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lundi 9 septembre 2013

Mohammed Arkoun - Islam et terrorisme musulman



Scandale SONATRACH (le grand deballage)


SCANDALE SONATRACH
Le grand déballage

Recruté entre 2002 et 2008 comme consultant par la compagnie pétrolière algérienne à l'initiative de son vieil ami Chakib Khelil, le mystérieux Robert W. Pleasant aura chèrement monnayé ses services. Enquête exclusive sur un pseudo-expert qui a touché le gros lot.

FARID ALILAT, envoyé spécial à Alger

Bouteflika : UN TRAITRE
« Je n'ai rien à vous dire à ce sujet ... » Lorsque Robert W. Pleasant a entendu les mots « journaliste » et « Sonatrach », il nous a aussitôt raccroché au nez et a placé son téléphone sur répondeur, avant de se mettre aux abonnés absents. Résidant dans la très chic Park Avenue, à New York, cet avocat américain a de bonnes raisons d'esquiver les questions embarrassantes, d'autant que son ami de longue date, Chakib Khelil, ex-ministre algérien de l'Énergie et des Mines, est désormais inculpé et recherché par la justice de son pays pour corruption, blanchiment d'argent, conclusion de contrats contraires à la réglementation, abus de pouvoir et constitution de bandes criminelles organisées. Jadis associé à la manne pétrolière algérienne, le nom de Chakib Khelil sent aujourd'hui le soufre.

A la tête d'un prétendu cabinet d'avocats et d'experts dénommé Pleasant & Associates, Robert W. Pleasant, 76 ans, a été recruté comme consultant entre 2002 et 2008 par le ministère de l'Énergie et la compagnie pétrolière Sonatrach. Présenté comme le principal artisan de la très controversée loi sur les hydrocarbures dite loi Khelil, adoptée par le Parlement en 2005 puis gelée par le président Abdelaziz Bouteflika, Pleasant est pourtant un illustre inconnu au barreau de New York. Son cabinet ne figure dans aucun registre de commerce aux États-Unis, et il semble bien qu'il soit le seul associé dans ce fantomatique Pleasant & Associates dont le siège véritable pourrait se trouver dans un paradis fiscal plutôt qu'au 1120 Park Avenue, à New York. Enfin, son nom ne figure dans aucun organigramme de la Banque mondiale, alors qu'il se présentait comme un expert auprès de cette institution lors de ses multiples passages en Algérie.

dimanche 8 septembre 2013

Wahiba Khiari


Wahiba Khiari est née à Alger en 1969. Après des études d’anglais, elle obtient le CAPES et enseigne dans un lycée proche de Constantine. En 1997, elle décide de quitter l’Algérie et s’installe en Tunisie. Elle s’inscrit dans un atelier d’écriture, devient responsable du rayon littérature d’une grande librairie de Tunis. Aujourd’hui mariée et maman de deux enfants, elle s’occupe de la communication de cette même librairie. Nos Silences (elyzad, 2009) est son premier roman.


www.elyzad.com

jeudi 5 septembre 2013

Algerie - SONATRACH le grand deballage




mercredi 4 septembre 2013

La France a echappe a une attaque chimique en 2004


LES SIX personnes interpellées au début du mois et interrogées par la DST, ont permis de révéler que la famille Benchellali préparait un attentat chimique à Vénissieux, dans les environs immédiats de Lyon.

L'Expression lundi 12 janvier 2004

www.leparisien.fr

dimanche 1 septembre 2013

Quelle destination pour l'Algerie


OÙ va le pays ? La question, lancinante, n'est pas nouvelle. Comme d'ailleurs la réponse que personne ne peut oser. Il y a onze ans, Boudiaf était abattu en mondial live. Des images d'une rare violence. Qui choquent encore. En plus d'avoir rejoint le bercail pour, pensait-il, foncièrement convaincu, « sauver » ce qui restait à sauver, cette interrogation il la posera dans un livre-mémoires forcément émouvant pour ceux qui connaissaient l'homme et son parcours militant Où va l'Algérie ? s'interrogeait-il avant son retour au pays. Une fin de règne tragique et une suite dramatique qui n'aidera pas à la compréhension d'une Algérie frappée de malédiction, poursuivie par le mauvais sort, violentée par ses enfants et qui ne cessera, plus d'une décennie durant, de faire la une de l'actualité. Par la lucarne du sang et des armes, des assassinats en gros et en détail, de la manipulation et des surenchères politiques.

Le 29 juin 1992, les tenants du statu quo et des scénarios du pire renvoyaient les Algériens revisiter leur histoire récente. Pas toujours belle à raconter. Faite de reniements, de traîtrises et de trahisons. De complots qui n'en finissent jamais. Boudiaf est mort sans avoir répondu à une interrogation plus que jamais d'actualité. Avec des zones d'ombre supplémentaires, dès panneaux indicateurs qui ont perdu le nord et les cadrans d'une montre figée. Comme autant d'invites à la méditation. Onze ans que Tayeb El Watani a été assassiné. Et cette impression de déjà-vu, ce curieux sentiment que le douloureux anniversaire n'est en fait plus qu'une douteuse étape de trop pour faire actionner la machine à remonter le temps à moins d'une semaine de la sortie de prison d'une des deux figures de proue de l'ex-FIS, Ali Benhadj. Qui rappelle que les choses n'ont pas trop avancé depuis l'interruption brutale du processus électoral en 1991. Un homme politique trahi par sa sincérité et une formation politique qui aura vécu et dont le fantôme hante, pour ne pas dire rythme encore, la vie politique nationale.

En 2003, moins d'une année avant les présidentielles, on ne sait toujours pas qui est qui, qui veut quoi et surtout où on veut aller, quelle est la destination réelle de l'Algérie. Le pôle dit « démocratique » avance toujours en rangs dispersés et sort plus que jamais affaibli, les islamistes reprennent du poil de la bête et se présentent de nouveau en alternative, l'acte de voter toujours pas du domaine du « sacré », les coups bas inévitables, les retournements de veste spectaculaires inscrits à l'ordre d'une logique massacrante, les alliances contre-nature fréquentes. En plus clair, tous les ingrédients à l'origine d'une impasse sans fin. Longue de plus de deux cent mille morts.

Personne ne connaît les commanditaires du crime ignoble qui a mis fin à une expérience originale, à la vie d'un homme qui a suconquérir le cœur des Algériens. Comme personne ne peut répondre à cette autre question forcément grave : pourquoi continue-t-on à mourir de mort violente et qui a intérêt à maintenir un seuil minimum de terrorisme ?

Par Madani Seghir
La Tribune lundi 30 juin 2003

dimanche 18 août 2013

Ali Benhadjar


TRÈS DISCRET, l'ancien émir au GIA refuse de confirmer que des éléments de l'ex-FIS éprouveraient de la sympathie pour Ali Benflis.

Ali Benhadjar a hanté les redoutables maquis de Médéa entre 1993 et 2000. Dans un long entretien accordé au journal londonien Al-Hayat, il revient sur des événements dont il a été le témoin direct. Il revient également sur les sujets brûlants du moment. Ainsi, tout comme il s'était démarqué du GIA, depuis l'assassinat de Redjam et Mohamed Saïd et la radicalisation de ce mouvement sous la férule de Djamel Zitouni, il continue de se revendiquer de l'ex-FIS. L'homme, qui a profité de la grâce amnistiante depuis qu'il a rejoint les rangs de l'AIS, indique que son « parti prendra la décision qu'il faut à propos de la présidentielle au moment opportun ». Il n'en ajoute pas moins, rejoignant les grandes lignes du plan de paix de Abassi Madani, qu' « un report est nécessaire puisqu'un nouveau mandat, quel qu'en soit le bénéficiaire, dans la situation actuelle, ne résoudrait pas la crise. Une crise qui est loin de se confiner au simple conflit apparu entre Bouteflika et Benflis ». A ce propos, justement, Benhadjar, qui donne l'air d'avoir gardé des contacts importants au sein des rangs de l'ex-FIS pour en avoir été député de Médéa avant l'annulation du scrutin, indique ne rien savoir du fait que « des éléments de ce parti éprouveraient assez de sympathie pour voter en faveur de Benflis depuis qu'il a eu le courage de démissionner de son poste de ministre de la Justice lors de la période noire des camps du Sud » et dont le concerné avait été une des victimes. Dans le même cadre, Benhadjar, en dépit de la grâce amnistiante qui en a fait un citoyen à part entière malgré tout ce qu'il a fait, donne l'air de ne pas avoir assez reçu. Il refuse en effet de lancer un appel à la reddition des éléments du GIA qu'il combattait il n'y a pas si longtemps de cela. Il estime que ces gens, de même que ceux de l'AIS, restent « privés de leurs acquis (politiques ?), de leurs droits et de leur dignité ». Benhadjar, dans des révélations qui restent quand même à vérifier, a souligné qu'il a vengé « indirectement l'assassinat de Mohamed Saïd et Redjam lors d'une embuscade tendue à un groupe du GIA et durant laquelle Zitouni a été abattu en même temps que deux de ses principaux lieutenants ».

Il explique qu'à la mort de Gousmi, émir du GIA, ce n'est pas l'anonyme Zitouni qui devait prendre la succession, mais plutôt Mahfoud Tadjine, accusé par la suite d'être proche du mouvement djazaâriste, qui a, par la suite, fini par être littéralement éradiqué sur le territoire national. Zitouni, que Benhadjar soupçonne de rouler pour d'autres causes et intérêts, s'est fait connaître depuis l'assassinat d'un gendarme à l'ambassade de France et le vol d'une Douchka sur un navire de guerre.

Benhadjar, mettant fin à pas mal de spéculations et accusations, confirme également que c'est Zitouni qui se trouve derrière l'enlèvement et l'assassinat des moines de Tibehirine. Il précise, toutefois, que comme pour toutes les autres opérations d'envergure, « il avait fait appel à des katibate venues d'autres régions du pays depuis que celle que (Benhadjar dirigeait) avait refusé de prendre part à cet enlèvement ».


L'Expression lundi 19 Janvier 2004

jeudi 8 août 2013

Le Salafisme Socialiste


Quoi qu'il en soit, l'Islam vidé de son esprit révolutionnaire peut servir à n'importe qui, y compris à la néo-bourgeoisie affairiste et gloutonne représentée notamment par l'auteur d'un ouvrage paru en langue nationale en 1980 à la S.N.E.D. : Sihâm al-Islâm. Ce livre a été jugé injurieux et insidieux à tel point que l'auteur (un « imam ») a eu droit à deux articles-réponses (30) on ne peut plus justes et cinglants. Le premier s'étalant sur presque toute la page, de la plume du Secrétaire général de l'Organisation nationale des Mujâhidïn, a paru dans « Al-Chaab » le 19 mai 1980 ; le second a été publié par la revue de l'Armée nationale populaire « El-Djeich » en juin 1980 sous le titre plus révélateur : « Les flèches empoisonnées » (l'autre titre était : « Que les musulmans se méfient de certains de leurs ulama (savants religieux) égarés ! » De quoi il retourne au juste ? D'emblée, disons que cet ouvrage est bourré de contradictions dues, d'une part, au fait qu'aux yeux de l'auteur, « L'Islam est une compagnie par actions, une entreprise commerciale et industrielle » voire une « multinationale » (sic) comme le relève El-Djeich (p. 47) et d'autre part à sa conception de l'homme musulman englué dans une effroyable opacité. Par exemple, si cet « imam » refuse d'octroyer la qualité de Mujâhid (Combattant de la Foi) à celui qui a combattu le colonisateur durant la Révolution armée et ce, pour des considérations largement fausses (dans la mesure où la majeure partie des Mujâhidin vivent dans la gêne), cet « imam » ne reconnaît pas non plus la qualité de chahîd (Martyr de la Foi) à celui qui a été tué dans le combat, avouant ainsi qu'il avait pu lire dans le cœur de tous ceux qui sont morts pour libérer le pays.

En un mot, cet écrivassier à la solde de l'affairisme bourgeois et de l'impérialisme rejette le concept de jihâd et tout ce que cela peut impliquer quant à la Guerre d'émancipation nationale ... C'est qu'il veut nous prouver qu'il connaît mieux que quiconque l'essence même de l'Islam. Examinons un peu la question à la lumière de l'Islam véritable. L'on sait que certains Compagnons du Prophète Mohammed (notamment ceux de l'entourage du troisième des khalifes al-Richidûn, 'Uthmân Ibn Affân) n'avaient pas hésité de s'enrichir au détriment des deniers de la Umma : Abderrahmane Ibn Awf, par exemple. D'ailleurs, l'assassinat de 'Uthmân a pour cause fondamentale le fait qu'il ait favorisé le clan quraïchite des Banu Abd al-Chams (dont Marwân et surtout Mu'awiyya). C'est ce dernier, d'ailleurs, qui confisquera plus tard le pouvoir à l'illustre Ali, aggravant ainsi la Fitna (épreuve) suscitée par le meurtre du khalife 'Uthmân.

Les faits sont têtus, dit-on, et cela est vrai. Mais il convient de les replacer dans leur contexte dialectique en y intégrant l'homme. Autrement dit, il y a les hommes qui s'arrêtent à mi-chemin, croyant qu'ils sont parvenus au but, parce qu'ils n'ont pas été capables de faire véritablement la Révolution en eux-mêmes, et puis il y a les autres, tels par exemple 'Umar Ibn al-Khattab et Abu Dhar al-Ghifâri. Le premier, grièvement blessé, à la suite d'un attentat, n'a point hésité de livrer son propre fils à la justice, alors qu'il n'avait fait que venger son père. Le second, bien qu'il fût l'un des premiers Compagnons (le cinquième, dit-on) du Prophète et le plus estimé par celui-ci, n'avait pour linceul, le jour de sa mort, alors qu'il se trouvait en exil dans un effroyable désert, que son unique habit ... C'est que toute sa vie durant cette figure attachante de l'Islam ne cessait d'œuvrer contre l'arbitraire, l'oppression, l'injustice et les fortunes insolentes. Là où il passait à Damas, à l'époque où Mu'awiyya était Gouverneur de la Syrie, Abu Dhar al-Ghifâri a fini par faire perdre le sommeil à ce dernier, en récitant inlassablement le verset suivant : « A ceux qui thésaurisent l'or et l'argent et ne font point dépense dans le Chemin d'Allah, fais gracieuse annonce d'un tourment cruel » (ix, 34). Il n'est peut-être pas superflu de préciser que c'est sur l'intervention de Mu'awiyya de plus en plus insistant, que 'Uthmân, après maintes hésitations, avait fini par exiler Abu Dhar al-Ghifâri. En tout état de cause, les uns comme dirait le Prophète Mohammed, pratiquent le petit jihâd (exclusivement la lutte armée) et les autres le Grand jihâd (al-jihâd cd-akbar) qui à la limite se confond et avec les intérêts supérieurs de la collectivité et avec la victoire sur soi-même. Mais il y a lieu de reconnaître que le Grand jihâd ne peut être mis en œuvre qu'après avoir échappé à la mort, au martyre.

30. Cf. aussi F. Cherkit, « L'Islam dans le débat culturel », Révolution Africaine, n° 894, 10 avril 1981.

Abdelghani Megheni
Culture et personnalite algerienne de Massinissa a nos jours

samedi 27 juillet 2013

Le Prince de Machiavel







fr.wikipedia.org - Le Prince

fr.wikipedia.org - Le Prince

Le carroussel de la mort


Les manifestants face à l'armée ou le désarroi d'une jeunesse qui s'adonne à un jeu dangereux

Une vague d'arrestations s'est abattue depuis vendredi notamment dans les rangs du Front Islamique du Salut. Abdelkader Moghni et Achour Rebihi tous deux membres du bureau exécutif du FIS, ont été arrêtés ces deux derniers jours et Abderezak Radjem est recherché pour avoir selon le commandement de la gendarmerie " publié des communiqués portant atteinte à l'unité nationale ".

Les interpellations se comptent par ailleurs par centaines, suite aux affrontements qui ont opposé dès la fin de la prière du vendredi, militants et sympathisants du FIS aux forces de sécurité. 150 personnes à Sidi Bel-Abbès, 80, à Bordj El Kiffan (près d'Alger), 16 à Médéa ont été interpellées entre vendredi et samedi.

Des opérations analogues ont été menées dans pratiquement toutes les villes où il y a eu des affrontements et l'on signale plusieurs interpellations parmi les présidents d'A.P.C et des membres d'Assemblées de wilaya.

On apprend en outre que le tribunal de Constantine a prononcé 13 condamnations à rencontre de prévenus qui avaient, le 1er février participé à des manifestations organisées pour protester contre l'arrestation d'un imam de la ville.

Les peines vont de 3 à 7 mois de prison ferme, a-t-on annoncé de source judiciaire. Le bilan provisoire des affrontements pour les deux seules journées de vendredi et de samedi s'alourdit d'heure en heure pour atteindre près d'une vingtaine de morts (surtout des manifestants, des victimes sont cependant recensées aussi dans les rangs des forces de l'ordre) ...

Par Ahmed Ancer
El Watan 09.02.1992

mercredi 24 juillet 2013

Culture et personnalite algerienne de Massinissa a nos jours


C'est que, en embrassant l'Islam, cette idéologie de la liberté et du progrès, les Berbères allaient lui imprimer une empreinte particulière, non sans lui adjoindre l'arabité, autrement dit, la culture arabe. Si la quasi-totalité décidèrent de bonne heure de changer même de nom pour se donner un patronyme à consonance arabe, personne ne les y obligea comme le confirme Ibn Khaldûn. C'est que leur conversion à l'Islam était tellement profonde et sincère (du moins pour la majorité) qu'ils trouvèrent logique d'adopter la langue véhiculant le Coran et dont usait le Prophète Mohammed. Le sacral, en un mot, élevé au monothéisme de l'Islam s'emparait également de la quotidien¬neté. En outre, la langue arabe étant une langue écrite constituait un outil indispensable entre les mains des Maghrébins musulmans, non seulement en vue de conserver et transmettre sans risque d'erreur, la Vulgate coranique, mais aussi de participer à l'enrichissement de la civilisation universelle. L'arabisation, que ce soit au niveau de la langue ou au niveau des mœurs et coutumes, n'a jamais été imposée aux Maghrébins. Même l'arrivée des Bani Hilal et Bani Solaym au Maghreb ne devait absolument rien aux Arabes proprement dits. Ces deux tribus qui auraient tout dévasté dans le pays selon Ch. André Julien qui ajoute que ce sont elles qui permirent d'abord l'arabisation ensuite l'islamisation du Maghreb, non sans nous préciser qu'elles y implantèrent un million d'individus, ces deux tribus donc étaient sous le commandement non pas d'un khalife d'origine arabe, mais d'un khalife fatimide d'origine berbère. D'autre part, leur volume démographique n'est connu par personne jusqu'à ce jour. Effectivement, ces deux tribus ont été envoyées au Maghreb, non pas pour l'arabiser et l'islamiser (il l'était déjà depuis plus de trois siècles), pour les raisons que j'ai dites précédemment), mais pour que la dynastie ziride expie la trahison dont elle se rendit coupable envers le khalife fatimide du Caire, ennemi juré des Abbassides de Baghdad. Là nous entrons dans le domaine de l'histoire combien complexe et mouvementée des schismes de l'Islam.


Le lecteur devra seulement retenir que les Musulmans d'ethnie arabe ne gouvernèrent au Maghreb central que quelques décennies à peine. Dès 740, un soulèvement d'une rare violence, se réclamant d'un islam pur et dur au service des déshérités (kharéjisme extrémiste dit çofrite) fit trembler la classe politique omeyyade. Après la liquidation de celle-ci par les Abbassides, le Maghreb central s'auto-gouvernera jusqu'à l'arrivée des Ottomans au xvie siècle, appelés par les Algériens eux-mêmes, menacés continuellement par les Espagnols entre autres, autrement dit, la chrétienté toujours au service de l'expansion impérialiste. Devant l'union des chrétiens (Espagnols, Français, Italiens, etc ... qui n'avaient pas oublié les Croisades), 24 quoi de plus normal à ce que des Musulmans en danger fassent appel à d'autres Musulmans ? C'est précisément cette sensibilité que procure le sentiment d'appartenance à dar al-Islam qui ne permit pas aux Algériens de se soulever systématiquement contre les Ottomans, chaque fois que ces derniers faisaient preuve à leur égard d'injustice ou même d'arbitraire. C'est que là aussi il y eut fusion dans une grande mesure, non seulement au palier des croyances, mais encore à celui du tissu démographique (les kouloughlis). L'acculturation entre la société originelle et la communauté ottomane épargna peu de domaines, y compris la langue : l'arabe algérois par exemple comporte de nombreux mots turcs. Au reste, dans un tel contexte, l'Emir Abdelkader ne pouvait point émerger. Par contre en 1832, sa présence sur la scène militaire et politique algérienne se situait dans la logique des choses.

In : Culture et personnalite algerienne de Massinissa a nos jours
Abdelghani Megherbi

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samedi 20 juillet 2013

Fatima CHERFA-TURPIN - La condition juridique de la femme rurale en Kabylie


La femme possède un statut juridique en Algerie depuis 1747.

Fatima CHERFA-TURPIN après plus de dix années de recherche sur les cultures du monde et le statut de la femme au sein des sociétés traditionnelles dans le contexte anthropo-juridique vient de publier aux Editions Apopsix un livre intitulé « La condition juridique de la femme rurale Kabyle ». À l’occasion de la sortie de ce document juridico-anthropologique qui a beneficié d’une investigation de fond dans le traitement du sujet, 100% culture s’est entretenu avec cette digne porte parole des femmes en Algerie. La situation concernant la violence et l’exclusion faites aux femmes en Algérie reste déplorable aujourd’hui.

Née à Wagnun en Kabylie maritime et diplômée de l'Université Sorbonne, je travaille depuis dix ans sur les cultures du monde et le statut de la femme au sein des sociétés traditionnelles dans le contexte de l'anthropologie juridique.

mercredi 17 juillet 2013

Extrait Presence de Tahar Djaout, Poete


TAHAR DJAOUT PARMI NOUS

Voilà vingt ans (une seconde-millénaire !) que Tahar Djaout a été assassiné. Voilà vingt ans (une génération !) qu'un homme bon, un auteur sûr, une parole ouverte, croyant en la dérisoire protection des mots, meurt complètement désarmé. Vingt ans après, nous ne saurons oublier Tahar Djaout toujours vivant dans les mémoires de ceux qui l'ont connu, aimé ou lu. Vingt ans après, dans un monde plus incertain dans sa métamorphose déstructurante par ses enjeux de décolonisation des espaces et des esprits, dans une Algérie porteuse de récurrents échecs triomphants en voie d'éloignement pour une prouesse républicaine à laquelle Tahar Djaout avait tant foi, L'IvrEscQ propose un dossier mettant en perspective une œuvre-vie polygraphe et plurielle, hélas inachevée.

"Présences de Tahar Djaout", tel est le titre-programme de l'ouvrage que publie Barzakh en ce mois de mai 2013, vingt ans après. Sous la direction du poète Amin Khan, des présentations, analyses, poésies, correspondances, hommages, font revivre avec clarté Tahar Djaout et aider à une meilleure compréhension de l'homme et de l'œuvre. Avec l'autorisation de l'éditeur et du maître d'œuvre qui ne seront jamais assez remerciés, nous reproduisons quelques bonnes feuilles, tout en regrettant d'autres textes aussi précieux les uns les autres. Nous y reviendrons dans le prochain numéro de la revue.

S'en suivent des articles du dossier, chacun d'eux apportant un regard singulier. Michel-Georges Bernard, l'ami-philosophe des poètes et écrivains algériens les ayant réuni dans ses Editions de l'Orycte, en Algérie puis en France, donne à lire une vue d'ensemble sur un écrivain qui n'a pas renoncé totalement à la poésie. Lui succède le poète-journaliste Abdelmadjid Kaouah, lequel re(présente) comment Tahar Djaout s'est imposé. Arezki Métref, son compagnon-journaliste notamment dans l'aventure de l'hebdomadaire "Ruptures", revient sur les exigences de Djaout dans l'Algérie d'hier et son "empreinte-impact" dans celle d'aujourd'hui. Enfin, dans une présentation universitaire accessible, Afifa Bererhi retrace un itinéraire créatif en liant les clefs d'une œuvre apparemment complexe où prose et poésie se rejoignent dans une lisibilité méritoire. En outre, qui mieux qu'un poète - éminent de surcroit - pour parler d'un poète. Ici, le poète-plasticien Hamid Tibouchi et le poète-poéticien Jamel-Eddine Bencheikh célèbrent un poète-ami. Par ailleurs, des documents historiques toujours actuels, suivis d'écrits inédits, donnent de nouveau - et pour toujours ! - à entendre le bruit assourdissant, plus jamais silencieux, du sang et de l'encre d'un homme trop tôt disparu. Enfin, le dossier se clôt par une bibliographie la plus exhaustive à ce jour, incitant à une lecture plus enrichissante des œuvres de / sur Djaout. C'est notre souhait le plus précieux et notre vœu le plus actif.

mardi 16 juillet 2013

COMITE VERITE SUR L'ASSASSINAT DE TAHAR DJAOUT



Trop de crimes politiques restent impunis dans notre pays. Les images de lampistes exhibées à la télé ne pourront masquer le visage des commanditaires de l'ombre. Nous pensons que notre pays a moralement besoin de vérité. Nous créons — et appelons les citoyens à rejoindre — un :

MEMBRES FONDATEURS (par ordre aphabétique) :
Arezki AIT-LARBI (journaliste) — Dr Soltane AMEUR (chirurgien hospitalo-universitaire) - Dr Malika BARAKA (cardiologue hospitalo universitaire) — Omar BELHOUCHET (journaliste) — Prof. Mahfoud BOUŒBCI (prof, de psychiatrie) — Ihsène El-KADI (journaliste) — Me Chafika FODIL-BENDJAZIA (avocate) - Mohamed HABLLI (éditeur) — Smart HADJ-ALÏ (universitaire) — Boudjemâa KARECHE (cinémathèque) — Naget KHEDDA (uni-versitaire) — Ouacini LAAREDJ (écrivain) — Zineb LAOUEDJ (écrivain, universitaire) — Jean-Pierre LLEDO (ci-néaste) — Denis MARTINEZ (artiste-peintre) — Azzeddine MEDDOUR (cinéaste)— Sai'd MEKBEL (journaliste) — Rachid MIMOUNI (écrivain) — Dalila MORSLY (universitaire) — Nordine SAADI (universitaire) — Meziane OURAD — Ali SILEM (artiste-peintre).

TAHAR DES ALGERIENS
L'assassinat de Tahar Djaout - l'intellectuel, l'écrivain, le journaliste - a provoqué une grande émotion en Algérie. Et au-delà de nos frontières également. Le symbole y rejoignait l'œuvre ; les écrits et le talent, les idées et les élans.
Tahar Djaout assumait son identité. Algérien du terroir et des ancêtres il était, citoyen du monde il se voulait. Fauché à l'âge où demain est l'important, il avait déjà acquis une solide résonance maghrébine et méditerranéenne. Il prenait place dans la culture universelle où il rejoignait d'autres références algériennes. Humaniste, il a contribué à la promotion de la dignité et de la valeur de l'esprit algérien dans le pays et dans le monde.
Ses écris, une véritable anthologie de l'intolérance et du rejet du sectarisme. Une sincère acceptation de l'autre. La liberté individuelle, socle de l'homme de culture et du poète surtout. La diversité, ciment de la communauté. D'où le vibrant hommage de ceux qui le situent à l'écart du champ politique.
Ceux qui ont fait assassiner Tahar Djaout visaient la liberté de réflexion et de création. Ils visaient le droit de «vivre» de la croyance et de la raison. Croyance qui inclut la raison et raison qui renforce la croyance.
• Ils se sont attaqués à tous les Algériens qui - grâce à des Tahar Djaout - s'inscrivent dans la culture universelle contemporaine. Cette dimension de l'homme est à préserver.
M'Hamed Yazid
(Algérie-Actualité, n° 1443, 8-14 juin 1993).

vendredi 12 juillet 2013

Algerie - Ali Chibani, journaliste et ecrivain


Ali Chibani, auteur du recueil poétique L'Expiation des innocents, est docteur en littérature comparée avec une thèse soutenue à la Sorbonne et intitulée "Temps clos et ruptures spatiales dans les œuvres de l'écrivain francophone Tahar Djaout et du chanteur-poète kabyle Lounis Aït Menguellet". Il collabore au mensuel Le Monde diplomatique, aux sites web SlateAfrique.com et Tv5 Monde, Grotius.fr ainsi qu'à la revue Cultures Sud. Il a également co-fondé le blog littéraire La Plume Francophone.

www.culturessud.com
bejaia-aujourdhui.com


dimanche 30 juin 2013

Ali Mecili parle des Berberes



Matoub Lounes, Mon Frere de Malika Matoub


Matoub Lounès, chanteur de légende autant que figure de proue de la revendication identitaire berbère. L'enfant terrible de Kabylie assassiné le 25 juin 1998 près de son village, Taourirt Moussa, est à l'image de son destin, tumultueux, tragique et passionné. Haï par le système, ennemi public des islamistes, adulé par la jeunesse kabyle, frondeur et iconoclaste, Matoub Lounès a toute sa vie défendu sa langue, sa liberté, sa tradition, l'échange entre les cultures et la démocratie. Sa mort, attribuée aux islamistes, laisse des zones d'ombre que sa s?ur Malika, qui l'a toujours suivi dans ses combats et qui reprend le flambeau de la lutte, éclaire d'un jour nouveau. Elle témoigne ici d'une vie engagée dans tous les sens du terme, au c?ur d'une Algérie encore enfermée dans un système militaire et mafieux et des valeurs arabo-islamiques imposées. Elle montre comment Matoub Lounès incarnait la liberté de dire et d'agir en dehors de toute institution.

lundi 27 mai 2013

Isabelle Eberhardt, une femme en route vers l'Islam


« Nous sommes tous juifs de naissance parce que nous venons au monde pour Dieu. Nous sommes tous chrétiens par pénitence parce que nous avons tous des péchés à racheter. Nous sommes tous musulmans par espérance parce que chacun de nous rêve à un paradis caché. Si je suis laïque, c’est parce que je suis fatigué d’être un enfant face à Dieu.»

(Slimane Benaïssa, L’avenir oublié)

mercredi 1 mai 2013

Le roman de l'amazone


Trois générations de femmes prises dans un cheminement qui conduira la première à une libération par la référence à l'ancêtre, la seconde à un affranchissement par la révolte et la troisième à une émancipation par l'instruction.

Elle fut l'un des tout premiers lauréats, en 1991, des prix littéraires décernés par la fondation Aba qui venait tout juste d'être créée. Elle reçut timidement son diplôme et son chèque des mains de Noureddine Aba lui-même au cours d'une cérémonie organisée dans les salons de l'hôtel Safir, et à laquelle était également convié, en tant que lauréat, un autre écrivain de talent qui venait de publier aux éditions du Seuil, Les vigiles. Depuis, elle a fait le chemin que lui prédisait le poète disparu : tout en continuant d'exercer la médecine, son premier métier, dans une ville du sud de la France, Malika Mokeddem se manifeste régulièrement sur la scène littéraire française.

jeudi 25 avril 2013

Khalida Toumi rattrapee par son passe

 

Khalida Toumi rattrapée par son passé

Le député, Abdelghani Boudebouz a appelé la ministre de la Culture, Khalida Toumi à donner des explications au sujet de ses propos portant atteinte aux musulmans et à leurs croyances, relayés par les différents organes de presse. La question orale du député à l’adresse de Khalida Toumi porte sur les propos tenus par cette dernière lors d’une interview qu’elle a accordé en 1995 à une journaliste française, Elisabeth Schemla qui a publié un livre intitulé: "Une Algérienne debout" où elle a débattu des questions religieuses. Les mêmes propos ont été réédités récemment, lesquels ont suscité de vives réactions tant en Algérie qu’ailleurs. En réaction à ces vives critiques, la ministre de la Culture a accusé le Maroc en raison de la position de l’Algérie et de son propre soutien au peuple sahraoui. La ministre avait précisé qu’elle est issue d’une famille respectueuse, dont le père était cheikh d’une zaouïa, et qu’elle a eu un long entretien avec son père au sujet de la prière, de la prosternation et de l’inclinaison qu’elle croyait être une « bida ».




www.reflexiondz.net

mardi 23 avril 2013

Mere de Ferhat Mehenni : Mon fils est un lion ...


" Ferhat, mon fils, est un véritable lion et je suis fière de son parcours héroïque. En fait, il ne fait que poursuivre le combat sacré de son regretté père qui a combattu le colonialisme français pour l’indépendance et la liberté ", dira Nna Ouiza qui souffre terriblement de l’absence de son fils.



mardi 16 avril 2013

Les salafistes scientifiques de l'ouest algerien


Le mouvement "salafiste" dit "pacifiste" revient d'une manière inquiétante dans l'ouest du pays, surtout dans les fiefs traditionnels de l'islamisme, à savoir Saïda, Sidi Bel-Abbès et Tiaret.

Ce retour coïncide avec l'apparition de nouveaux étudiants de la "charia'a" (théologie islamique) qui débarquent depuis un certain temps de la Mauritanie.

Des observateurs avertis du mouvement islamiste dans l'Ouest, soupçonnant la reconstitution des réseaux islamistes, à la faveur de l'apparition de ces groupes qui affichent des signes ostentatoires d'appartenance à l'intégrisme. Dans le but de se démarquer du "salafisme djihadiste" (salafisme de combat), qui a plongé le pays dans le sang, et de se positionner en alternative à ce dernier, ces groupes islamistes se font appeler les "salafistes scientifiques".

samedi 13 avril 2013

Algerie, l'enfance martyrisee de Mostefa Khiati

Ecrivain depuis une vingtaine d'années, le Professeur Khiati a mis sa plume au service de la santé publique, dévoilant ainsi son dévouement à la cause humaine.

Professeur en pédiatrie, responsable de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche LA FOREM, le Pr Mostefa Khiati est sans conteste, le relais de Belkhenchir et de Boucebsi

Écrivain, depuis les années 80, auteur d'une dizaine de titres médicaux, les œuvres du Pr Khiati ont toujours été profondes et exhaustives. Parues majoritairement chez des éditions nationales dont l'OPU, l'ENAG, l'ENAL, DAHLEB et PANER les œuvres du Pr Khiati sont très prisées en milieu médical algérien.

Cependant, l'œuvre maîtresse de ce médecin pourrait être sa dernière production, Algérie : l'enfance blessée, les enfants de Bentalha racontent, parue récemment chez Barzakh édition.

mardi 9 avril 2013

Entretien avec Mohamed Boutaleb


EMIR ABDELKADER
Une journée d'étude à Paris

La Fondation qui porte le nom du grand résistant algérien organise, aujourd'hui, en collaboration avec le Centre culturel algérien à Paris, une journée d'étude. Nous avons profité de cette opportunité pour poser quelques questions à son président, M. Mohamed Boutaleb.

Entretien réalisé par ABDELHAKM MEZIANI

L'Expression : M. le Président, nous pouvons tout dire, sauf que vous êtes venu à la fondation accidentellement. Qu'en est-il exactement ?

Mohamed Boutaleb : J'en suis un des membres fondateurs depuis sa création en 1991.

En succédant à M. Driss Djazaïri, aviez-vous des idées arrêtées ?

Ma conception est intimement liée au programme d'action de la fondation. Mon travail consiste, depuis mon élection, à faire connaître davantage l'Emir, son action, ses idées, par l'organisation de colloques, de journées d'étude et la publication tant de ses écrits que des études qui lui sont consacrées.

Avez-vous des objectifs qui vous tiennent le plus à cœur ?

L'édition prochaine d'un ouvrage sur l'Emir et son œuvre que nous destinons au corps enseignant. Ce livre est au point et nous avons bon espoir de le réaliser au cours de l'année prochaine.

dimanche 7 avril 2013

Les Amants de Rachida Oualikene


Le titre du recueil de poésies de Rachida Oualikène a de quoi séduire. Les Amants rassemble des vers d'amour, de passion, mais aussi de révolte parfois.

La poétesse qui est à son premier travail littéraire a osé non pas le pari de l'écriture, puisque Oualikène dit que l'écriture fait parti de son univers et que sa rencontre spirituelle avec Verlaine a guidé ses pas dans ce domaine, mais la jeune femme a osé le pari de l'édition. En effet, l'auteur s'est jetée tête baissée dans l'édition à compte d'auteur.

Trois ans d'un travail acharné pour pouvoir mettre en librairie un petit recueil d'une trentaine de pages.

Esthétiquement parlant, le livre laisse à désirer et ce fait est caractéristique aux éditions à compte d'auteur.

Les éditions AS. Clapas qui ont édité l'ouvrage dans leur collection Afrique, des mots pour le dire, n'ont fait aucun effort dans la présentation de l'ouvrage : couverture terne, pages coupées irrégulièrement, présentation ramassée des poèmes ... Ceci dit, le contenu est assez prometteur, l'auteur nous réconcilie avec l'amour et ses multiples facettes, parfois enivrantes, parfois idylliques.

" Jetez-moi en enfer
Gardez ma mémoire prisonnière
Brûlez mon avenir, mon existence
Rendez-moi fou de violence ".

écrit-elle dans le poème qui donne son titre au recueil Les Amants. Autant de vers d'une amoureuse frénétique et mélancolique qui prend à témoin sa plume pour conter dans Ami de toujours. Un regard piégé. Plein-vent, ses déboires et ses désirs.

Rachida Oualikène âgée de 27 ans, est née à El-Biar et est technicien supérieur de sport.

Liberté mardi 23 octobre 2001

vendredi 5 avril 2013

A l'amateur du « Zambretto »



II est vrai que le ridicule ne tue pas. Quand on n'a rien à dire, ne vaut-il pas mieux se taire ? Abrous, le directeur de Liberté, visiblement à court d'arguments et faute de n'avoir pas su choisir le métier qui lui siérait autre que celui de journaliste, a dévoilé à son lectorat une autre de ses facettes cachées, celle du journalisme de caniveau dont il reste un fervent adepte.

Nos confrères de la presse nationale qui connaissent et qui lisent Abrous et Fattani ont toute latitude aujourd'hui de séparer le bon grain de l'ivraie tant sur le plan du professionnalisme que des valeurs morales.

Abrous est convaincu que les journalistes algériens sont frappés d'amnésie au point de les rassasier de contrevérités aussi bien sur son propre parcours professionnel que sur celui d'Ahmed Fattani. Les jeunes journalistes devraient savoir que l'actuel directeur de Liberté, en guise de compétences, n'a pas fait seulement « couler » le niveau professionnel et les ventes de ce journal, mais il a également brillé par la création du quotidien en arabe Es Sahafa dont la mort avait vite suivi la naissance. Malgré tout, Abrous ose faire un étalage sans pudeur de son CV en oubliant, cependant, de signaler qu'en plus de sa tâche ingrate d'archiviste au ministère de l'Information, il était chargé, aussi, à ce titre, de contrôler et de censurer les éditions de la presse étrangère vendues en Algérie.

Le prestigieux quotidien Le Monde d'Hubert Beuve-Mery avait fait souvent les frais du zèle de ce rond-de-cuir au point de s'en plaindre dans une lettre officielle aux autorités algériennes. Pour preuve, Abrous s'en vantait publiquement et ne manquait aucune occasion de ramener quelques exemplaires de l'édition censurée du Monde qu'il offrait, en guise de denrée rare, à quelques amis d'El Moudjahid.

Abrous n'a jamais eu de plan de carrière. Ce n'est pas un journaliste. Les archives du ministère de la Communication peuvent être consultées par les jeunes confrères pour en vérifier la véracité.

Quant à son histoire de « bringue » de Fattani à Paris, faut-il encore dire que celui-ci n'a jamais été porté sur l'alcool, tous les confrères peuvent en témoigner.

Si l'ancien cuveur de « Zambretto » des années 70 et 80, réputé pour ses délires éthyliques, a fini par déguster aujourd'hui du Whisky écossais de douze ans, il devrait plutôt en remercier Fattani, le vrai directeur-fondateur de Liberté, à l'origine de la performance professionnelle de ce quotidien. Qu'Abrous apprenne donc à balayer d'abord devant sa porte et qu'il se souvienne, à propos de l'exil « volontaire » de Fattani à Paris, que son actuel directeur de la rédaction ainsi que son patron, Rebrab, avaient élu domicile, eux aussi, dans la capitale de l'Hexagone.

Pour conclure, faut-il rappeler ce que Mouloud Mammeri, invité un jour à faire la préface d'un livre à l'un des responsables actuels de Liberté, ami d'Abrous, avait répondu : « Il n'est pas sérieux de prétendre faire le métier d'écrivain quand on est membre de la commission de censure. »

Sans commentaire.

L'Expression lundi 23 décembre 2002

lundi 1 avril 2013

Conference sur l'Ibadisme, comprendre la continuite du rite


Le système de l'Ibaadiya et ses traditions ont été abordés hier au Centre culturel islamique par Mme Fatima Oussedik, anthropologue et enseignante en sciences sociales à l'université de Bouzaréah.

F. Zohra B. - Alger (Le Soir) - Evoquant l'Ibaadiya, Mme Oussedik parlera de l'une des premières civilisations musulmanes au Maghreb.

Pour la chercheuse, cette civilisation a depuis le début de son existence suscité fascination et intérêt de par sa particularité et ses traditions.

dimanche 31 mars 2013

General-Major Mohamed Touati, On n'est pas une monarchie, mais non plus une republique


LE GENERAL-MAJOR MOHAMED TOUATI À LA REVUE ESPAGNOLE « AFKAR / IDEAS »

" On n'est pas une monarchie, mais non plus une république "

Le général-major Mohamed Touati, qui officie en tant que conseiller aux questions de sécurité auprès du président Bouteflika, a, le mois de février dernier, livré un entretien à la revue trimestrielle espagnole Afkar/ldeas. Un entretien dans lequel il apprécie nombre de questions d'actualité, tout particulièrement le processus électoral et le scrutin du 8 avril prochain. Autant le président de la République sortant, candidat à sa propre succession à la tête de la magistrature suprême, Abdelaziz Bouteflika et le cercle de ses courtisans s'égosillent, inlassablement, à faire valoir la réussite d'une mandature, autant le général-major se réserve, précautionneux, de se singulariser serait-ce dans un timide panégyrique du président-candidat.

samedi 30 mars 2013

Fattani face a un ecrivain israelien


CE VÉRITABLE duel, qui s'annonce ardu et palpitant, a été rendu possible grâce à KhalifaTV.

L'émission Autrement dit, qui a acquis un grand succès auprès de très larges pans de la société algérienne, revient aujourd'hui à 20 h sur les ondes de KhalifaTV

Un plateau de choix, comme toujours, est au menu. Un duel de titans, en effet, opposera le directeur de L'Expression, Ahmed Fattani, à Marek Halter, écrivain et grand reporter israélien. Le débat, qu'animera Christian Malar, on s'en doute, sera uniquement axé autour des questions proche-orientales sous l'intitulé très évocateur : « La Palestine en question ».

De chauds débats en perspective. Empoignades verbales garanties. Le « duel », en effet, intervient au moment où le Conseil de sécurité vient d'ordonner à Israël de mettre un terme à l'encerclement dont est victime le président Arafat alors que les forces de l'occupation ont lancé un défi même pas voilé en annonçant que « le Conseil de sécurité pourra dire ce qu'il veut, ordonner ce qu'il veut, Israël ne reculera pas d'un pas jusqu'à l'obtention de tout ce qu'elle désire ». La position du journaliste israélien, pour polémiste qu'il soit, sera forcément inconfortable.

Cela est d'autant plus vrai, il faut le souligner, que Ahmed Fattani a, pendant longtemps, été rédacteur en chef au département international d'El-Moudjahid.

Il a, à ce titre, effectué de nombreux et palpitants reportages au cœur même de cette région.

Ce qui lui a permis, entre autres, de s'imprégner parfaitement de cette question. Il compte de nombreux amis parmi les très hauts dirigeants palestiniens, à commencer par Yasser Arafat lui-même avec lequel il a effectué de nombreuses et retentissantes interviews. Ahmed Fattani, en outre, a été militant du mouvement Fatah que dirige le leader charismatique Abou Ammar et qui, jusqu'à aujourd'hui, donne des sueurs froides aux tenants du grand Etat sioniste tel qu'imaginé lors du fameux congrès de Bale.



Sans doute le tempérament enflammé de Fattani sera-t-il exacerbé par la nature de ce sujet qui, du reste, ne laisse insensible aucun Algérien.

Il est clair, tant aux yeux de la morale que du droit international, que la position israélienne actuelle, sous l'impulsion d'un criminel comme Sharon, est devenue indéfendable.

U « adversaire » de Fattani n'aura donc d'autre choix que de désavouer l'actuelle politique criminelle de son pays sous peine de se couvrir de ridicule.

Dans tous les cas de figures, il aura à qui parler ...

Ali Oussi
L'Expression dimanche 29 septembre 2002

vendredi 29 mars 2013

Sais-tu si les chemins d'epines menent au paradis de Leila Nekkache

LIVRE : " SAIS-TU SI LES CHEMINS D'EPINES MENENT AU PARADIS ? " DE LEILA NEKKACHE
Un regard sur la vie
Par K. Oumaâmar

Le roman " Sais-tu si les chemins d'épines mènent au paradis ?, de notre consoeur du journal Horizons, Leïla Nekkache, est une recherche, des questionnements presque lancinants, sur l'au-delà, la mort et la vie. Une vie, charriant l'amour avec un grand A pour l'héroïne du livre : Madina.

Les " aller-retour " si l'on peut dire du personnage principal, sur les chemins de l'existence, à la suite de réponses qu'elle ne trouve pas, notamment concernant la disparition brutale d'une soeur cadette, Yasmine, profondément chérie, expriment cette quête de la compréhension de la vie. Ce vain questionnement est d'autant plus pesant lorsqu'on sait que la pudeur, cette traîtresse, du vivant de Yasmine, a empêché les deux soeurs de se dire à haute voix leur tendresse. Il a fallu attendre ces incessantes visites au cimetière d' " EI-Madania ", " Clos-Salembier ", où repose à jamais Yasmine, la petite fleur symbole des jardins algérois, pour que Madina (Dina) ose parler de sa tendresse à la disparue.

Alger, les amis d'antan, l'enfance dans un quartier européen du centre-ville si permissif pour les vieilles prostituées et pochardes aimant le vin et les hommes, est décrit dans Sais-tu si les chemins d'épines mènent au paradis ?

Leïla Nekkache a une écriture poétique, intense de sentiments, qui permet de pénétrer, de deviner les prolongements qui mènent jusqu'aux zones profondes de l'être.

jeudi 28 mars 2013

Le journal de Mouloud Feraoun




vendredi 22 mars 2013

Le pouvoir est dans l'impasse par El Hachemi Cherif


La politique de Bouteflika finira par islamiser l'Etat algérien. » Le plus grave, selon El Hachemi Cherif, secrétaire général du Mouvement démocratique et social (MDS), c'est que le Président lui-même en est conscient. Dans l'entretien paru hier dans les colonnes du quotidien national El Fadjer, El Hachemi Cherif estime que Bouteflika ne peut pas ne pas être conscient de ce qu'il est en train de faire. Il n'y a, d'après lui, qu'à voir et analyser sa politique pour trouver toutes les preuves qui nous conforteraient dans cette thèse. Pour lui, les choses sont claires : « Bouteflika veut se jeter dans les bras de l'intégrisme et aller vers un système totalitaire. »

El Hachemi Cherif trouve que le Président Bouteflika a franchi le Rubicon que lui a tracé à droite le pouvoir. Celui-là même qui l'a installé à la tête du pays. Rubicon, parce que, selon lui, le pouvoir n'acceptera jamais d'être dominé, même s'il a toujours veillé à entretenir un courant intégriste aux ordres capable de stériliser les forces démocratiques. Si on n'arrive pas à régler le problème de l'intégrisme, c'est toute l'Armée qui sera à ses veux affaiblie. Et, partant, c'est l'Etat qui perdra sa colonne vertébrale et sera livré poings et mains liés aux islamistes, qui ne constituent pas seulement une force politique mais aussi « un Etat parallèle qu'il faut combattre avec son armée. »

mardi 19 mars 2013

Lahouari Addi : Qui est le pouvoir ?


Lahouari Addi est professeur de sociologie à l'Institut d'études politiques de Lyon. Il a enseigné jusqu'en 1994 en Algérie qu'il a quittée pour protester contre les assassinats d'intellectuels. Il est l'auteur de L’impasse du populisme (Enal, Alger, 1991), L'Algérie et la Démocratie (La Découverte, 1995), Les Mutations de la société algérienne (La Découverte, 1999), Sociologie et Anthropologie de Pierre Bourdieu, Le Paradigme anthropologique kabyle et ses conséquences théoriques (La Découverte, 2002). Il a écrit de nombreux articles sur le système politique algérien dans diverses revues scientifiques et collabore au Quotidien d'Oran et au Monde Diplomatique.

Réalisé par HAFIDA AMEYAR

vendredi 15 mars 2013

La graphie de l'horreur de Rachid Mokhtari


L'urgence d'une écriture

Rares sont les rencontres littéraires qui dénotent d'une telle maturité d'esprit et d'intervention que celle qui a eu lieu jeudi passé, en marge de l'édition du 7e Sila, où Rachid Mokhtari, Rachid Boudjedra et Yasmina Khadra ont réussi à canaliser un public nombreux et réceptif. Un de ces rares moments qui réchauffent le coeur en pensant qu'il y a beaucoup d'espoir et de sensibilité dans une société qui n'a pas perdu ses repères et qui se reconnaît dans ses écrivains qu'elle n'hésite pas à écouter et à interroger sur des soucis communs.

En initiant cette rencontre, les éditions Chihab ont donné au salon une âme inspiratrice autour d'un thème et pas des moindres ; l'émergence de plumes rebelles et l'urgence d'une écriture, celle qui est intervenue sur la décennie passée, celle de l'horreur, des massacres, mais de la résistance aussi, car l'écriture, dans ce contexte précis, est un acte de résistance. Rachid Mokhtari, dans son essai La graphie de l'horreur, paru aux éditions Chihab, a décortiqué cette écriture née dans une conjoncture précise pour ressortir, non pas une écriture de précipitation, mais une écriture de maturation même si elle est qualifiée par l'auteur du livre de " vampirisation ", car cette écriture est entrée dans la machine infernale de l'horreur sans trahir aucune émotivité tel le cas dans l'écriture de Yasmina Khadra. Ce dernier a évoqué son expérience personnelle dans les maquis et le devoir de témoigner sur une période douloureuse afin de permettre aux générations futures de comprendre et de ne pas commettre les mêmes erreurs.

L'écriture dite conjoncturelle par un intervenant est une nécessité, dira Boudjedra pour la mémoire, pour faire le deuil aussi et aller vers une plus générique. Les livres parus ces dernières années, plus d'une soixantaine écrits par des auteurs connus, Assia Djebbar, Malika Mokkedem, Boudjera, Rachid Mimouni, Waciny Laâradj ou des jeunes talents tels Assima Fériel, Younil, Kherbiche Sabrina, s'inscrivent dans une démarche graphique plus que romanesque, comme dira Rachid Mokhtari.

La décennie du terrorisme islamiste a armé les plumes des auteurs pour témoigner et c'est une transition paradoxale en comparaison avec les précurseurs de la littérature algérienne Mohmmed Dib, Kateb Yacine, Mouloud Mammeri qui ont utilisé l'écriture pour affirmer leur identité et leur refus de la soumission. Et comme rappellera Boudjedra : " Les grands événements font les grands écrivains. " Ce qui est certain au débat suscité est que cette période n'est pas perçue comme une aubaine offerte aux opportunistes, mais les auteurs, qui sont bien outillés, ont des connaissances énormes et une analyse adéquate.

Cette rencontre a eu le mérite de réconcilier un public autour d'un sujet complexe et de créer une ambiance qui nous manque souvent.

Nassira Belloula
Liberté vendredi 27 - samedi 28 septembre 2002

ecrivainsmaghrebins.blogspot.com - Rachid Mokhtari
mokhtari.over-blog.com
books.google.dz - La graphie de l'horreur : essai sur la littérature algérienne, 1990-2000



mercredi 13 mars 2013

Rached El Ghanouchi et la democratie


قرار احتلال الجزائر قرار ديمقراطي طالما انه صدر عن الجمعية الفرنسية

La décision de coloniser l’Algérie est une décision démocratique tant qu'elle a été édicté par l'Association Publique Française ...

mardi 12 mars 2013

Si Khalifa pouvait parler ...


L'HOMME D'AFFAIRES DÉTIENT DES SECRETS EXPLOSIFS

Il devrait quitter Londres pour un refuge sûr en Amérique du Sud, à la suite d'un deal passé avec des émissaires venus d'Alger. Recherché par Interpol, l'ancien homme d'affaires détient beaucoup de secrets sur l'enrichissement de la nomenklatura algérienne.

De Paris : LOUNÈS GUEMACHE

Recherché par Interpol (la police internationale) à la demande de la justice algérienne, Abdelmoumène Khalifa pourrait ne pas être appréhendé. Selon nos informations, l'homme d'affaires déchu aurait déjà quitté la Grande-Bretagne, son dernier pays de résidence connu. Il aurait rejoint un pays d'Amérique du Sud. Sur ce continent, en effet, il est plus facile d'obtenir une nouvelle identité et d'échapper ainsi aux poursuites judiciaires. Ce départ de Khalifa aurait été facilité par des émissaires partis spécialement d'Alger pour lui proposer un " arrangement à l'amiable ", afin d'éviter un scandale politique en Algérie. Le milliardaire recherché avait, à plusieurs reprises, menacé de faire des révélations fracassantes sur ses liens avec des personnalités importantes du pouvoir algérien, qu'il accuse aujourd'hui de l'avoir " trahi ". Abdelmoumène Khalifa était notamment très lié à la famille du président Bouteflika. Le frère de ce dernier, Abdelghani, avocat de profession, avait travaillé durant plusieurs mois comme conseil juridique pour le compte du conglomérat algérien, aujourd'hui dissous. Abdelghani Bouteflika avait notamment contribué au lancement de la chaîne de télévision K-TV implantée en France. Il était aussi très impliqué dans la mise en place et l'organisation des réseaux de lobbying et d'influence, en Algérie et en France, pour le compte du groupe privé algérien.

" Abdelmoumène Khalifa ne veut plus être le seul à payer dans cette affaire. D'autres personnes ont directement travaillé avec lui et doivent aujourd'hui assumer leur responsabilité dans ce qui se passe ", affirme un proche du milliardaire algérien déchu. Abdelmoumène Khalifa avait sérieusement menacé de profiter du lancement de la campagne électorale de la présidentielle de 2004 pour dénoncer plusieurs personnalités impliquées dans le " scandale Khalifa ".

En Algérie, comme en France, Abdelmoumène Khalifa aurait, en effet, bénéficié de nombreuses complicités pour mettre en place ses opérations de blanchiment d'argent et de fuite de capitaux dont il est accusé aujourd'hui par la justice algérienne. Selon des sources concordantes, Khalifa Airways facturait trois fois la location mensuelle d'un même avion. " Il facturait trois loyers mensuels au lieu d'un seul. Ce qui lui permettait de garder pour lui les deux autres mensualités. Sachant que le prix d'un avion en leasing peut parfois dépasser 1,5 million d'euros par mois, le compte est facile à faire. C'est autant de somme en devises qui quittaient l'Algérie illégalement tous les mois ", explique un connaisseur du groupe Khalifa, qui a requis l'anonymat.

Or, accuse-t-il aujourd'hui, comment des opérations de cette ampleur auraient pu être réalisées sans la complicité de hauts responsables de la Banque centrale algérienne ? Une grande partie des recettes de la compagnie aérienne était également convertie en euros sur le marché noir, puis transférée illégalement sur des comptes bancaires à l'étranger.

Dans ces opérations de transferts clandestins d'importantes sommes en devises vers l'étranger, Abdelmoumène Khalifa aurait bénéficié de la complicité à la fois des douanes algériennes et françaises. Pour une raison étrange et inconnue, ces dernières fermaient systématiquement les yeux sur le déroulement de ses transferts. Aujourd'hui, on estime le montant des sommes transférées illégalement entre 400 et 600 millions d'euros, dont une grande partie est passée par le territoire français. Des sommes déposées dans des comptes en Europe et aux États-Unis sous des noms d'emprunt. " Beaucoup de personnes avaient été recrutées par Khalifa en France avec pour seule mission d'ouvrir des comptes bancaires et de les gérer ", explique une ancienne employée de Khalifa Airways en France.

Aujourd'hui, Abdelmoumène Khalifa peut compter sur ces sommes pour se relancer en Amérique du Sud. En attendant de revenir un jour en Algérie, comme il l'a promis récemment à la représentante des salariés de Khalifa Airways en France.

L. G.
Liberté vendredi 22 - samedi 23 aout 2003


lundi 11 mars 2013

Abdelaziz Belakhadem : Bienvenenue a Anouar HADDAM

BELKHADEM L'A AFFIRME HIER

«Nous sommes en contact avec Anouar Haddam»

L'ÉPOQUE de la chasse aux terroristes est finie, l'heure est à la réconciliation.

NADIA BENAKLI

L'ex-membre dirigeant du parti dissous à l'étranger (FIS), M.Anouar Haddam est désormais le bienvenu dans son pays. Invité hier à la Chaîne III, le représentant personnel du président et secrétaire général du FLN, M. Abdelaziz Belkhadem, a déclaré, sans gêne, que non seulement il soutient son retour, mais il travaille là-dessus. « Nous sommes en contact avec Anouar Haddam pour le faire revenir au pays », a formellement annoncé Belkhadem. Cette déclaration traduit clairement l'engagement de l'Etat et son attachement à faire passer, à tout prix, le projet de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Elle annonce également la fin de l'époque de la traque et le début d'une nouvelle ère sous le slogan de la réconciliation nationale. Pourtant, il est nécessaire de rappeler qu'Anouar Haddam, chef de file de la direction de l'ex-FIS, a revendiqué, à partir des Etats-Unis, où il réside actuellement, l'attentat meurtrier du boulevard Amirouche en 1995. Ce qui a laissé dire au président de la République qu'il est même prêt à fermer les yeux sur le passé et accueillir à bras ouverts l'un des membres les plus actifs du parti dissous. Même s'il n'y a pas eu de convention d'extradition entre l'Algérie et la Maison-Blanche, le gouvernement tente par la voie du dialogue de convaincre Haddam de rejoindre son pays.


La question qui se pose actuellement, est de savoir si l'Etat a l'intention d'acquitter cet homme de tous ses actes ? Une chose est certaine, ce dernier ne mettra jamais les pieds en Algérie, si le gouvernement ne lui promet pas des garanties solides et une prise en charge totale. En développant le concept de la réconciliation nationale, le représentant personnel du président avait réitéré que celle-ci ne concernera pas les personnes impliquées directement dans des attentats, des actes de viol. Or, il est quasiment impossible pour l'Etat de reconnaître les personnes impliquées dans ces attentats.



Belkhadem veut aller loin dans ce processus de réconciliation avec les terroristes en ouvrant les portes de son parti devant ces derniers. « Les militants de l'ex-parti dissous peuvent regagner le FLN », a-t-il dit. Au sujet de l'amnistie fiscale et du retour des pieds-noirs et des harkis, lé représentant a brièvement dit qu' « il est hors de question d'aborder ce sujet ».






Interrogé sur les opposants à la charte qui sont au centre des décisions, l'invité a préféré répondre en tant que secrétaire général du FLN pour dire : « Au sein du parti je tiens à affirmer qu'il n'y a aucun militant qui est contre ce projet ». Confiant et à la fois sûr de la fidélité de ses militants, il ajoutera : « Ce n'est pas au FLN qu'il faut chercher ceux qui sont contre la charte ». Pour lui, la charte reste le seul moyen pour sortir le pays de la crise. « Si les personnes continuent à se venger, on ne sortira jamais du cercle de la violence et de la haine », a-t-il conclu.


Par ailleurs, et au moment où l'Etat tend la main aux islamistes armés, le président du FIS dissous, M. Abassi Madani, a déclaré dans communiqué que la charte est un « projet belliqueux ».


L'exclusion de son parti du traitement de la crise algérienne, indique-t-il, veut dire qu'il n'y a pas de volonté de résoudre ce problème chronique et que cette réconciliation est vidée de sa substance.


www.humanite.fr - Anouar Haddam passe aux aveux
www.djazairess.com - Il y a 11 ans, l'attentat du boulevard Amirouche...
www.grands-reporters.com - Les frères ennemis de l’islamisme algérien
www.humanite.fr - Rome ou le Jihad

samedi 9 mars 2013

MOKHTAR BELMOKHTAR, Le sanglant parcours d'un terroriste


Le GSPC de la région du sud du pays est dirigé par Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Abou El-Abbès, surnommé le Borgne en raison d'une blessure à l'oeil. Né en 1972 à Théniat El-Mekhzen, un quartier populaire situé à Ghardaïa, Khaled Abou El Abbès a combattu en Afghanistan, pour rejoindre en 1994 le Groupe islamiste armé (GIA). Sous l'émirat de Djamel Zitouni, le quatrième chef terroriste du GIA, il a été désigné à la tête de cette organisation terroriste pour la région sud (zone 9), en dirigeant la phalange Echahada. A noter que Belmokhtar s'est appuyé sur la fetwa formulée par l'idéologue de l'internationale islamiste Abou Katada El Falastini, alias Omar ben Omar. A la fin de l'année 1995 et au début de l'année 1996, la quasi-totalité des éléments qui composent cette structure terroriste ont été éliminés par les services de sécurité. Acculés, Mokhtar Belmokhtar et certains de ses acolytes ont fui le territoire national et s'installeront au Niger. Le passage de ce chef terroriste sous la bannière du GSPC a eu lieu à la fin des années 1990. Dès lors, Abou Hamza (Hassan Hattab) charge Abou El Abbès d'une mission bien particulière : alimenter le GSPC en armes. Toutefois, la pression exercée sur lui par les services de sécurité l'a contraint à se " recycler " dans la contrebande, en faisant jonction avec les contrebandiers du grand Sud. Le vol des véhicules tout-terrains (4x4) constitue également l'une des principales activités de son groupe. D'autres sources ont indiqué que ce chef terroriste et ses éléments s'adonnaient également au commerce illicite entre l'Algérie, la Mauritanie, le nord du Mali et du Niger, où il aurait été soutenu par d'anciens chefs de la rébellion touareg au début des années 1990.



Depuis, Belmokhtar restait discret. Cependant, il n'a pas été oublié pour autant. Fin 2002, la radio Voice of America citait les propos d'un responsable du département américain de la Défense, qui affirmait que le Niger, le Mali et la Mauritanie étaient exposés à des " pénétrations terroristes " et donnaient le nom d'un groupe armé qui serait lié, selon les Américains, à la nébuleuse Al-Qaïda : le MBM, soit le groupe de Mokhtar Belmokhtar.

La CIA soupçonne par ailleurs les pays du Sahel de servir de base de repli à certains terroristes recherchés depuis l'attentat du 11 septembre et de refuge pour l'organisation de nouveaux attentats. C'est pourquoi le Pentagone s'est engagé à aider les pays concernés à renforcée leurs frontières par un déploiement d'hommes et de matériel. Un dispositif que réclame aussi l'Algérie, première victime de la porosité de ses frontières et du laxisme des Etats voisins.

Abder Bettache
Le Soir d’Algérie jeudi 15 mai 2003

vendredi 8 mars 2013

La question amazighe n'est pas confinee en Kabylie


Ce Salon est une véritable vitrine de ce que peuvent être les fruits d'un long combat, une longue lutte pour le recouvrement d'une identité frappée d'ostracisme : tamazight.

Peut-on parler de fête du livre amazigh à l'occasion de la tenue de la dernière édition de ce salon à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou ?

Pour les militants de cette cause, la réponse reste sans doute oui, puisque, comme ont témoigné Arezki Ahmed, Malika et Idir Ahmed Zaïd lors de la première commémoration, il y a à peine vingt ans, de simples graffiti sur les murs menaient directement à El-Harrach ou à Berrouaghia : Cette semaine, des centaines d'ouvrages exposés ajoutés aux manuscrits non encore édités sont une réelle consécration pour les sacrifices consentis par les piliers du combat identitaire : Mouloud Mammeri, Bessaoud Mohand-Arab et Matoub Lounès ... La présence d'auteurs en tamazight venus des quatre coins de l'Algérie — Abdellah Hamane (Oran), Hassane Sehti (Oran), Mohamed Saradj (Tlemcen) ... — prouve, si besoin est, que la question amazighe n'est pas confinée en Kabylie, mais revêt une dimension nationale, voire maghrébine.

Yamina BENGUIGUI, Je me bat pour les femmes avec la francophonie



mercredi 6 mars 2013

امين الزاوي - اليهود جزء من الثقافة العربية و الاسلامية




Aux origines du marche parallele


Apparu au milieu des années 1970 à la faveur des pénuries générées par les monopoles d'Etat, le marché parallèle de la devise semble définitivement ancré dans la société algérienne comme réponse aux dysfonctionnements du système financier algérien.

Dans notre pays, il n'y a toujours pas de marché des changes. Les seules transactions autorisées sont celles qui s'opèrent dans le cadre de la convertibilité commerciale à laquelle n'ont droit que les importateurs disposant de liquidités requises. Les voyageurs ont, quant à eux, droit à une maigre allocation touristique représentant à peine l'équivalent de 15 000 DA en devises, dont la parité est fixée par un marché interbancaire totalement inféodé à la Banque d'Algérie. Les besoins en devises des Algériens sont énormes et le système officiel d'allocation n'est pas suffisamment alimenté, encore moins organisé pour y faire face. Tous les exclus et les insatisfaits du système seront donc contraints de s'adresser à des opérateurs de change activant en marge de la réglementation officielle pour satisfaire leurs besoins en devises. C'est ainsi qu'est né et s'est développé le marché informel du change qui brasserait, selon les estimations, entre 8 et 10 milliards de dinars par an. Les postulants au change parallèle sont le plus souvent des voyageurs pour qui l'allocation devises ne suffit pas, des importateurs qui ne réunissent pas les conditions requises par la réglementation relative à la convertibilité commerciale du dinar et, depuis une dizaine d'années, certaines catégories d'Algériens qui quittent leur pays pour s'installer ou monter une affaire à l'étranger. Ce sont des sommes colossales en dinars convertis (en euros notamment) qui quittent chaque jour l'Algérie pour d'autres pays et plus fréquemment la France. C'est une situation qui du reste choque beaucoup les étrangers qui souhaitent investir en Algérie, mais qui sont troublés de voir les capitaux algériens prendre le chemin inverse. « Le fait de voir autant de capitaux quitter l'Algérie pour être investis en France me fait penser que quelque chose ne tourne pas rond dans le climat des affaires qui prévaut dans le pays. L'Algérie est officiellement en quête d'investissement direct étranger (IDE), mais à observer le nombre d'Algériens qui montent des affaires en France, on est forcés de croire que c'est plutôt l'Algérie qui alimente la France en investissements directs », nous explique un homme d'affaires d'origine algérienne rencontré il y a quelque temps en France. Notre interlocuteur a effectivement raison de s'interroger sur l'origine des circuits qui alimentent en devises toutes ces affaires sachant que la convertibilité du dinar est soumise à un certain nombre de restrictions qui en limite l'usage.



RESTRICTIONS

En effet, mis à part les importateurs pour qui d'importantes quantités de devises sont allouées pour honorer leurs commandes, il n'y a pas d'autres sources en provenance de canaux officiels qui puissent alimenter en devises un aussi gigantesque marché informel. Les surfacturations d'importation, dont les différentiels sont récupérés à l'étranger, peuvent effectivement être à l'origine de la constitution d'importantes fortunes en devises qui alimentent le change parallèle lorsqu'elles ne sont pas directement investies dans des affaires à l'étranger. La pratique de la valeur administrée à laquelle la Douane algérienne a longtemps astreint les importateurs algériens a beaucoup contribué à la constitution de ces fortunes. A titre d'exemple, un importateur de bananes auquel la Douane fait obligation de déclarer une valeur de 1 euro le kilo, alors qu'il avait conclu avec son fournisseur un prix de seulement 60 centimes d'euro, n'a d'autre choix que de demander à son fournisseur d'établir la facture selon la volonté de la Douane algérienne et de lui verser le différentiel sur un compte en France ou dans un autre pays étranger. Les valeurs administrées ont ainsi été à l'origine de la constitution de nombreuses fortunes à l'étranger. Les capitaux dus aux dysfonctionnements du commerce extérieur algérien mis à part, la source originelle, mais toujours abondante, reste l'émigration algérienne qui tiendrait à la disposition du marché informel environ 500 millions d'euros. Forte de près d'un million d'émigrés algériens, notre communauté transfère à peine 4 millions d'euros vers l'Algérie par les circuits officiels. Même si nos émigrés dépensent beaucoup plus du fait qu'ils résident à l'étranger en famille, leur épargne reste importante et ne trouve aucune structure suffisamment incitative pour la capter. C'est dans le marché parallèle qu'elle trouvera preneur à des conditions autrement plus avantageuses que celles offertes par les banques. Ce marché brassera des capitaux colossaux auxquels les Algériens ont pris l'habitude de faire usage, tantôt pour voyager, tantôt pour se soigner dans un pays étranger ou effectuer des transactions commerciales. La nature ayant horreur du vide, le marché informel de la devise ne fait en réalité que combler les défaillances du système financier algérien incapable de se structurer pour offrir la contrepartie devises à tous les Algériens qui en ont besoin pour peu qu'ils disposent de la contrepartie en dinars. Depuis que la réforme économique a démarré il y a plus de quinze ans, l'Algérie n'est toujours pas parvenue à créer un authentique marché du change animé par des cambistes professionnels. La législation existe pourtant depuis plusieurs années. Les barons du change parallèle sont-ils si puissants pour bloquer l'émergence d'un marché du change à une période aussi avantageuse pour son lancement (réserves de change importantes) ? Au vu de l'expansion débordante que le marché parallèle tend à prendre en dépit de son interdiction, la question mente d'être posée.

Par Nordine Grim
El Watan Économie du 11 au 17 avril 2005
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