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dimanche 13 décembre 2015

Un ouvrage sur le controversé Messaoud Zeghar


Seddik Larkeche a animé samedi une vente-dédicace de son ouvrage consacré à Messaoud Zeghar, un des personnages ayant joué des rôles secondaires mais non moins importants dans la période de Houari Boumediène.

« Mon approche n’est pas journalistique où on dit tout et n’importe quoi, mais celle d’un chercheur », précise l’auteur qui sous-entend que tout ce qui est dit dans le livre est vérifié. Il s’est exprimé face à une poignée de curieux qui ont fait le déplacement à la librairie Art et culture. En réponse à une question sur la véracité de ses propos, il évoque l’accès à la correspondance personnelle de Si Zeghar quand celui-ci était en détention, dans les années 1980.

A titre anecdotique, il raconte les péripéties qui l’ont conduit à rencontrer, en Suisse, l’ancienne assistante de l’homme d’affaires, Jacqueline Schwartz, que beaucoup croyaient morte. Seddik Larkeche revient également sur les motivations qui l’ont conduit à écrire ce livre. Il était employé par le groupe pharmaceutique américain Pfizer et c’est dans le cadre de la préparation d’une thèse de doctorat et en se mettant à lire tout ce qui lui tombait sous la main concernant l’Algérie qu’il a constaté que le nom de Zeghar revenait à maintes reprises dans les archives. Cette découverte a attisé sa curiosité et l’a poussé peu à peu à étoffer ses recherches en allant interroger des responsables algériens mais aussi d’autres personnes dans le monde. Seddik Larkeche estime que beaucoup de choses qui ont été dites au sujet de Zeghar n’ont aucun fondement. Il tient à préciser par exemple que contrairement à ce qui été avancé, ce dernier n’a jamais été ami avec Georges Bush (ancien vice-président et ancien patron de la CIA) mais avec son avocat, si le mot ami a un sens dans ce milieu-là. Des photographies montrent Zeghar avec Rockefeller, mais de là à parler d’amitié c’est une autre ineptie à ne pas commettre.

De ce fait, il faut aussi relativiser l’idée selon laquelle il était à la tête d’un empire. Il n’a rien construit et les acquisitions qu’il a eues, notamment dans le domaine de l’immobilier, l’ont été grâce à l’argent de trafics divers, dont celui des armes. Un château de cartes qui s’est effondré au moindre souffle. A son apogée, il était sans doute soutenu par les Américains à cause de ses proximités avec des personnages-clés du pouvoir. Zeghar a, dès le départ, alors qu’il n’était qu’un adolescent d’El Eulma, sans aucun niveau d’instruction, traficoté avec les Américains avec lesquels il a gardé des contacts. Au début des années 1940, durant la Seconde Guerre mondiale, ces derniers avaient une base près de Sétif.

Durant la guerre de libération, il a officié à Casablanca sous le nom de guerre de Rachid Casa. A l’indépendance, il a été l’un des proches fidèles de Houari Boumediène. L’auteur a beau défendre son personnage, mais le rôle que celui-ci aurait pu jouer auprès des Américains est également à mettre entre guillemets car tout porte à croire que, contrairement à l’idée d’une influence qu’il aurait eue sur eux durant les années 1970, ce sont plutôt ces derniers qui l’ont utilisé.

Le vrai rapprochement algéro-américain annonçant le début du virage à droite de la politique algérienne a eu lieu dans les années 1980 et il s’est fait à ses dépens. Durant la chute de cet homme que l’auteur présente comme un patriote, l’ « Oncle Sam » était occupé à congratuler la nouvelle équipe au pouvoir en Algérie.

Djamel Benachour
El Watan - Mardi 8 décembre 2015

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vendredi 11 décembre 2015

Interdit de critiquer ! (sinon attention à vous)




Députés, militants, travailleurs... Au prétexte que l’Algérie traverse une crise économique et sécuritaire, plus personne n’a le droit de critiquer le gouvernement. Les ONG et les militants qui dénoncent les agissements du pouvoir aimeraient que l’élite se réveille.

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mercredi 9 décembre 2015

Arabie Saoudite, paroles de femmes


Ce mardi 8 décembre, France 5 diffuse le documentaire de Clarence Rodriguez. La correspondante de France Info, installée en Arabie Saoudite depuis dix ans, tend son micro à des femmes qui se dressent face au patriarcat et au conservatisme et militent pour plus de droits.

Algérie : la lettre polémique du Général Toufik


Algerie اغتيال عبان رمضان


mardi 8 décembre 2015

ترامب: هجرة المسلمين إلى الولايات المتحدة ممنوعة


Louisa Hanoune et le coup d'etat ... PAR QUI ET CONTRE QUI ???




Elle parle de coup d’Etat, de coup de force, de ministres au service d’intérêts étrangers et d’une oligarchie prédatrice, d’alerter l’opinion publique sur les graves menaces qui pèsent sur le pays. Elle, c’est Mme Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), cette dame surprend, étonne et intrigue aussi bien ses détracteurs que ses fans. Dans l’entretien qu’elle nous a accordé, elle revient sur tous les événements qui ont marqué la semaine.


www.elwatan.com

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رشيد بو جدرة الحلقة كاملة يعلن كفره ويستهزء من المسلمين في برنامج المحك...


samedi 5 décembre 2015

Lettre de si toufik a l'opinion publique concernant l'Affaire General Hassan


LE GÉNÉRAL À LA RETRAITE MOHAMED MEDIÈNE, DIT TOUFIK, SE PRONONCE SUR L’AFFAIRE DU GÉNÉRAL HASSAN

Consterné par l’annonce du verdict prononcé par le tribunal militaire d’Oran à l’encontre du général Hassan, et après avoir usé de toutes les voies réglementaires et officielles, j’ai estimé qu’il est de mon devoir de faire connaître mes appréciations à l’intention de tous ceux qui sont concernés par ce dossier, ainsi que tous ceux qui le suivent de près ou de loin.

Le général Hassan était le chef d’un service érigé par le décret agissant sous l’autorité de mon Département. A ce titre, il était chargé d’une mission prioritaire avec des prérogatives lui permettant de mener des opérations en relation avec les objectifs fixés. Les activités de son service étaient suivies régulièrement dans le cadre réglementaire. En ce qui concerne l’opération qui lui a valu l’accusation d’« infraction aux consignes générales », j’affirme qu’il a traité ce dossier dans le respect des normes et en rendant compte aux moments opportuns.

Après les résultats probants qui ont sanctionné la première phase de l’opération, je l’ai félicité –lui et ses collaborateurs – et encouragé à exploiter toutes les opportunités offertes par ce succès. Il a géré ce dossier dans les règles, en respectant le code du travail et les spécificités qui exigent un enchaînement opérationnel vivement recommandé dans le cas d’espèce. Le général Hassan s’est entièrement consacré à sa mission. Il a dirigé de nombreuses opérations qui ont contribué à la sécurité des citoyens et des institutions de la République. Sa loyauté et son honnêteté professionnelle ne peuvent être mises en cause. Il fait partie de cette catégorie de cadres capables d’apporter le plus transcendant aux institutions qu’ils servent. Au-delà des questionnements légitimes que cette affaire peut susciter, le plus urgent, aujourd’hui, est de réparer une injustice qui touche un officier qui a servi le pays avec passion et de laver l’honneur des hommes qui, tout comme lui, se sont entièrement dévoués à la défense de l’Algérie. Les médias ont traité abondamment cette affaire en faisant preuve de beaucoup d’àpropos, malgré l’absence d’éléments d’appréciation officiels. J’ose espérer que mon intrusion médiatique, même si elle constitue un précédent, ne suscite pas de commentaires qui risquent de la dévoyer et de la détourner du but recherché.

Le général de corps d’armée à la retraite Mohamed Mediène

El Watan - Samedi 5 décembre 2015


Ferhat Mehenni : "L'Algérie veut l'arme nucléaire et menace la paix dans le monde"




Entretien de la Radio Canada (Première Chaine) avec Ferhat Mehenni, diffusé le 05 Avril 2012 à 18h18, réalisé par le journaliste Michel Désautels.

Mehenni déclare clairement : " L'Algérie, en s'alliant à la Turquie et l'Iran cherche à se doter de l'arme nucléaire et menace la paix dans le monde. Seul la Kabylie pourra jouer le grain de sable ".

dimanche 29 novembre 2015

le bordel du renseignmet en France (video Canal+)



Saâd Agoudjil, wali de Ouargla : « LA PISTE CRIMINELLE N’EST PAS EXCLUE »

Lors de sa conférence de presse mensuelle, tenue jeudi soir au siège de la wilaya de Ouargla, Saâd Agoudjil, le wali, n’a pas exclu la piste criminelle de l’incendie du camp des réfugiés subsahariens survenu dans la nuit de lundi à mardi dernier causant 18 morts et une cinquantaine de blessés.

Telle a été la principale information divulguée par le wali, qui a tenu à rétablir la vérité. Selon lui, la commission de sécurité de la wilaya de Ouargla s’est réunie le 18 novembre pour établir le programme de rapatriement de la moitié des migrants recensés au niveau du camp de réfugiés de Ouargla, à savoir 322 sur les 650 initiaux.

Le 19 novembre, le ministère de l’Intérieur a donné son aval pour l’opération rentrant dans le cadre de l’accord signé entre l’Algérie et le Niger dont la Présidence venait d’approuver cette nouvelle opération qui devait également toucher une centaine d’autres migrants acheminés jeudi vers Ouargla, avant le démarrage du convoi de rapatriement vers Tamanrasset hier.

624 MIGRANTS DE 11 NATIONALITÉS

D’après les explications du wali de Ouargla, « tout était prévu, les concernés ont été notifiés de la date de rapatriement vers leur pays d’origine, de l’itinéraire qui prévoyait une escale à Hassi Lefhel pour le déjeuner, une autre à Hassi Lahdjar, près d’In Salah pour une courte halte avant d’arriver à Tamanrasset ». Or, lundi soir, soit le jour même de la notification de la décision d’extradition et alors que les équipes du Croissant-Rouge algérien s’étaient déplacées à Hassi Lefhel, dans la wilaya de Ghardaïa pour coordonner le transfert et avoir une prise de contact avec les représentants de la communauté nigérienne pour les modalités de l’opération devant avoir lieu, le tragique incident est arrivé. Pour le wali de Ouargla, « c’est un point d’interrogation, nos suspicions seront confirmées ou non par les investigations en cours et c’est pour cette raison que nous avons mis l’ancien camp sous scellés ».



Le wali a tenu à rectifier la dénomination du camp tel que fait par la presse.

« Ce n’est ni un hôtel ni un centre de transit, mais un centre de regroupement pour le rapatriement. » C’est pour cette raison que parler d’amélioration de conditions de vie et de confort n’est pas approprié, selon le premier magistrat de la wilaya qui explique : « Il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit de migrants clandestins. Ils sont donc en situation irrégulière et ils n’ont pas de papiers. »

L’autre point évoqué par M. Agoudjil concerne la prise en charge proprement dite des réfugiés. « Il est dans les traditions de l’Algérie de ne pas fermer la porte, même à ceux qui s’y sont introduits clandestinement. Vous voyez bien comment les flux migratoires sont gérés en Europe, ils se rendent compte maintenant de la difficulté de la situation, alors que chez nous, malgré tous les problèmes, jamais l’expulsion n’a été à l’ordre du jour ni pour nos frères africains ni pour les Syriens. L’Algérie travaille en silence, elle fait son devoir sans se vanter ». Saâd Agoudjil a cru bon de rappeler qu’en 2012, et dans le sillage des répercussions de la guerre en Libye, l’ancien wali avait pris la décision de regrouper ces réfugiés dans un lieu commun pour leur éviter les dangers de la rue : « Cette usine désaffectée était la seule alternative à l’époque et même à présent, le nouveau centre a été réquisitionné et arraché à des entreprises nationales qui devaient y investir en locaux administratifs, l’Algérie fait ce qu’elle peut. »

Et d’ajouter que le nombre de 624 concerne les migrants officiellement recensés par le Croissant-Rouge en juillet dernier, sans compter les dizaines d’ouvriers travaillant au noir dans les différents chantiers et qui se rendaient la nuit au camp de la zone d’équipement. Il y a lieu de préciser que ce recensement s’est avéré imprécis au lendemain du recasement des réfugiés à Saïd Otba, quand le nombre des repas distribués a atteint les 794.

H. A.
El Watan - Samedi 28 novembre 2015

dimanche 22 novembre 2015

Khaled Nezzar et Yamina Benguigui




Khaled Nezzar, ancien ministre de la Défense algérien, a estimé que les racines du terrorisme remontent au colonialisme et estime que recrudescence est liée à la question palestinienne. Partagez-vous cet avis ?

J-L. B. : Je ne fais aucun commentaire sur les déclarations politiques dans mon pays ou dans un autre. Mon rôle, assez modeste, est d’essayer de fédérer tout le monde. Si je commence à commenter l’actualité, je me mets dans une situation impossible.

www.tsa-algerie.com - Entretien avec Jean-Louis Borloo et Yamina Benguigui

METMATI Mâamar : La preuve que BFMTV est anti-Islam




http://tariqramadan.com/blog/2010/12/03/ou-en-es-tu-de-ta-pratique/

Le Dessous des Cartes L'ISLAM EN CONFLIT






mardi 17 novembre 2015

Farid Abdelkrim Pourquoi j'ai cessé d'être islamiste


D’origine algérienne, Farid Abdelkrim est né le 25 juin 1967 à Nantes (44).
Titulaire d’un BEP Mécanicien Monteur.
Mention Complémentaire de Dessin Industriel en Construction Mécanique. Durant cette année, il se convertit à l’islam.
Baccalauréat en Productique Mécanique.
Études de sociologie.
Sa conversion à l’islam le mène à s’engager au plan associatif.
Il milite alors dans plusieurs associations et intègre l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France).

www.i-editions.com
www.amazon.fr - Pourquoi j'ai cessé d'être islamiste : Itinéraire au coeur de l'islam en France




Bibliographie

Auteur de quatre ouvrages :
- « Al-ma’thurat, A la source du Rappel », Hassan Al-Banna, éd. HAB Productions et Bayane Editions, 2000.
- « Les jeunes, l’islam et le sexe : des réalités cachées », éd. Bayane Editions, 2002.
- « Na’al bou la France ?! » éd. Bayane Editions, 2002.
- « La France des Islams : ils sont fous ces musulmans ?! », éd. Bayane Editions, 2005.

Télévisions

A participé à plusieurs débats télévisés :

- Mots croisés - France2, L’islam est-il compatible avec la laïcité française ? (14 avril 2003)
- C Dans l’air - France5, Islam : au nom du voile (29 avril 2003)
- De quoi j’me mêle - Arte, Les Français sont-ils antisémites ? (13 septembre 2003)
- C Dans l’air - France5, Chirac se dévoile (17 décembre 2003)
- Riposte - France5, La France a-t-elle peur de ses musulmans ? (25 janvier 2004)
- Merci pour l’info - Canal+, L’islam et le sexe (15 janvier 2006)
- Islam - France2, Le mois de Ramadan (2006).

dimanche 15 novembre 2015

jeudi 12 novembre 2015

هتلر... كفاحي Mon Combat de Hitler : un best-seller au SILA 2015 en Algerie


Mein Kampf fait «Führer»
UN DES LIVRES LES PLUS VENDUS AU SILA 2015

Entre un essai, un roman ou un ouvrage didactique, le pamphlétaire Mein Kampf (Mon combat) du dictateur génocidaire dépassant tout entendement humain s’est vendu comme des petits pains au SILA 2015. Entre 1500 et 2000 exemplaires écoulés. Une curiosité, un tabou, le contexte géopolitique au Moyen-Orient, la nouvelle Intifada ... autant d’éléments motivant ce frénétique achat et découverte tardive de Mein Kampf. Car Mein Kampf a été écrit par Adolf Hitler entre 1924 et 1925 pendant sa détention à la prison de Landsberg. Il s’agit d’une traduction de Akram Mouamin en arabe intitulée Kifahi (Mon combat) paru aux éditions Dar El Houda en 2015, en Algérie. Et l’ISBN (délivré par la Bibliothèque nationale) en est la preuve patente.


Alors qu’il figure dans la liste des 106 livres interdits au SILA par la commission de contrôle pour apologie à la haine, violence, racisme, antisémitisme, terrorisme et autres djihad. Un ouvrage de reliure d’art comptant 541 pages au prix très bon marché : 850 DA. Alors que Mein Kampf dans ce format pourrait coûter au moins 1500 DA. En compulsant Kifahi, l’on découvre la littérature mortifère, antisémite, hégémonique, aryenne et surtout nazie d’Adolf Hitler. Et tout ce qui est relatif aux juifs est consigné en gras, pour le mettre en évidence et de surcroît les intertitres sont ponctués de la croix gammée (swastika) : « Ma méfiance envers les juifs date depuis ma prime enfance, à l’école ... Mais l’étonnement qui ne m’a jamais quitté portait sur leurs activités ... Il existait un grand mouvement, appelé le sionisme, qui se propageait entre eux. Son but était d’affirmer l’identité juive. Et elle était fortement représentée à Vienne ... J’ai découvert qu’ils étaient partout et surtout dans la presse et dans la vie culturelle.




Dans l’art, la littérature, le théâtre, le cinéma ... Il suffit de voir les affiches et la consonance des noms créateurs plébiscités, et ce, pour soutenir les affaires juives. C’est une épidémie, un venin. Un des leurs peut détruire des dizaines de milliers d’humains ... J’ai découvert que tous les penseurs marxistes, les représentants du parti social démocrate au sein du ministère et les présidents d’unions économiques étaient issus du " peuple élu " ... C’est pour cela que je crois ce que je fais aujourd’hui est compatible avec la volonté de Dieu. Alors, je me lève contre les juifs pour défendre ce que Dieu veut ... ».

Adolf Hitler ira jusqu’à qualifier les juifs d’infra-humains. Et puis, le 1er janvier 2016, 70 ans après la mort d’Adolf Hitler, Mein Kampf dont le land Bavière est le détenteur jusqu’à aujourd’hui encore des droits d’auteur, tombera dans le domaine public. Donc, il sera publié par tout éditeur. De front, un ouvrage sorti en 2013 a été très vendu au SILA. C’est celui de Abdelkader Boukhamkham, l’un des cadres dirigeants du parti dissous, le FIS (Front islamique du salut), intitulé El Hakika oua Tarikh (La vérité et l’histoire) paru aux éditions Dar Noaâman, et ce, à 400 DA pour un livre relié. Une compilation d’entretiens de Abdelkader Boukhamkham dans les médias nationaux et arabes préfacée par Ali Belhadj, l’un des fondateurs de l’ex-FIS où il réitère « la légitimité » du parti dissous et revient sur sa « victimisation ».

K. Smaïl

● Contre toute attente, un best-seller s’est placé en tête de gondole au Salon international du livre d’Alger qui s’est déroulé du 27 octobre au 7 novembre 2015 au palais des Expositions des Pins maritimes : Mein Kampf d’Adolf Hitler.

El Watan Jeudi 12 novembre 2015

jeudi 22 octobre 2015

Verite contre amnistie de Aderrahmane Mahmoudi


L'idée n'est pas nouvelle, de nombreux responsables politiques algériens ont eu un jour a l'esprit de régler la crise par une méthode toute simple, celle qui consiste à remettre tous les compteurs à zéro. Les voleurs sont ainsi encouragés à investir en échange d'une amnistie fiscale, les égorgeurs sont pardonnes pour peu qu'ils jurent de ne plus égorger à nouveau, les menteurs seront crus à l'avenir à condition qu'ils arrêtent de mentir et ainsi de suite. Nous repartirions donc tous ensemble sur un bon pied après avoir chassé les démons du mal et établi entre nous un pacte de gentillesse mutuelle où seule prime la sauvegarde de notre beau pays.

L'idée n'est donc pas nouvelle, mais n' a jamais pu être mise en application. Non pas parce que les pouvoirs publics ne le voulaient pas, mais plutôt parce que les grands prédateurs qui régnent sur l'économie formelle et informelle de ce pays n'en ont pas voulu. Avec un pied dans le pouvoir et un pied dans les affaires, ces rapaces de haut vol n'ont jamais senti la nécessité de mettre fin à un système de rapine et de prédation qui les rend pius forts chaque jour davantage. Aussi, lorsque leur puissance a commencé à être sérieusement menacée par le pluralisme, la démocratie et le libéralisme, ils ont préféré mettre le pays à feu et à sang, en manipulant le terrorisme et en s'alliant à des puissances étrangères, plutôt que de cesser leurs pratiques prédatrices. Aujourd'hui, lorsque le Président Abdelaziz Bouteflika évoque avec de plus en plus d'insistance la question de la réconciliation nationale en tentant de lui trouver un cadre global de mise en œuvre pratique, il ne fait rien d'autre en vérité que pousser les grands prédateurs de ce pays à accepter un marché dont les termes sont à peu près ceux-là : «Vous avez pillé, vole, détourné et amassé des fortunes colossales. Pour les protéger, vous avez tué plus de 100 000 de vos concitoyens et détruit pour plus de 25 milliards de dollars. Vous vous êtes même alliés à des puissances étrangères pour conserver votre pouvoir et vos privilèges. Aujourd'hui, vous êtes donc une classe sociale au sens politique et financier du terme. Votre position au sein et en dehors du pouvoir est reconnue, mais vous ne pouvez pas aller plus loin dans votre conquête de la totalité du pouvoir.

Le Jour d'Algerie N219 Vendredi 14 Samedi 15 mai 2004

ecrivainsmaghrebins.blogspot.com - Belkheir vu par Mahmoudi


« Le Vert et le Noir, intégrisme, pétrole, dollar » par Jean-Pierre Chevènement


« Ce qui est devant nous, me dit-il, c’est le risque d’une totale mainmise américaine sur le pétrole irakien. Le pétrole, pour les Etats-Unis, c’est le moyen de régler à leur convenance leurs rapports futurs avec l’Europe et le Japon. Ou bien la France est capable de comprendre que l’indépendance de l’Irak sert sa propre indépendance et celle des autres peuples, ou bien, si elle ne le comprend pas, comment donc défendre à sa place des intérêts vitaux dont elle semble n’avoir plus conscience ? Si la France à l’avenir veut encore peser en Europe, elle a besoin d’être présente au Moyen-Orient … »

www.chevenement.fr


Œuvres

L'énarchie ou les mandarins de la société bourgeoise, La Table Ronde, 1967 (sous le pseudonyme de Jacques Mandrin, qui cache aussi Didier Motchane et Alain Gomez)
Socialisme ou Socialmédiocratie, 1969 (sous le pseudonyme de Jacques Mandrin)
Le vieux, la Crise et le Neuf, 1975
Le Service militaire, face à face avec Pierre Messmer, 1977
Être socialiste aujourd'hui, 1979
Le Pari sur l'intelligence, 1985
Apprendre pour entreprendre, 1985
Une certaine idée de la République m'amène à…, 1992
Le Temps des Citoyens, 1993
Le Vert et le Noir. Intégrisme, pétrole, dollar., 1995
France-Allemagne, parlons franc, 1996
Le Bêtisier de Maastricht, 1997
La République contre les bien-pensants, 1999
La République prend le maquis (en collab. Avec Robert Colona d'Istria), 2001
Le Courage de décider, Robert Laffont, 2002
Défis républicains, 2004
Pour l'Europe, votez non !, Fayard, 2005
La Faute de M. Monnet, Fayard, 2006
La France est-elle finie ?, Fayard, 2011 - prix du Livre Politique 2011
Sortir la France de l'impasse, Fayard, 2011
1914 - 2014, l'Europe sortie de l'Histoire ?, Fayard, 2013



mercredi 21 octobre 2015

Mezri Haddad

Mezri Haddad, philosophe et ancien ambassadeur tunisien :

« Dans chaque euro investi en France, il y a du poison néowahhabite. À plus forte raison dans les banlieues, où la ferveur religieuse et le bigotisme compensent le chômage, où le repli identitaire se nourrit de l’exclusion sociale et où la foi est au-dessus de la loi. L’on sait que dans la doctrine islamiste, le lien confessionnel transcende l’appartenance nationale, et que le droit de Dieu est supérieur à la loi de la République. »

Dans son article « La Shoah, second péché originel ou l'humanisme en question » paru dans Réalités48, il s'attaque violemment à Mahmoud Ahmadinejad et dénonce l'antisémitisme chez les musulmans. Pour lui, le génocide est une tragédie humaine et universelle, un fait historique incontestable. Les musulmans devraient d'autant plus aisément reconnaître ce génocide qu'ils n'assument aucune responsabilité dans ce mal absolu qui a frappé les Juifs. Il affirme que le conflit israélo-palestinien ne doit en aucune façon justifier « l'abjection négationniste » et plaide pour la criminalisation de l'antisémitisme dans les pays arabes.



Dans son article « Vrais et faux ennemis de l'islam »50, il apporte un soutien critique au pape Benoît XVI, considère que les musulmans n'ont rien compris à son discours de Ratisbonne et accuse les intégristes de profiter de la moindre occasion pour galvaniser la haine à l'égard des chrétiens, des juifs et de l'Occident en général. Dans l'affaire des caricatures de Mahomet, il défend le principe de liberté mais regrette les provocations inutiles et islamophobes.

Dans l'ensemble des articles qu'il a publié dans Le Monde des religions, il critique l'intégrisme islamiste en voyant dans ce phénomène idéologique et politique une altération grave des valeurs spirituelles de l'islam. Selon lui, la solution sécuritaire n'est pas suffisante mais il faudrait une révolution culturelle et une réforme radicale de l'islam pour réconcilier les musulmans avec la modernité.

fr.wikipedia.org - Mezri Haddad
lavoixdelalibye.com - La « théorie du complot », un concept inventé par les comploteurs pour anesthésier les cons, par Mezri Haddad

dimanche 18 octobre 2015

Je le dis par Agrane Fateh



Ainsi ce sieur tueur, (au moins d’un jeune du service national dont il a reconnu les faits en public dans une interview) cet ex chef d’une armée criminelle qui avait mis le pays à feu et a sang, fait le coq et la poule en un tour de main comme une marionnette dont on n’arrive pas a situer exactement qui détient sa ficelle et la fait jouer aussi sordidement et piètrement Le coq quand dans une interview donnée à la chaine privée El Watan, Madani Mezrag, menace le président de la république et le défie d’interdire le parti qu’il prépare pour assassiner l’Algérie.

Et la poule quand quelques jours après manquant de grains peut etre (car il faudrait se rapprocher de prés et regarder de quoi il vit ce sinistre quidam et dans quelle mains il picore) il se rebiffe et voudrait seulement conseiller le président, comment le laisser avec sa nébuleuse islamiste intégriste, achever pour de bon la république et l’état national (sic).

Mais c’est devant le juge qu’il doit atterrir pardi, si on suppose que la chaine El Watan a enfreint la loi, lui il a fait autant et plus, c’est un criminel qui se dit n’avoir jamais demandé pardon pour son crime et que c’est la république qui doit lui présenter ses excuses après qu’il l’ai agressé et tué ses meilleurs enfants !

Tantôt coq tantôt poule c’est connu de la duplicité des intégristes islamistes mais disons le aussi, de ceux qui les écoutent les manipulent et ont font des interlocuteurs privilégiés, c’est la même matrice idéologique !

Cette basse cour est mortellement venimeuse pour le corps sain de la république ! Pour que cesse cette représentation macabre !!!! baisser le rideau allumez les lumières.

www.raina-dz.net

mercredi 14 octobre 2015

Un peuple prisonnier du wahhabisme par Tayeb Belghiche


La sinistre association des « oulémas » wahhabite vient de se manifester à nouveau et, comme toujours, dans un sens des plus négatifs. En effet, 55 de ses membres, s’érigeant sans mandant en chef de la oumma, ont appelé les musulmans du monde entier à faire la guerre aux « croisés russes », ceux-là mêmes qu'ils appelaient hier encore les « athées », parce qu’ils interviennent militairement en Syrie. Leur message a été relayé par Al Qaîda en Syrie, dont le chef, Abou Mohamed Al Jolani, a déclaré à l’adresse des musulmans du Caucase : « Si l’armée russe tue notre population, tuez sa population. »

Pourquoi ces prétendus oulémas sortent leurs griffes aujourd’hui ? Ils ont sans doute peur que l'intervention russe contribue à remettre sur selle et à renforcer le régime alaouite de Bachar Al Assad, eux qui ont une haine viscérale pour tout ce qui est chiite ou qui s’en approche et contre lesquels ils sont prêts à s’associer avec le sionisme, s’ils ne l’ont pas fait secrètement.

Des rumeurs circulent à ce sujet suite à l’intervention de la coalition arabe menée par l’Arabie Saoudite contre le peuple yéménite, lequel résiste courageusement et qui a révélé à la communauté internationale l’incapacité de la plupart des armées arabes à mener une guerre moderne contre un pays pourtant très démuni. Les Yéménites ont le malheur d’avoir parmi leurs concitoyens des chiites houtis.

Les oulémas saoudiens, prompts à réagir contre le soutien russe à une dictature criminelle, n’ont jamais élevé la voix lorsque les Américains ont envahi et détruit l’Irak. Ils se sont tus lorsqu’une coalition occidentale est intervenue en Libye pour chasser Mouammar El Gueddafi et ils restent silencieux face au démantèlement de ces pays. Il est vrai qu'El Gueddafi a donné du fil à retordre à la dynastie saoudienne et a même proposé de lui enlever la gestion de La Mecque et de Médine parce que ces lieux appartiennent à tous les musulmans.

Les Algériens, eux aussi, n’oublieront jamais le mal que leur ont fait les Saoudiens. Officiellement, ces derniers n’avaient cessé leur appui financier au FIS qu’après le soutien de ce dernier à l’invasion du Koweït par les forces de Saddam Hussein. Malheureusement, les wahhabites ont poursuivi le financement du terrorisme, de l’AIS et du GIA à travers des associations soi-disant caritatives. Il est vrai que ces «oulémas» ne peuvent que faire du mal à l’humanité. Ils ne se sont jamais préoccupés du sort du peuple saoudien, qu’ils maintiennent délibérément dans la misère et l’obscurantisme, et n’ont jamais dénoncé les frasques de leurs dirigeants qui mènent la dolce vita aux quatre coins du monde avec des comportements que tout musulman et tout être humain réprouvent. Mais le wahhabisme ne s’embarrasse pas de contradictions, pourvu que les peuples arabes vivent dans l’arriération la plus totale. Surtout qu’il est protégé par l’Occident auquel il garantit des contrats juteux qui sont tout, sauf favorables aux intérêts du peuple saoudien.

El Watan - Mercredi 14 octobre 2015

Marcus Cornelius Fronto


« J’aime tous ceux qui t’affectionnent ; j’aime les dieux qui te protègent ; j’aime la vie grâce à toi ; j’aime les lettres avec toi ; comme tes amis, je me repais d’amour pour toi. » Ainsi Fronton (95-166) s’adresse-t-il à son élève devenu César, le philosophe et empereur Marc Aurèle (121-180).

Il est sans doute le plus méconnu des Constantinois célèbres. Né à Cirta au début du IIe siècle, le Numide fit de brillantes études à Rome. Fronton de Cirta fut un éminent grammairien.

lundi 12 octobre 2015

Larbi Belkheir a El Watan : La loi ne se negocie pas


Le pire a été évité vendredi dernier. La fermeté de l'Etat s'est manifestée pour la première fois depuis bien longtemps. Le FIS, qu'on a connu jusqu'ici intransigeant, s'est conformé à la loi en annulant une marche prévue de la Place des Martyrs à la Place du 1er Mai. M. Larbi Belkheir, le ministre de l'Intérieur, explique à El Watan le pourquoi du rétablissement de l'autorité et de l'Etat de droit. Il a reçu mercredi et jeudi les dirigeants du FIS pour leur demander le respect des dispositions légales en la matière.

Propos recueilli par TAYEB BELGHICHE

Quand Benjamin Stora raconte son enfance juive a Constantine


Lorsque la mère de Benjamin Stora est décédée en 2000, l’historien a découvert, au fond du tiroir de sa table de nuit, les clés de leur appartement de Constantine, quitté en 1962. Ces clés retrouvées ouvrent aussi les portes de la mémoire. Les clés retrouvées - Une enfance juive à Constantine, tel est le titre du dernier livre de Benjamin Stora paru récemment aux éditions Stock. À travers le regard de cet enfant devenu historien, Benjamin Stora restitue, non sans émotion, un monde perdu, celui des juifs d’Algérie. Assurément, l’enfant de Constantine, un auteur prolifique s’il en est, vient de commettre là son livre le plus intime. Il y a lieu de signaler aussi la parution, aux éditions du Seuil, d’un beau livre du même auteur intitulé La guerre d’Algérie expliquée en images, disponible à la librairie du Tiers-Monde.

Liberté jeudi 26 mars 2015

Said Boulifa : Un erudit inconnu dans son pays


Plusieurs universitaires ont pris part à cette rencontre initiée par la direction locale de la culture, en collaboration avec l’association Issegh de Souamaâ (Mekla). « Cette journée d’étude est un moment de commémoration et de partage autour de la grandeur de l’oeuvre de Boulifa.

Il est l’un des premiers Algériens à avoir élaboré des méthodes d’enseignement de la langue berbère. Boulifa est avant tout l’une des premières personnes à avoir défié le savoir colonial en enclenchant un processus de recherches sociologiques et littéraires sur la culture algérienne et qui l’a imposée tout en posant un regard contradictoire à celui des colons.

Par son travail, nous avons aujourd’hui la chance d’avoir une banque de données sur les oeuvres poétiques d’une grande personnalité à savoir Si Mohand Ou M’hand », a indiqué la directrice locale de la culture, Dalila Gouméziane, dans son allocution d’ouverture. Pour Saïd Chemakh, docteur en linguistique berbère à l’université Mouloud Mammeri, Boulifa était en avance sur les auteurs français de l’époque. Il rappellera ses ouvrages publiés depuis 1887 tels que Une première année de langue kabyle, Recueil de poésie kabyle, édité en 1904 chez Jourdan, Textes berbères en dialecte de l’Atlas, Glossaire kabyle-français, Le Djurdjura à travers l’histoire, de l’Antiquité à 1830 et autres ouvrages. Le conférencier a déploré le fait qu’aucune institution étatique ne porte encore le nom de cet érudit, y compris dans sa région natale. Evoquant la vie de son oncle, Boulifa Lila abondera dans le même sens pour demander la baptisation du campus universitaire de Tamda au nom de cet homme de culture. « Il a sauvé de l’oubli des textes littéraires d’une grande valeur et des poèmes de Si Mohand Ou M’hand qu’il a eu la chance de rencontrer. On ne sait toujours pas le lieu où est enterré Saïd Boulifa. Probablement à El Kettar. Nous avons cherché dans les registres des hôpitaux, sans trouver de traces à ce jour ».

Halouane Hacène, enseignant en lettres françaises à l’université de Tizi Ouzou a consacré sa communication à Boulifa le précurseur de la cause amazighe. « La vie de Boulifa a influencé son oeuvre. Son évocation fait partie de la reconquête de notre histoire. Nous devons déterrer notre patrimoine », a déclaré le conférencier. Annoncé au programme, Salem Chaker, docteur en lettres, spécialiste de linguistique berbère, professeur de berbère à l’université d’Aix-Marseille/Inalco Paris, n’a pas pu faire le déplacement. Il a fait parvenir aux organisateurs une communication intitulée Si Amar Boulifa (1865-1913) : le grand précurseur berbérisant.

« Boulifa a été le grand précurseur berbérisant kabyle, un grand savant mais aussi un défenseur engagé et constant de la langue et de la culture berbères. Toute son oeuvre est un plaidoyer fougueux pour la défense et l’illustration de la langue et de la culture berbères, dans toutes ses dimensions, linguistique, littéraire, historique et sociale, et dans toute son extension géographique. »

Ahcène Tahraoui
El Watan - Dimanche 11 octobre 2015

ecrivainsmaghrebins.blogspot.com - Si amar u said boulifa

samedi 10 octobre 2015

Femmes du Maghreb


Extrait :

À première vue, les vertus chrétiennes et païennes semblent bien proches. Si l'on relit le portrait de le femme idéale tracé par Tertullien, dans son traité Sur la parure des femmes, on y retrouve les mêmes tendances que dans l'éloge de n'importe laquelle de nos païennes. L'image qu'offre Tertullien est seulement « enrichie de quelques références bibliques et de la pensée toujours présente du martyre. Mais examinons le " programme " proposé par Tertullien, quand la femme ne doit avoir d'autre alternative que de se parer de ses bonnes mœurs :
Demandez à la simplicité votre blancheur, à la chasteté votre rougeur, à la modestie le fard de vos yeux. Mettez le silence sur vos lèvres, suspendez à vos oreilles les paroles du Seigneur ; attachez à votre cou le joug de Jésus-Christ. Courbez votre tête sous la puissance de vos époux et vous voilà suffisamment parées. Occupez vos mains à filer la laine, enchaînez vos pieds à la maison, et vous plairez plus que sous l'éclat de l'or. Que la probité devienne votre soie, la sainteté votre lin, la pudeur votre pourpre ; avec ces joyaux et ces parures, vous aurez Dieu pour amant.

La morale traditionnelle, on le voit, est toujours présente, mais au service d'une nouvelle foi. Il existe, en effet, des différences importantes qu'il convient de souligner. Nous avons vu que chez les païens les vertus de chasteté et de pudicité ne sont requises que chez les femmes de condition libre, les matrones, celles qui, en fait, sont destinées à devenir des épouses et des mères. Les autres femmes sont tout à fait libres de disposer de leur corps. N'étant pas jugées dignes de devenir des mères, elles sont " indifférentes " aux yeux de la morale et du droit.



clio.revues.org

mercredi 7 octobre 2015

Abder Yesfsah : Nous disons encore non


Les gens qui nous parlent aujourd'hui de la tragédie nationale sont ceux issus des familles qui nous parlaient hier de la Révolution algérienne, alors qu'ils n'ont contribué ni de près ni de loin à la libération du pays.

Alors que les gens sortent dehors pour, pacifiquement, réclamer justice, M. Nahnah nous traite de « pleureuses professionnelles » et parle de « mafia de larmes ». A la mafia, le sieur scieur de poteaux téléphoniques doit en savoir quelque chose. Veut-il camoufler la mafia des attestations communales et des « tueurs professionnels islamistes », qu'il nous assène « vérité » ? M. Nahnah ignore-t-il que le dernier singe de la Chiffa est titulaire de ce fameux document que certains voudraient, certainement, présenter comme lettre de « créance » devant Le Suprême ?

Et qui, parallèlement, nous sommes convaincus de la nécessaire dissolution de toutes les associations et organisations des victimes du terrorisme ainsi que de la très puissante ONM et autres organisations satellites auteurs de la surenchère et de toutes les dérives que nous vivons aujourd'hui encore. Et ceci pour empêcher les éternels et nouveaux jouisseurs de monnayer leurs voix par un ou plusieurs crans de leur déjà large ceinture et de mettre fin ainsi à la culture de la rapine. Il faut éviter le foisonnement des associations et organisations des martyrs et des victimes du terrorisme islamiste. Au train où vont les choses, nous aurons bientôt une organisation de fils de concubines d'anciens maquisards et une autre des enfants illégitimes des terroristes intégristes.

Certains nous accusent de cultiver la haine alors que nous proposons seulement des solutions pour une paix véritable et qui sont évidemment diamétralement opposées à celles qui nous sont imposées. Notre éducation, je parle de notre éducation, nous a inculqué les bonnes manières, le respect de l'être. Notre éducation, je parle de notre éducation ancestrale, sait être indulgente et elle ne nous a pas enseigné la haine et la vengeance.

Notre éducation, et c'est toujours la même, façonnée par le temps, exige de nous aussi de ne pas tolérer, de ne pas pardonner l'impardonnable. Nous ne cesserons jamais de crier haut et fort et toujours : justice !

Alors tant qu'il n'y aura pas de justice, nous ne saurions et nous ne pourrions avoir un autre regard et nous ... Parce que nous avons des raisons de craindre la réactualisation des numéros verts et cette fois pour signaler, non pas les terroristes en circulation, mais à chaque fois qu'on aperçoit un démocrate, surtout depuis la légalisation d'un autre parti islamiste. Ça ne sera peut-être plus la dictature, ça ne sera pas non plus la vraie démocratie. Ça sera la démoctature comme l'a si bien illustrée un jeune de mon village.

Et maintenant, il reste de nous intimer l'ordre, parce que nos martyrs sont partis sous des youyous et des tonnerres d'applaudissements, d'accueillir les sanguinaires par des tabablas, zernadjia, de rouler le couscous, d'immoler des bœufs et que nos femmes et jeunes filles, qui ont échappé soit aux massacres, soit aux viols collectifs, se parent de leurs bijoux, de leurs beaux habits et se fardent le visage pour préserver la susceptibilité « des héros d'un autre monde et d'un autre âge ».

Abder Yefsah
Frère de feu Smaïl Yesfah

P. S. : Ce n'est pas Kartali qui nous contredira, lui qui pourchasse encore Amina Kouidri. Qu'elle trouve ici toute notre solidarité agissante.

Le Matin N2406 mercredi 26 janvier 2000

La deliquance juvenile feminine, un livre de Delladj-Sebaâ

Delladj-Sebaâ situe l'adolescent algérien dans le champ de forces qui le conditionne et forme sa personnalité : la famille, qui subît les mutations socio-économiques, et l'école, dont la société ne renvoie pas une imagé positive de la réussite scolaire.

Adolescence et délinquance en Algérie : la délinquance juvénile féminine est le titre de l'ouvrage que vient de publier Fatma-Zahra Delladj-Sebaâ, aux éditions " Dar El Gharb " d'Oran. L'auteur, psychologue clinicienne et enseignante-chercheur à l'Université d'Oran, a capitalisé une expérience de plus d'une quinzaine d'années de travail et de réflexion au sein de centres de rééducation de jeunes mineurs pour proposer cet ouvrage dans lequel elle met en exergue la complexité du phénomène de la délinquance juvénile dans notre pays et particulièrement chez les adolescentes. D'emblée, dès les premières pages, Delladj-Sebaâ souligne les spécificités de cette question.

« Si la délinquance dite masculine renvoie fondamentalement à des problèmes d'éducation, généralement circonscrits aux défaillances et aux déficiences de l'éducation familiale et scolaire, la délinquance dite féminine renvoie, quant à elle, à des déviations de nature morale ... Une fille séjournant dans l'un de ces centres se transforme ainsi en déviante irréversible, charriant une souillure morale indélébile », écrit-elle. Pour traiter ce sujet, l'auteur recourt aux cadres théoriques conventionnels pour montrer leurs limites avant d'explorer d'autres pistes. Delladj-Sebaâ situe l'adolescent algérien dans le champ de forces qui le conditionne et forme sa personnalité : la famille, qui subit les mutations socio-économiques, et l'école, dont la société ne renvoie pas une image positive de la réussite scolaire. Axant principalement son étude sur les adolescentes, l'auteur relève, à chaque fois, « le jugement moral » dont fait l'objet la fille à chacune de ses « déviances ».



« Un adolescent qui fume ou qui goutte à l'alcool ne commet pas cet acte avec le même degré de gravité que s'il est commis par une fille. Chez cette dernière, la déviance sociale se double d'une déviance morale, car dans l'imaginaire social, une femme qui fume ou qui boit de l'alcool est une femme hors normes », écrit elle. En se penchant sur la question du milieu et de « facilitation de la déviance », Delladj-Sebaâ rappelle que pour la seule année 2001, les services de police ont recensé 3.186 cas de fugues sur tout le territoire national, dont 975 (soit près d'un tiers) sont des filles et parle de « perversion des valeurs et de pervertissement des repères dans l'Algérie d'aujourd'hui ». Concernant l'ampleur de la délinquance juvénile féminine, l'universitaire impute cette situation aux " déficiences et aux carences propres aux institutions et organismes censés prendre en charge et traiter ce phénomène aux poids et pesanteurs des coutumes et traditions qui poussent implicitement ou explicitement a minimiser, sinon à taire ces -tares sociales- considérées comme des taches noires, souillants la pure des bases morale de la société ". L'auteur achève son ouvrage par une série de remarques et de propositions, fruits de sa longue expérience sur le terrain, sur la prise en charge des délinquantes

L'Authentique mercredi 5 juin 2002

www.lesoirdalgerie.com
acerwc.org
biblio.cca-paris.com

dimanche 4 octobre 2015

Ismail Yefsah


Il y a 18 ans, le 18 octobre 1993 Ismaïl Yefsah tombait en martyr

1993 le journaliste de télévision Ismail Yefsah tombait en martyr sous les balles de terroristes alors qu'il sortait de son domicile Aujourd'hui en ce triste souvenir, sa famille, ses amis et ses confrères se souviennent de son perpétuel sourire traduisant sa gentillesse coutumiere et son immense générosité. Repose en paix Ismail.


dimanche 27 septembre 2015

L'utopie de l'Islam La religion contre l'Etat de Leila Babes


Dans cette étude, la sociologue des religions, Leila Babes, dissèque les fondements du pouvoir politique et démontre que toutes les entreprises menées pour corriger le monde conformément à l'idéal islamique n'ont conduit qu'à détruire l'État et l'espace du politique.

Professeur à l'université catholique de Lille où elle enseigne la sociologie des religions et l'islam, Leila Babès anime depuis de nombreuses années une chronique à Radio Méditerranée International (Médi 1), où elle décrypte et déconstruit les mécanismes de domination et les discours convenus dans les dossiers qui concernent notamment les institutions politiques et religieuses, le statut des femmes et les cultures des peuples.


Leïla Babès est une sociologue des religions, écrivaine d’origine algérienne née à Guelma. Docteure et habilitée à diriger des recherches en sociologie, elle est professeur des universités à la Fédération universitaire et polytechnique de Lille et à l’Institut d’histoire des Religions de Lille.

Leïla Babès est auteur et coauteur de plusieurs ouvrages et articles consacrés à la compatibilité entre islam et laïcité.

Bibliographie

Loi d’Allah, loi des hommes, Albin Michel, Paris.
Les nouvelles manières de croire. Judaïsme, christianisme, islam, nouvelles religiosités (sous la direction de Leila Babès) Éditions de l’Atelier, Paris, 1996.
L’islam positif, la religion des jeunes musulmans de France, Éditions de l’Atelier, Paris, 1997.
L’islam intérieur. Passion et désenchantement, Éditions Al-Bouracq, Beyrouth, 2000.
Loi d’Allah, loi des hommes. Liberté, égalité, et femmes en islam (avec T. Oubrou), Albin Michel, Paris, 2002.
L'utopie de l'islam. La religion contre l'État, Armand Colin, Paris, 2011.

fr.wikipedia.org - Leïla Babes
leilababes.canalblog.com

Je ne pardonne pas à ceux qui ont assassiné mon frère, livre d’Asma Guenifi

Asma Guenifi vient de publier un ouvrage intitulé, Je ne pardonne pas aux assassins de mon frère, aux éditions Riveneuve, à Paris.

Elle a écrit ce livre à la mémoire de son frère Hichem, assassiné, le 6 juin 1994, à 20 ans, par quatre tueurs du parti islamofasciste, le Front islamique du salut (FIS). Afin de commettre leur forfait, ses assassins l’avaient guetté, en bas du domicile familial, à Bachdjarah, un quartier populaire, à la périphérie sud d’Alger. Hichem Guenifi suivait un stage d’ingénieur du son, à la Radio Chaîne III.

www.argotheme.com
www.siwel.info



mercredi 23 septembre 2015

Yacine, reveille-toi


Dimanche 29 octobre. A Grenoble. Kateb Yacine casse sa pipe. Une leucémie têtue. A Alger, la terre tremble ...

C'est à Ali Zamoum que revient « le mauvais honneur », pour reprendre sa tendre expression, d'annoncer à la radio Chaîne III l'ultime escapade de ce « poète comme un boxeur ».

Le Keblouti sera enterré un 1er novembre au cimetière El Alia. Sa dernière insurrection. Un dernier coup de poing dans la gueule des « frères monuments » et des « beni-kawad », venus assister à son enterrement en se tenant à l'écart du peuple, embarrassés, inquiets par la présence des femmes lançant d'éclatants youyous pour saluer leur frère de lutte ... Dans sa mort, Yacine prend dans sa valise un tabou absurde pour le jeter au ciel dans une décharge pour archanges. Il nous débarrasse la mort de cette vieille coutume qui interdisait aux femmes le cimetière le jour des enterrements. Puis il y avait les chants berbères et l'Internationale entonnée par la foule à la gueule des caciques du FLN tourmentés, venus certainement par protocole syndical s'assurer que « la chose » est réellement sous terre.

mercredi 3 juin 2015

Algerie Le proces ZEGHAR


L'auteur, à travers cet ouvrage, met en évidence son expérience de plaidoirie qui a abouti à innocenter ZEGHAR des chefs d'accusation dont il était poursuivi. Cet acquittement a été obtenu grâce à une stratégie de défense, basée sur une méthode de réplique sur deux fronts : politique et judiciaire.




samedi 30 mai 2015

Massacres a Ain Defla et Tipaza


Les assaillants auraient profité de l'absence des membres du GLD qui devaient être à leurs postes à l'heure du drame.

Les attentats terroristes se poursuivent dans le centre du pays. Dans la nuit de samedi à dimanche, 9 personnes ont été lâchement assassinées dans les wilayas de Aïn Defla et de Tipasa.

C'est ainsi qu'à Miliana (Aïn Defla), une famille de 6 personnes (une mère et ses enfants) a été décimée dans la soirée du samedi vers les coups de 22 heures 30 au douar Aïn-Kerma (à 3 km de la commune de Benallal dans la daïra de Miliana), ainsi que deux autres blessés dont un enfant de 3 ans.

Selon les témoignages des voisins, les assaillants auraient profité de l'absence des membres du GLD qui devaient se être à leurs postes à l'heure du drame. En trouvant le champ libre, et en parfaits connaisseurs des lieux, les terroristes n'ont pas hésité à tirer à bout portant sur les victimes dont l'âge se situe entre 17 ans et 44 ans.

Le bilan aurait pu être plus lourd, n'était l'intervention de la garde communale. L'on apprend qu'un échange de tirs a duré près d'une heure avant que les terroristes ne prennent la fuite.

Par ailleurs, trois jeunes hommes ont été lâchement assassinés par balles à Bouharoun (wilaya de Tipasa) dans la soirée du samedi, par un groupe terroriste.

Deux d'entre eux sont morts sur le coup, alors que le troisième a succombé à ses blessures peu de temps après son hospitalisation à Bousmaïl.

Les victimes qui jouaient paisiblement une partie de dominos ont été surprises en début de soirée, vers les coups de 21h 30 non loin de leurs habitations par les terroristes qui n'ont pas hésité à les exécuter de sang-froid avant de prendre la fuite. Cet énième attentat intervient une semaine après celui de Gouraya (Cherchell) qui a coûté la vie à quatre éléments de la BMPJ et bien d'autres encore perpétrés dans cette périphérie.

L'ensemble de ces attaques terroristes sont attribuées à un nouveau groupe dit Djamaât el ahrar qui sévit depuis quelques temps au niveau du littoral, notamment dans la wilaya de Tipasa qui a toujours été le théâtre des plus grands massacres. Du côté des services de sécurité, les stratégies et les mesures spéciales mises en place dernièrement pour déraciner ce mal persistant, n'ont pas encore porté leurs fruits.


Faiza B. et Bouzzar B.
L'Authentique Lundi 15 Juillet 2002

mercredi 27 mai 2015

التكفير و التفكير


 الفرق بين الامة الاسلامية المتخلفة و الامة الكافرة المتطورة


mardi 26 mai 2015

La bataille d'Amgala


Amgala II


Quelques semaines sont passées, un convoi de Land Rover, avec à son bord un commando de paras de l'ANP, quitte en fin d'après midi Béchar, direction le Nord de la Mauritanie. Sa mission contourner par le Sud, Tifariti, Bir Lahlou et Mahbes, avec pour seul point d'horizon Amgala. Arrivés sur place, les paras se griment en guerriers Sahraouis, d'ailleurs des éléments du Polisario sont là pour prêter main forte et guider les Algériens.

Sur place, les marocains s'attendant à une invasion classique, fortifient la zone et déploient des pièces d'artillerie et des mitrailleuses lourdes. C'est au couteau que le commando Algérien se fraye un chemin au coeur du dispositif. La section marocaine est décimée très rapidement et les forces du Polisario viennent le lendemain occuper le terrain. A ce jour, Amgala est une ville libérée de toute présence marocaine.

In ; secret-difa3.blogspot.com - Top Secret! Amgala mon amour!




fr.wikipedia.org - Première bataille d'Amgala
fr.wikipedia.org - Seconde bataille d'Amgala

dimanche 24 mai 2015

Henri de Sarrauton La Question Algerienne 1920


Des idéologues rêvent d'une Algérie sans Algériens. Henri de Sarraulon résume, en 1801, leurs propos extrémistes.

Jamais les indigènes n’accepteront les mœurs européennes. Jamais ils ne rechercheront la nationalisation française, et si vous vouliez la leur imposer, ils la repousseront de toutes leurs forces. Leur religion leur interdit formellement et explicitement d'adopter nos institutions civiles et politiques, car le Coran est a la fois leur code religieux, leur code civil et leur code politique. Ce que vous appelez les bienfaits de la civilisation française, ce sont a leurs yeux, des hérésies qui leur inspirent la plus profonde horreur. Pour assimiler l'indigène, il faudrait donc, tout d'abord, l'arracher a l'influence du Coran, le convertir au christianisme. Or, c'est un fait d'expérience que le musulman ne se convertit jamais de son plein gré. Tous les missionnaires, qui depuis des siècles, essayent de catéchiser les pays musulmans, y perdent leurs peines et leurs discours. Il faudrait employer la contrainte. Eh bien, conçoit-on le Gouvernement français tolérant et libre penseur, établissant ici l'Inquisition comme l'a fait le roi Ferdinand après la conquête de Grenade ? Evidemment c'est impossible. L'assimilation est donc une chimère. Il faut refouler ce peuple de proche en proche et le remplacer successivement et systématiquement par une population française. L'Algérie ne deviendra réellement française qu'à ce prix.

HENRI SARRAUTON
La question algérienne
Oran, 1891.


Question algérienne. (15 juin 1891.)
Question algérienne. (15 juin 1891.)
Source: gallica.bnf.fr

Algerie des manifestations sont reprimees dans le sang



Saoudien beau gosse, gentil et avec une petite bite !!!




Entièrement autoproduit (le Centre Cinématographique du Maroc ne l’a pas financé mais la Région Ile-de-France a soutenu sa postproduction), Much Loved n’a pas encore été montré au Maroc. Mais déjà le film agite Internet. Motif ? Un extrait diffusé par la Quinzaine des Réalisateurs sur YouTube qui a dépassé les 1 230 000 vues en l’espace de quelques jours. Et une bordée d’insultes de la part de marocains qui n’ont pas vu le film. La raison de cette excitation ? Trois des quatre actrices du film, réunies dans un taxi, parlent en termes crus de leurs clients et prient Dieu de tomber sur un « Saoudien beau gosse, gentil et avec une petite bite ».

fr.news.yahoo.com

dimanche 17 mai 2015

Le FIS crie au complot


Le local du FIS, poursuit M. Kebir a été assiégé, 5 voitures, des civils armés à la main, attaquèrent le local, demandèrent aux militants et travailleurs de lever les mains, et procédèrent aux vérifications d'identité. M. Hachani, apostrophé leur demande alors d'user de la voie légale, en envoyant des convocations ajoutera M. Kebir visiblement affecté par la série d'arrestations qui s'opère en sein du FIS.

" Surpris par la réponse de M. Belkaïd, qui a déclaré ignorer que Hachani allait être arrêté. M. Kebir s'interroge " qui gouverne notre pays ? " Et met à l'index des forces occultes qui agissent dans l'ombre et menacent la stabilité du pays.

Le FIS, se dit inquiet face au silence du président Chadli Bendjedid, " quand est-ce qu'il réagira ? " lance-t-il M. Kebir. Les dépassements, les provocations, le rétricissement des libertés individuelles ne font que favoriser un climat de troubles et de tensions, ajoutera-t-il.

Les partis politiques, n'ayant pas pris de position claire et défavorable à l'arrestation de Hachani, sont considérés comme des partis aux ordres des services des renseignements, il fustige le parti de Cheikh Nahnah, et remercie le mouvement de la Oumma.


M. Kebir, dénonce les conditions de détention de Abassi Madani et Ali Benhadj " quand des chefs de partis politiques agréés, se retrouvent avec des voleurs et des criminels, il y a là matière à discussion " déclare M. Kebir. Il reproche au wali d'Alger, son refus inexpliqué quant à la tenue du meeting du FIS prévu ce vendredi et de la 2 ème conférence des élus du FIS qui devait se dérouler les 2 et 3 octobre.

Pour M. Kebir " la dévaluation du dinar, l'augmentation des prix, la privatisation des entreprises, la mise en chômage de milliers de travailleurs et le rééchelonnement de la dette, sont les conséquences de l'ingérence du FMI dans notre pays " atteste. Faisant référence au dernier CNP, il dénonce le complot qui se trame avec la bénédiction des Etats-Unis contre la Palestine.

Il a démenti l'information sur l'arrestation de Moghni et a annoncé que M. Aïssani Ottmane, sera, à partir de ce jour, le nouveau porte-parole du Bureau exécutif.

Concernant la participation du FIS aux législatives, il a déclaré que c'est au Madjliss Echoura de trancher ".

Evasif, il l'était aux questions précises de la presse nationale. Il insistera néanmoins sur le fait que " le FIS est toujours fort grâce à Dieu, par son Madjliss Echoura, ses élus et ses militants".

Nadia Kerboua

jeudi 14 mai 2015

Algerie - La Résistance du Verbe


La Résistance du Verbe, un portrait de la "résistance" algérienne à la veille de l'élection présidentielle. Un documentaire réalisé par Victor Castanet et Yaël Goujon.

jeudi 7 mai 2015

Abdelhak Brerhi : J'en connais "des emirs"


Alors qu'il était ministre de l'Enseignement supérieur, M. Abdelhak Brerhi devait gérer à une certaine époque, la tension qui régnait dans une université d'Alger et menée par les islamistes. " Pour moi, l'appellation "émir" ne m'est pas étrangère. L'étudiant que j'ai reçu à cette époque de turbulences se faisait appeler "émir" du groupe estudiantin de la mouvance intégriste. "

Si de nos jours, les terroristes égorgent d'innocentes victimes, durant la décennie 80, les extrémistes religieux des universités, s'attaquaient à tout ce qui était affilié au modernisme et aux cultures universelles.

Liberté Mercredi 1 août 2001


lundi 4 mai 2015

L'ombre du DRS partout et nulle part


Depuis qu'on m'a "conseillé" de ne plus citer cette acronyme ... je ne cesse de l'entendre partout : chez le dentiste, au marché, dans la rue, certains même se vantent de connaitre un de leurs sbires pour ceci ou cela ou même pour le haff ... et certains parce que tu es un homme LIBRE n’hésitent pas a te narguer de son pauvre état (doula comme ils l'a citent) toi qui ne peut reconnaître qu'un seul : le légitime et le légaliste, et dont celui qui préserve toutes les libertés avec le serment physique de le défendre et non de l’évincer au premier rapace musulman d'une secte ou d'une autre ... pour être dévorer !
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Les grandes stars boudent les grands procès
par Abed Charef

C'est un roman à succès. Une histoire palpitante, où on trouve des hommes de pouvoir et d'argent, des espions, des voleurs, des hommes de loi convertis en ripoux, des escrocs achetant des complicités dans la haute hiérarchie du pouvoir, des gros bonnets parlant de millions de dollars et des lampistes sacrifiés sans savoir ce qui leur arrive ; Il y a aussi des hommes puissants, dont l'ombre plane sur le procès, et d'autres, que tout accuse, mais qui ont réussi à échapper aux mailles du filet ; il y a les hommes jetés en pâture, et ceux dont on hésite à prononcer le nom ; il y a aussi, en toile de fond, des luttes de pouvoir, qui donnent une curieuse impression que tout cela est à la lisière entre vérité et fiction ; il y a des sommes énormes versées sur des comptes numérotés, ouverts dans des banques off-shore ou dans des paradis fiscaux, ainsi que des habitations somptueuses offertes en cadeau pour services rendus, avec une intrusion de stars du raï qui font une entrée impromptue dans ce décor ; il y a même la mystérieuse maitresse chinoise d'un des accusés, sans qu'on sache s'il s'agissait d'une espionne, d'une femme de plaisir, ou d'une personne imaginaire introduite juste pour donner du piment à l'histoire.

Le procès de l'affaire de l'autoroute est-ouest est un immense révélateur de ce que fut l'Algérie de Bouteflika. C'est avec ce personnel politique, ces dirigeants, ces gestionnaires et ces hommes qui manipulent tant d'argent et de pouvoir sans jamais avoir de comptes à rendre à personne, c'est donc avec cette faune que l'Algérie est entrée dans le 21ème siècle. Une entrée à reculons dans le monde moderne, avec un président absent, un premier ministre qui se rend en Chine lorsque commence un procès qui ébranle le pays, et des ministres jamais au courant de ce qui se passe dans leur ministère.

NON-DITS

Dans ce procès, il y a aussi les non-dits, qui pèsent lourdement sur le déroulement des audiences. Avec notamment la double présence du DRS, qui assume à la fois le rôledu bon et celui du méchant. Le DRS endosse le rôle du sauveur, quand est mis en avant le fait que l'enquête initiale a été menée par des officiers du DRS. Mais ils ont aussi le rôle du méchant, avec cette arrestation et la mise au secret du principal accusé, littéralement séquestré pendant trois semaines, subissant les pires humiliations, en dehors de toute légalité, selon ses aveux. L'arrestation a été menée par des hommes qui ne se sentent pas liés par les procédures légales. Seules leurs propres méthodes ont cours. Les avocats ont beau protester, les ligues des Droits de l'Homme ont beau dénoncer, rien n'y fait.

L'action des officiers du DRS a lieu dans cette zonegrise, para-légale, dans laquelle se mouvait le fameux colonel Khaled. Celui-ci révèle à lui seul une large part ce qu'était devenu le système algérien durant de longues années. Etre colonel du DRS représentait un vrai pouvoir, qui pouvait devenir informel.Souvent exercé, rarement assumé. Cela permet d'ouvrir les portes, d'avoir ses entrées chez le wali, chez le juge, chez le ministre ou le banquier, chez tous ceux qui distribuent les privilèges, en agissant toujours dans l'ombre, sans porter le poids de la responsabilité.

Que fait un colonel du DRS au ministère de la justice? «Il conseille, mais quand le terrain est favorable, il y prend le pouvoir», commenteun ancien ministre. On sait que l'homme du DRS est là, que son pouvoir est immense. Utilise-t-il son pouvoir pour protéger le ministère, pour gérer le ministère, ou pour mener ses petites affaires? Toute l'ambiguïté est là.

LES MEMES MECANISMES

Faut-il pour autant tout mettre sur le dos du DRS ? Au ministère de l'Energie, les choses fonctionnaient autrement, comme l'a révélé l'affaire Sonatrach. Il y avait un homme, au siège de la compagnie, qui représentait un pouvoir aussi réel qu'informel. RédhaHemche était le vrai patron de Sonatrach. Il travaillait pour le compte de Chakib Khelil, et le PDG de Sonatrach, Mohamed Meziane, n'avait aucune autorité sur lui.

Dans ce type d'engrenage, l'identité de la personne compte peu. C'est le mécanisme qui prime. Et au final, on retrouve la même. C'est le transfert du pouvoir en dehors des institutions légales qui est à l'origine de la dérive.

Pour l'opinion publique, la question demeure ouverte : est-il possible de parler de procès sans la présence de MM. Amar Ghoul, Mohamed Bedjaoui, Chakib Khelil, et tous les hauts responsables qui ont participé à la fameuse réunion avec le célèbre Pierre Falcone, un marchand d'armes navigant entre services secrets français, angolais, israéliens et autres ? La simple présence de cet homme est, en soi, suffisante pour justifier la présence du DRS dans le dossier.

Mais le colonel Khaled était trop occupé pour surveiller ou arrêter Pierre Falcone. Il accompagnait Chani dans ses déplacements auprès de différents ministères, pour trouver des appuis en faveur de ses bienfaiteurs chinois.

Le Quotidien d'Oran
Lundi 4 mai 2015

librespenseurs.unblog.fr

samedi 2 mai 2015

Le FIS adopte "La stratégie iranienne pour accéder au pouvoir", estime "Réalités"


" La direction du Front Islamique du Salut (FIS) a décidé d'imposer la stratégie iranienne en multipliant les martyrs et en manipulant la rue pour accéder au pouvoir ", écrit dans sa dernière édition la revue hebdomadaire tunisienne "Réalités".

" Quelques dizaines de chômeurs, (...) manipulés par des prêcheurs qui se cachent, se lancent un peu partout à l'assaut de la mort sans avoir compris (...) que dieu n'a jamais appelé les Musulmans à lutter contre d'autres Musulmans, ni d'ailleurs contre ceux qui pensent différemment des peuples de l'Islam ", souligne l'hebdomadaire.

" Parallèlement, poursuit le journal, pour déstabiliser le régime, des attentats, sont projetés par la branche armée du FIS, constituée essentiellement par les Afghans ".

L'hebdomadaire tunisien note que " cette politique de la mort absurde est chèrement payée. Les chiffres officiels avancent une cinquantaine de morts, pour la plupart des jeunes, envoyés à l'abattoir par de vieux prêcheurs médiévaux qui se contentent de faire des promesses déconnectées du monde des réalités. Avec quel argent et comment Vont-il créer des emplois et construire des usines ?

Quel est leur programme pour amarrer l'Algérie au XXIème siècle ? Quel statut réservent-ils aux femmes ? s'interroge le journal. tout cela, ajoute "Réalités", ils répondent par des slogans qui émeuvent le cœur des désespérés idéologiques et des laissés-pour-compte économiques.

Le Président du Haut Comité d'Etat, M. Mohamed Boudiaf se veut ferme, mais en même temps rassurant quant à l'avenir du processus démocratique. Dans son appel à la nation, il a utilisé un discours direct qu'on a perdu de vue depuis très longtemps en Algérie. Pas de langue de bois, mais un message à la jeunesse dans lequel il dit à peu près ceci : " Je vous ai compris, mais soyez patients et surtout raisonnables. Rien ne pourra se faire dans la violence ", écrit encore "Réalités".

APS
16.02.1992
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