karkabou et de youyou par une foule des grands jours. Il a également exposé les grandes lignes de son programme au cours de ce même rassemblement, transformé en conférence-débat, pour permettre au public de faire état de ses préoccupations. Cela se passait au Palais de la culture où beaucoup n'ont pu accéder faute de place. " Ne permettez pas à ceux qui ont volé le pouvoir par la force de revenir aux commandes ", a averti Khatib. Reprenant encore la question de l'exploitation du sigle FLN pour le compte des " voleurs d'hier ", le candidat a tenu à rappeler que la direction de ce parti s'était opposée à l'idée de donner des armes aux moudjahidine et aux jeunes pour protéger leurs familles, expliquant cette position par les " tendances pro-terroristes " de certains responsables de ce parti. Pour sa part, Khatib a affirmé ne reconnaître aucune autre légitimité que celle accordée par le peuple. Il a fait état, à nouveau, de son opposition à " tout dialogue avec les terroristes ".

A l'issue de ce débat, la délégation du candidat s'est rendue à Mahdia, dans la wilaya de Tiaret, où Khatib a été contraint d'improviser un autre meeting, en raison de la foule innombrable venue l'accueillir ... en l'absence de la caméra de l'ENTV.

La journée d'hier a vu le docteur se rendre dans plusieurs localités de la wilaya de Jijel, notamment celles durement touchées par le terrorisme. Ce fut à chaque fois l'occasion d'avertir que " nul ne peut prétendre négocier au nom du peuple, sans l'aval de celui-ci, surtout s'agissant de dialogue pour l'amnistie ". Si la paix ne peut advenir qu'au prix d'un tel dialogue, " cela ne saurait pour autant se faire sans un référendum populaire ", a-t-il déclaré. Le docteur Khatib a clôturé son week-end de campagne par un meeting tenu à la salle des fêtes d'El-Harrach où il a encore réaffirmé ses positions.

L'Authentique vendredi 2 - samedi 3 avril 1999

fr.wikipedia.org - Youcef Khatib

Tout ou rien



lundi 3 décembre 2012

Zerhouni-Saadi, les dessous d'un accord secret



La verite sort de la bouche des presentateurs




dimanche 2 décembre 2012

Esclavage, feces et crottins








Abou Bakr Djaber Al-Djazairi

Ghozali revient apres six ans d'hibernation

Difficile de juger le parcours d'un homme qui est resté aux affaires, en tant que Premier ministre, à peine une année. Avec cette différence, cependant, que, durant cette période, il aura été le Premier ministre de deux chefs d'Etat aux vues diamétralement opposées : Chadli Bendjedid et Mohamed Boudiaf. Sept mois Premier ministre de Chadli Bendjedid, six mois Premier, ministre de Mohamed Boudiaf qui l'avait reconduit dans ses fonctions dès sa nomination comme président du (HCE) Haut Comité d'Etat.

Sous l'ère Chadli, Ghozali avait pour tâche prioritaire l'organisation d' " élections libres et honnêtes ". Il s'y dévoue avec beaucoup de convictions, réussissant la prouesse d'organiser la rencontre gouvernement-partis, côte à côte, au palais des Nations, Mehri, Ben Bella, Aït Ahmed, Kasdi Merbah, Slimane Amirat, Saïd Sadi, Mahfoud Nahnah, Djaballah, Louisa Hanoune ... Le tout sous l'oeil goguenard des dissidents du FIS, parmi lesquels Bachir F'kih et Ahmed Merani ... Depuis 1962, Mehri, Ben Bella et Aït Ahmed n'ont jamais eu l'occasion de confronter leurs points de vue lors d'une rencontre. On le sait, Ghozali toujours, au lendemain de la victoire du FIS, aura ces mots : " Ces élections n'ont été ni libres ni honnêtes. " Pourtant, quelques jours auparavant, il déclarait à propos du FIS dont il pressentait le raz-de-marée : " Le FIS ne peut prétendre participer au pouvoir tant qu'il n'a pas pris une position claire vis-à-vis de la démocratie et des lois de la République. On ne peut tirer avantage d'un système tout en laissant entendre clairement qu'il sera supprimé. " Ces propos rapportés dans Le Matin du 25 décembre 1991 sonnaient comme un avertissement. Sid Ahmed Ghozali savait-il que les élections allaient être annulées ? Sans doute. Une chose est sûre, il prendra une part active dans cette interruption, puisqu'il aura à gérer, en sa qualité de membre du Haut Conseil de sécurité, le pays avant que ne soit décidée la création du HCE.

samedi 1 décembre 2012

Entretien avec M. Slimane Hachi (CNRPAH)


Entretien avec M. Slimane Hachi, Directeur du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques - CNRPAH - (Algérie)

Quatrième session de l'Assemblée générale de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (UNESCO, 04-08/06/2012).

En savoir plus sur le patrimoine immatériel: http://www.unesco.org/culture/ich/fr/



Bouteflika aux kabyles : Je vous ai compris !


vendredi 30 novembre 2012

Fouad Boulemia condamne a mort

Chefs d’inculpation : homicide volontaire, adhésion a un groupe terroriste armé et détention d'une arme à feu sons autorisation.

Reporté à deux reprises, le procès assassin de Abdelkader Hachani a finalement eu lieu ce jeudi. Le tribunal criminel d'Alger, qui a jugé le nommé Fouad Boulemia, âgé de 28 ans, coupable du meurtre de l'ex-n°3 du FIS dissous, a prononcé une condamnation à mort de l'accusé, dans un procès qui n'aura pas drainé de foule. Voici, par ailleurs, quelques morceaux choisis de l'audience. Après la lecture par le greffier de l'arrêt de renvoi où il a expliqué l'affaire dans le menu détail, le président de la cour demande à l'accusé de confirmer la version des faits telle que consignée dans un procès-verbal établi par le juge d'instruction, et où Boulemia avoue clairement son crime dans un cabinet dentaire à Bab El-Oued, le 22 novembre 1999. Mais coup théâtre : l'accusé nie tout ce qu'il avait soutenu auparavant. " C'était un scénario, c'est le général Toufik qui m'a sommé de faire cet aveu en me promettant que j'allais m'en sortir au maximum avec 15 ans de prison. " Il affirme que cette affaire n'est qu'un " scénario monté au commissariat central " et qu'il n'a pas été interrogé. Cette " sortie " de Boulemia plonge la salle n°3 du tribunal d'Alger dans une ambiance de bruit et de chuchotements. Mais le jeune avocat de la défense trouve là une aubaine pour donner une autre tournure au procès. Mr Khelil exige, en effet, la présence du général dont le témoignage est à ses yeux très " important ", faute de quoi il se retirerait de la défense. Mr Khelil, avocat de la partie civile, appuie la demande de son collègue et menace, lui aussi, de se retirer si le général cité n'est pas convovoqué. Le procès est à présent bloqué devant l'insistance des deux avocats, le président de la cour suspend momentanément l'audience et invite ces interlocuteurs à un " conclave " pour tirer l'affaire au clair. Et au moment où tout le monde attend le report du proies le juge et ses " invités " reviennent dans la salle et l'audience reprend normalement. Ce seront près d'une quinzaine de personnes qui défileront devant le juge et les avocats pour donner leurs versions des faits. Première à passer à la barre, Belkhir Lila, 28 ans, infirmière au cabinet dentaire où feu Abdelkader Hachani avait été assassiné, dévisage durant quelques secondes l'accusé et le reconnait comme étant celui qui avait tiré sur ce dernier. Un témoignage qui fera réagir Fouad Boulemia : " Je ne l'ai pas tué et je ne veux pas avoir le sang de Hachani sur la conscience. " " Quand ils t'ont ramené devant une quinzaine de policiers au commissariat, ils t'ont dit " dis que c'est lui (Boulemia, NDLR) l'assassin ". N'aie pas peur, il est chez nous, il ne te fera rien ! Dis la vérité et ne fait pas de " chahadate azour " (parjure, NDLR) ", lance l'accusé, visiblement décontenancé par le témoignage de l'infirmière. Le deuxième témoin, qui était également un patient le jour du meurtre, reconnaît lui aussi Boulemia. Au président de la cour qui lui demande s'il a vu Boulemia tirer, le témoin affirme : " Je l'ai aperçu le pistolet dans ta main de l'accusé et vu M. Hachani s'affaler. " L'autre témoin, un habitant du même immeuble, le théâtre du crime, Mustapha, âgé de 29 ans, qui reconnut lui aussi l'accusé, affirme qu'il avait accouru aussitôt qu'il avait entendu la détonation.

Layada chez Ali Benhadj


L'ancien chef du Groupe islamique armé (GIA), Abdelhak Layada, a été libéré hier, vers 17 heures, de la prison de Serkadji, à Alger, où il était détenu depuis la fin 1993. Il est ainsi le troisième activiste islamiste " poids lourd " à bénéficier des dispositions des ordonnances présidentielles portant mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale du 29 septembre 2005, après le n°2 de l'ex-FIS, Ali Benhadj, et Fouad Boulemia, un membre du GIA, condamné pour avoir assassiné Abdelkader Hachani, une figure influente de la direction du parti dissous, en 2000. C'est d'ailleurs chez Benhadj, à Jolie-Vue, dans la banlieue d'Alger, et non à Baraki où réside sa famille, que Layada s'est rendu, hier, immédiatement après avoir quitté l'enceinte du pénitencier de Serkadji. C'est là où les rejoindront aussitôt d'autres activistes du parti dissous.

jeudi 29 novembre 2012

Moufdi Zakaria, les vers resistants

En mémoire au poète de la révolution, auteur du texte Kassamane l'hymne national. Ghardaia va vivre une année Moufdi Zakaria et ce, depuis samedi passé. Initiée par la fondation qui porte le même nom que le poète, créée en octobre 2001 et présidée par le fils de Moufdi Zakaria, M. Slimane Cheikh, actuellement ambassadeur d'Algérie au Caire. Le premier objectif de cette fondation est la reconstitution de l'œuvre globale de Moufdi Zakaria éparpillée de nos jours dans différents pays. La fondation a récupéré près de 200 documents.

Moufdi Zakaria est né en 1913 à Béni Isguen dans le Mzab, l'enfant prodige fit ses débuts dans les écoles coraniques dans sa ville natale, puis à Annaba. À 14 ans, son père l'envoya à Tunis où il consolida, jusqu'en 1936. son enseignement coranique de base par des études littéraires et par une initiation à la politique. Écrivain depuis 1925. Moufdi Zakaria est considéré comme le plus grand poète national. Il composa des hymnes nationalistes (Min Djibâlina, en 1923).

mercredi 28 novembre 2012

La Convention de 1989 et les 11 generaux algeriens



Art. 1

1. Aux fins de la présente Convention, le terme « torture » désigne tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou tout autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles.

Faut-il juger les generaux par Mohamed Benchicou

Amnesty International vient de s'inviter, de façon spectaculaire, au débat sur la torture de l'armée française durant la guerre d'Algérie. Elle ne demande rien de moins que la traduction en justice des généraux français qui se seraient rendu coupables d'exactions à l'encontre des résistants algériens. Embarrassant. Embarrassant pour tout le monde. Pour les Français d'abord qui se voient obligés de répondre d'actes répréhensibles non plus seulement aux communistes français dont ils peuvent, à loisir, discuter de l'obédience, du passé ou des arrière-pensées, mais à une organisation humanitaire dont ils ont de surcroît soutenu, peu ou prou, l'obstination dans la recherche de la vérité. On assiste, en effet, à ce que l'on peut désigner comme une implacable logique d'une pensée, celle des droits de l'Homme, qui n'a cure des nationalités ou des circonstances et qui, conformément aux statuts d'Amnesty, prône à faire respecter la Déclaration universelle des droits de l'Homme. De ce strict point de vue, les Français se voient tenus de répondre d'actes aussi scandaleux que ceux dont s'est rendu coupable Pinochet, une bizarrerie de l'histoire qui a aussi ses acides ironies. L'affaire devient d'autant plus grave que le quotidien Le Monde daté du dimanche 3 décembre fait état de révélations d'historiens français qui parlent de l'emploi systématique de la torture par l'armée française durant la Bataille d'Alger, citant non seulement Pierre Vidal-Naquet, mais aussi des historiens comme Robert Bonnaud qui parle de « culture de la torture » ou des chercheurs qui n'hésitent pas à exhumer des textes de lois de l'époque coloniale qui légalisent la torture. Le débat prend incontestablement une autre tournure. Cela ne prête pas pour autant matière à jubilation pour les officiels algériens dont on a pu mesurer l'ampleur du silence gêné tout le long de ce débat et pour qui, il faut en convenir, la sortie d'Amnesty est motif de grand embarras : si l'organisation humanitaire demande justice pour des arbitraires commis en Algérie dans les années cinquante, elle est, de facto, autorisée pour les exiger pour des actes qu'elle soupçonne avoir été faits pendant les années quatre-vingt-dix et toujours en Algérie. Amnesty devient alors inattaquable : elle aurait revendiqué des autorités algériennes ce qu'elle exige ouvertement des autorités françaises. Bien des arguments nationalistes se trouvent ainsi dévitalisés. Tant pis pour le nationalisme. Mais que dire de plus ? Le débat est ouvert. Autant que les points d'interrogation : pourquoi l'organisation humanitaire indépendante, fondée en 1961 par l'avocat britannique Peter Benenson, éprouve-t-elle le besoin d'explorer des évènements antérieurs à sa création ? Difficile de ne pas faire de relation avec la récente mission d'Amnesty International à Alger. Donc, il faut désormais s'emparer de la question autrement que par les aboiements désemparés des nouveaux avocats des généraux algériens ou par ces stupides reparties de supplétifs officiels qui se donnent des accents de veuves outragées. Mais le système algérien le peut-il ?

Le Matin N2669 dimanche 3 novembre 2000

mardi 27 novembre 2012

Belaid Abdesselam, Je sais qui sont les ennemis de l'Algerie

Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire arabophone El-Khabar El-Ousboui, l'ex-Chef du gouvernement a tiré à boulets rouges sur le général Mohamed Touati.

Il a qualifié Mouloud Hamrouche de liquidateur de la politique de Boumediene, a fait endosser une part de responsabilité à Ahmed Taleb-Ibrahimi, dans l'intervention de l'ANP lors des évènements d'octobre 1988, et a considéré, dans le même entretien, la création du FIS comme l'élément salvateur du pouvoir qui allait « tomber », au début des années 1990.

Après presque deux, années de silence, Bélaïd Abdesselam sort de son mutisme et règle ses comptes. Abordant la crise que vit l'Algérie, il nous renvoie aux évènements de 1988, qui, d'après lui, ont été confectionnés par Chadli et L'hadi Khediri pour desserrer l'étau qui bloquait les réformes lesquelles réformes, dit-il, allaient à rencontre de la politique économique de Boumediene. Dans ce domaine, Bélaïd Abdesselam, affirme que « Hamrouche n'a jamais été un réformiste, mais un liquidateur».

Banu Hilal


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lundi 26 novembre 2012

Said Mohammedi, un kabyle nazi



Saïd Mohammedi était un homme politique algérien d'origines kabyle. Il a été vice-président du Conseil du gouvernement algérien en 1963.

Après avoir fait partie des SS en Allemagne, cet originaire de Fort-National (Kabylie) prend la fuite en Algérie en 1945. Il sera d'abord commandant de la wilaya III pendant la guerre d'Algérie, avant de rejoindre le gouvernement d'Ahmed Ben Bella en 1962.

Écarté par Boumediène, il est mis en résidence surveillée, avant d'être libéré, puis de rejoindre le Front islamique du Salut (FIS) à la fin des années 1980, interdit en 1992.

Il est mort en France en Décembre 1994



Le Dr Said Sadi et Noureddine Ait-Hamouda insultent PUBLIQUEMENT la mere de Lounes Matoub


ELLE S'ÉLÈVE contre «l'inacceptable le plus honteux que sont les injures prononcées publiquement contre les deux femmes qui défendent l'honneur de leur fils, de leur frère et de leur famille».


Le procès, intenté par le Dr Saïd Sadi et Noureddine Aït-Hamouda à la soeur et à la mère du chanteur Lounès Matoub, s'ouvre ce matin à Paris. Les deux responsables du RCD ont intenté ce procès à Malika Matoub et à Nna Aldjia pour diffamation. Lors de plusieurs déclarations, Malika, la soeur du chanteur assassiné en juin 1998 et président de la Fondation Matoub, et la mère de Lounès ont toutes deux fait des allusions autour de l'assassinat du chanteur. Le Dr Sadi et Noureddine Aït-Hamouda, s'estimant diffamés, ont ainsi poursuivi en justice et la soeur et la mère de Lounès Matoub. La Fondation Matoub a, pour l'occasion, rendu publique une déclaration dans laquelle elle apporte « son soutien affectueux et à Malika et à Nna Aldjia ... ». Pour la Fondation « le 13 mai (aujourd'hui ndlr) à Paris, devant la 17e Chambre correctionnelle, Malika Matoub devra répondre des accusations de diffamation contre Saïd Sadi et Noureddine Aït-Hamouda ». Après avoir noté que « depuis l'assassinat de Lounès, le jour même de l'attentat, ils ne cessent de faire des déclarations contradictoires et ambiguës, d'une part et de fidélité à sa mémoire d'autre part ». Elle s'élève contre « l'inacceptable, le plus honteux que sont les injures prononcées publiquement contre les deux femmes qui défendent l'honneur de leur fils, de leur frère et de leur famille ». Car pour la Fondation, « un Kabyle n'insulte pas la mère et la famille de son ami ». Pour les rédacteurs de la déclaration, les deux hommes « cherchent vainement à les discréditer dans le coeur des Kabyles (la famille Matoub ndlr) ; ils les insultent dans les médias, mais ils ajoutent à leur perfide entreprise, le reniement de leur propre culture, de nos traditions berbères de l'honneur, du respect pour les mères et pour les disparus ». Les membres de la Fondation Lounès-Matoub et de l'association des Amis de la Fondation Matoub, en Algérie, en France et dans le monde « se dressent comme un seul homme pour dénoncer le mensonge».

A. S. (L'Expression mardi 3 mai 2003)

samedi 24 novembre 2012

Matoub, sa derniere interview


« Je suis peiné d'être absent ce 20 Avril 1998 parmi les miens. Mais ce qui compte, c'est ce sens de l'initiative de la part de toutes les personnes qui ne cessent de contribuer à la promotion de tamazight. Cependant, je souhaite un très bon courage à tous les animateurs du Mouvement culturel berbère », nous avait confié Matoub Lounès, l'année dernière, lors d'un de ses derniers entretiens à quelques jours de son départ pour Paris où le chanteur devait se rendre pour finaliser son double album Aghuru. Eu égard à la situation sécuritaire, a-t-il ajouté, « je m'abstiens de chanter pour ne pas faire prendre de risques à des milliers de personnes qui viendraient m'écouter ». Des risques que Matoub n'aura pas hésité à prendre au péril de sa vie pour rester chez les « siens ».

Aujourd'hui, Matoub a rejoint l'Au-Delà, les forces du mal ont eu raison de lui.

Mouloud Mammeri disait : « Yella walbaâdh, yella lilac it ; yella wlbâadh vlac it yella. »

Matoub fait partie de cette seconde catégorie. Il sera éternellement présent dans les esprits malgré son absence à jamais.

Le Matin rend hommage au chantre. Il vous propose l'une de ses toutes dernières interviews (déjà parue dans l'édition du 23 mai 1998).

Assassinat de Matoub; sa famille refute la these officielle


Dans une déclaration rendue publique, hier, Nna Aldjia Matoub, réfute « la thèse officielle sur l'identité des véritables assassins de Lounès ». Cette déclaration, qui intervient le jour de la tenue du procès opposant, à Paris, la famille Matoub à Saïd Sadi et Noureddine Ait Hamouda et à près d'un mois et demi du 5e anniversaire de l'assassinat du Rebelle, était l'occasion pour Nna Aldjia de tenter « de lever le voile sur le mensonge entretenu qui a suivi la mort de mon fils unique ». A ce titre, la mère de Matoub dénonce « les campagnes médiatiques contre la famille Matoub orchestrées et exécutées par des agents qui ont bu dans la cruche de l'injustice et de l'oppression sous le couvert d'une amitié quand bien même trahie ». Pour Nna Aldjia, « les masques sont aujourd'hui tombés, ceux qui ont sacrifié Lounès et vendu la Kabylie pour les strapontins sont connus ». Par ailleurs, elle interpelle le Président de la République « pour relâcher les candidats à l'inculpation, Chenoui et Medjnoun, version RCD ». En parallèle, elle exige «des autorités judiciaires la réouverture d'une véritable enquête et citer les rémoras du régime assassin, à s'expliquer, en tenant compte des déclarations de ma belle-fille, témoin du crime, qui les a accusés publiquement ».

Ar. S.
L'Expression mercredi 14 mai 2003



Rabah Kebir, Nezzar doit etre juge en Algerie



Dans une déclaration, hier soir au quotidien oranais Errai, l'un des dirigeants de l'ex-FIS à l'étranger, Rabah Kébir, a estimé que " Nezzar a peur parce qu'il sait plus que tout autre qu'il est responsable de la crise que traverse le pays et du sang qui a été versé ". Kebir s'est dit non surpris par une telle attitude " dans la mesure où Nezzar représente ce qui est arrivé à Pinochet et à Milosevic et autres. "

Le problème de Nezzar, a dit Kébir, n'est pas avec une seule personne, mais avec l'ensemble du peuple algérien. " Nous demandons à ce qu'il soit présenté à la justice en Algérie avec toutes les garanties requises ", a clamé le responsable de l'instance exécutive à l'étranger du parti dissous. Selon Kébir, les hommes doivent être interrogés sur leurs options et décisions politiques, et c'est dans cette optique, a t-il poursuivi, que Nezzar " doit rendre compte de sa responsabilité d'avoir entraîné le pays dans une spirale de crise dont il connaissait le début, mais pas la fin. "

En conclusion, Kébir lance un appel à l'armée : " Cette institution doit se délester de l'héritage qu'a laissé Nezzar et ce, en facilitant sa présentation devant un tribunal en Algérie. "

L'Expresssion jeudi 23 aout 2001
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